Jeudi 20 décembre 4 20 /12 /Déc 02:06

Rappel: Flav et Francis cohabitent dans leur maison de DC, Flav sort avec Alan, un réalisateur, il travaille d'ailleur pour lui, on

 

-Con!

-Aller vient manger, faut qu’on se parle. Tout vient de ton resto favori. Il a en effet, commandé les patisseries que j’affectionne le plus, j’adore les cheesecake, ça fait un bail qu’il n’est pas venu à DC, mais il sait parfaitement ce que j’aime. Ne croyez pas que je tombais dans le panneau, enfin peut-être un peu. On mange presque religieusement, il rompt vite le silence…

-Pourquoi es-tu parti comme un voleur?

-Pourquoi n’as-tu plus donné signe de vie?

-Bon, inutile de revenir en arrière, allons de l’avant. Tu m’as manqué tu sais? Je t’aime, et veux toujours me marier avec toi.

-Moi plus. Désolé.

-Je ne perds pas espoir de te convaincre.

-Tu devrais je pense.

-Je serais attendre, et je sais que tu finiras par changer d’avis. Tu ne dis rien.

-Il y a une chose que je sais sur toi, il est inutile de vouloir te contredire, ou de parler, tu dois toujours avoir le dernier mot.

-Bon.

-Il te va bien ce smoking.

-Merci, c’est donc que je te plais encore?

-Tu m’as toujours plut, physiquement du moins. Même quand tu venais avec ta mère chez ma grand-mère, tu avais cette affreuse coupe au bol pourtant, mais gamin, je voulais déjà te plaire, te ressembler. Sans doute cet air désinvolte et de conquérant que tu avais déjà.

-Tu m’excuseras mais tu étais trop petit pour que je me sois intéressé à toi.

-Il m’aura fallu 10 ans environ, et ce coup du destin.

-Une violation de propriété! Ce n’était pas un coup de foudre à proprement parlé. Les jeunes fêtards puants pas vraiment mon truc.

-Donc sans Guy, je n’aurai eu aucune chance, puisque c‘est lui qui a lavé mes vêtements de guindaille. C’est peut-être le fait que tu ais un valet qui m’a plut? Comment va-t-il ce brave Guy?

-Il fait mon babymamy. Je n’ai confiance qu’en lui. Et en toi.

-Ma mère adore ce que tu as fais de la maison de Boisfort.

-Elle parle de moi, il y a du progrès.

-Elle t’aime bien, enfin je crois.

-Je n’irai pas jusque là.

-Tu te souviens de Boisfort?

-Evidemment, j’adorais ta maison à nos débuts. Après les transformations, je pensais qu’on y serais heureux.

-Je te revois encore t’exhiber sur mes plates bandes, puis dans ma maison, petit cochon…

-Tu avais envie de moi, je le sentais, et j’avais aussi envie de toi.

-Tu m’aguicherais, que tu ne t’y prendrais pas mieux.

-Je sais, la différence avec cette époque, c’est que je n’ai plus envie de toi. Je te laisse, je vais me coucher. Tu n’as pas oublier ou se trouvait la douche si tu n’arrives pas à t’endormir…

Mesquin je suis? Sans doute, je m’en fous. Avant tout, une bonne nuit de sommeil, car une journée de tournage m’attends.

Et quel journée! Je suis partit en courant quasi de la maison, pour ne pas croiser Francis, et pourtant j’arrive en retard, Allan est désagréable au possible, c’est son habitude sur les plateaux. Je ne suis pas dedans, il le dira et c’est vrai. Jouer l’amoureux transi quand on nage entre deux eaux, c‘est pas ce qu‘on fait de mieux. Ou j’en suis? Dans le début d’une idylle avec Allan, la fin avec Francis, ils ont un gros défaut en commun, au boulot avec les deux, il y a incompatibilité. La fin d’une histoire avec Francis? J’ai horreur d’être à ce point paumé. Sur le plateau, j’ai beau vouloir m’appliquer, tout est à jeter, une première dans ma vie, je fais perdre un jour de tournage. Allan me dit fin de journée, on va chez moi juste après, le ton est impératif, je lui fais signe de la tête que c’est ok. On file direct au lit, dans les bras l’un de l’autre, il me redit que j’ai été nul que si le lendemain je ne me suis pas ressaisi, il me promet un électrochoc, je ne réponds rien, je crois que je lui en veux même d’être si peu compréhensif. Il finit par me demander combien de temps va rester l’autre, comme je n’en sais rien, je fais semblant de dormir, m’endormant cependant assez vite… La journée commence par des essais… Ils ne sont pas beaucoup mieux que la veille. Olga me prend à part.

-Mec tu es à chier.

-Sympa.

-C’est le retour de Francis?

-Sans doute.

-Bon ici, on s’en fou, laisse pas tomber l’équipe! C’est quand même incroyable que tu sabotes le tournage. Que disait David, quand tes sentiments te bouffent que tu ne sais pas jouer? Pioche dans ta vie, pense à des moments forts similaire au texte. Ecoute ici, je n’ai pas envie de passer pour la rosse que je suis. Mais pense à L, c’est le Flav de cet époque qu’Allan cherche.

-Ola, il n’existe plus ce Flav là!

-Mais si, souvent je le revois, d’accord tu n’es plus aussi mignon qu’avant, tes rides d’expressions se creusent chaque jour un peu plus, mais bon…

-T’est vraiment une chipie.

-Je sais, je sais, applique toi.

Le pire, c’est que je dois admettre qu’Olga avait raison, en pensant à L, à cet amour que je lui porterais à jamais, je parviens à donner à Allan ce qu’il veut, on enchaîne les prises.

Il m’emmène le soir dans un resto route, devant nos burgers, il s’enflamme:

-J’ai demandé à Olga ce qu’elle t’avait dit.

-Elle t’a répondu.

-Pas tout de suite, j’ai du insister.

-Elle m’a juste redis un conseille de Dave. De penser à des moments forts de notre vie, le plus similaire possible à ceux de notre héros.

-C’était un bon conseil, mais je ne supporterai pas de continuer le tournage ou d’être à tes côtés en sachant ça!

-Mais enfin, qu’est-ce que tu racontes?

-Tu penses à ton monsieur muscle de retour d’Europe, et d’un coup, tu as les yeux mélancoliques d’un amoureux transi. En sachant que vous cohabitez, que je suis de plus en plus fou de toi, je ne pourrais pas continuer.

-Waw, quelle déclaration! Ce n’est cependant pas à Francis que je pensais… Je ne sais jamais ou j’en suis avec Francis de toute façon.

-Mais moi, je t’aime, voilà ou j’en suis avec toi…

-Comme c’est simple de ton point de vue.

-Ca l’est!

-Tu es un tyran au travail. Voilà qui ne joue pas en ta faveur.

-Je sais, mais on ne frôle pas la perfection en étant contemplatif.

-A qui tu pensais alors?

-A quelqu’un qui n’est plus parmi nous, impossible d’être en compétition avec lui, tu vois?

-Olga me dira.

-Mais je peux tout te dire tu sais.

-Dis-moi, ce n’est pas que de la jalousie, j’aimerai des réponses à mes questions.

-Oh tu sais, je tombe facilement in Love, et comme tout le monde dans la vie, j’ai eu des passages à vide, à une époque qui me semble à des années lumières d‘ici, j’ai déconné à plein régime, je sortais non stop, dans des établissements de seconde zone souvent, piètre portrait, n’est-ce pas? J’étais mal et j’aurai encore pu tomber plus bas que je n’étais. Un type formidable m’a sortit de là à temps. Et ce n’est pas que de la reconnaissance que j’ai envers lui, c’est bien plus que ça, car entre nous deux, c’est vite devenu de l’amour. A cause de Francis, ça n’a pas toujours été simple. Les mauvaises langues diront que nous ne sommes pas resté suffisamment longtemps ensemble pour rencontrer de réel difficulté, mais je m’en fiche. Je suis convaincu que sans ce maudit accident d’avion, nous serions toujours ensemble. J’ai toujours eu la certitude qu’il m’aimait, c’est rare n’est-ce pas en amour? Il m’a tout donné, son cœur, sa famille, ses amis, il m’a immédiatement présenté comme l’homme de sa vie à tout son entourage. Il m’a même léguer tout ce qu’il pouvait. Qui pense à ça quand il est en parfaite santé?

-Ted Strauss apparemment. J’aimerai qu’un jour on parle de moi de cette façon. Moi qui pensait que c’était une fausse rumeur.

-Je n’ai pas dit de nom.

-Pas toi, mais, les assistantes maquillages le disent. Tu sais ce sont des magazines people sur pattes. Et comme tu y fais ton retour.

-Je ne me souviens pas avoir été récemment mis en pâture, je n’intéresse plus personne depuis longtemps.

-Ca, c’était sans compter sur la campagne de pub que la chaîne a lancée. Le standard a explosé il parait. On parle de ton retour et bien entendu on t’a revu un peu partout aux bras de toutes tes exs ou pas.

-Bah, ça ne m’a jamais atteint par le passé, ça ne va pas commencer maintenant.

-Tu m’en veux?

-Non pourquoi?

-D’être jaloux de monsieur muscle! Je ne veux plus te laisser seul avec lui. Là, j’ai envie de toi… On rentre!

-Tu as envie de quoi? Je déboutonne mon pantalon, le laisse glisser jusque sur mes chevilles, j’enlève mon pull, je suis juste en boxer, face à lui, il se jette sur moi, m’embrasse la bouche, le cou, le torse, les tétons, il déchire mon boxer à deux reprises, il n’en reste que quelques lambeaux à hauteur d’une cuisse, il me soulève du sol, me couche en quelques secondes sur le plan de travail de sa cuisine. Je ne sais pas ce qu’il lui prend, il me bouffe le cul comme un forcené. Il s’acharne sur mon intimité, sa langue ne s’arrête pas une seconde, je sens sa salive couler abondamment, il cesse un moment sans doute pour reprendre son souffle, il me fixe, les yeux dans les yeux, je vois que sa bouche brille de salive, il passe son poignet dessus pour s’éponger. J’attrape sa tête d’une main pour l’attirer à nouveau entre mes deux fesses qui sont restées dans le vide juste au bord du plan de travaille. Il replonge dans sa tâche, je sens que sa langue s’immisce de plus en plus dans mon foureau, jamais une langue ne m’avait fait ressentir autant de chose. Je me tortillais, proche de l’orgasme, quand il a enfin décidé de sortir sa queue, et de me la carré d’une traite bien profond. Une douleur? Je ne pense pas, une sensation de pénétration, de prise par son mâle, une poursuite de l’extase, il a pris son temps, m’a fait jouir mais je l’ai supplier de continuer à me prendre, ce qu’il a fait, en nage dans ses vêtements, sans doute car je gémissais de trop, il m’a retourné, j’ai pris appuis sur mes bras, posé mes pieds au sol, je me suis à peine cambré, qu’il a repris possession, de mes fesses, de mon corps. S’il avait voulu me coucher à même le sol, je crois que je me serais laissé faire, j’étais comme son pantin, son jouet. Mais un jouet au septième ciel. Il a jouit en moi, apothéose de nos ébats, quand il s’est décidé à se retirer d’entre mes fesses, j’ai sentis coulé sa sève encore chaude le long de mes jambes, suite cet élan et sensation de vide. Il m’a fallu quelques minutes pour me remettre en route, et allé le rejoindre au lit. A peine je me glissais sous les draps, qu’il m’attire à lui, m’enlace et me sert tendrement:

-C’était bon?

-A ton avis?

-J’ai pris un putain de pied d’enfer! Je crois que vu tes cris et tes grognements, toi aussi.

-Sans doute, mais dans quelques heures, je vais me faire porter malade auprès de mon patron.

-Ton patron exige que tu restes comme ça à ses côtés pendant les 24 prochaines heures.

-Nu?

-Oui, car je n’en ai pas encore finit avec toi.

-T’est complètement cinglé.

Et de se rouler enlacer dans les bras l‘un de l‘autre, de s’embrasser, se caresser, se chevaucher comme des gosses. On a finit par s’assoupir. C’est du lit qu’au petite heure du matin sa voix m’a réveillé, car il donnait ses consignes sur le plateau, les 24h promises après le sexe, seront donc réelle.

-… faites principalement des essais lumières, je ne viendrais pas aujourd’hui, et à moins qu’il y ai mort d’homme, on ne me dérange pas.

Salut toi! Bien dormi?

-Merveilleusement bien.

-Tu veux un petit déjeuner français?

-Tu entends quoi par là?

-Brioche, café, fromage.

-Ce sera plutôt un croissant et du jus d’orange pour faire plus vrai.

-Ok, je ne sais pas à quel heure il y a un avion pour Paris, tu n’as pas trop faim j’espère? Je ne sais pas quand je vais rentrer.

On est partit dans un grand fou rire, il s’est jeté sur moi, on a évidemment pas déjeuner, on a fait l’amour, inversant les rôles sans cesse, les lèvres soudées dans chaque mouvement de reins… Début d’après midi, la faim nous tenaillant, on se décide à prendre une douche, j’enfile son peignoir de bain, je suis dans son frigo cherchant de quoi nous faire un sandwich tandis que lui se douche, quand je tombe nez à nez avec sa mère. Grand moment de solitude, le peignoir ouvert sur ma nudité, le ketchup sous le bras, le jambon, la margarine dans la main… Le temps de tout vite posé sur l’îlot central, me retourner et fermé le peignoir, Alan arrive nu comme un verre pas essuyé, et fait aussi face à sa mère. Les mains sur son entre jambe, il lui demande le plus calmement du monde ce qu’elle fiche chez lui. Il se dirige derrière moi, passe ses bras autour de mon cou, il m’embrasse dans le cou. Sa mère bredouille quelques explications peu plausible sur sa présence, style, il ne répondait pas au tél et qu’elle s’inquiétait…. Elle s’excuse de nous avoir dérangé, lui il lui répond avec aplomb qu’on avait finit. Je me mets à rire pas à cause de sa réflexion, mais à cause de sa queue bien raide plaquée contre mes fesses. Il rit aussi, continue à me faire des câlins. Sa mère demande un tas de trucs, elle ne s’arrête pas de parler. Elle finit par lui demandé, si il m’emmène au soir chez ses grands-parents pour le repas.

-Maman, tu ne vois pas qu’on a des trucs à faire sans toi là. T’est gentille mais bon! Ce soir je ne vais pas chez grany et papou. Je les ai déjà appelé.

-Bon, bon, je m’en vais puisque je suis de trop.

Elle n’a pas passé la porte qu’il me fait pivoter sur moi-même pour me retrouver face à lui, il ouvre le peignoir, et nous sommes peu contre peau. Je caresse son torse soyeux, et tandis qu’il me caresse sans vergogne les fesses. Je frémis d’envie sous le touché de ses mains, mais en même temps je me mets à rire, j’enfuis mon visage tout contre lui. Sous ses yeux interrogateur, je ris de plus bel et lui relate mes pensées.

-Je crois que tu es le seul mec sur terre qui arrive à bander devant sa mère.

-C’est toi qui me rend fou! J’ai encore envie de toi.

-Moi aussi mais c’est non, j’entends ton ventre crier famine en plus. Et je bug sur le contenu de ton frigo. Je crois que ta mère m’a dégoûté du jambon! Tu ne le sais peut-être pas mais elle m’a vu à poils.

-Je lui demanderai ce qu’elle en pense la prochaine fois que je la vois.

-Tu es fou, je n’aurai rien du te dire, c’est assez embarrassant comme ça. Cesse de rire à la fin…

-Oh tu sais ma mère à le chic pour les situations embarrassantes. Le pire, elle ne le fais pas exprès. Il y avait longtemps qu’elle n’avait pu du voir de bite, elle aurait pu plus mal tomber…

-J’ai faim…

-Mange moi…

-Non vraiment!

-Asiat! On va se commandé pleins de trucs bien gras, on en mangera la moitié dès la livraison, l’autre moitié au soir, on va se mater des bons films, et manger au plumard entre deux gros câlins.

-Ca me va comme programme… Si Olga se plaint que les costumes ne me vont plus tu seras seul responsable!

-On va manger gras ok, mais avec tout le sport en chambre qu’on fait, tu ne risques pas de prendre un gramme.

-Il faudrait que je passe chez moi prendre quelques fringues.

-Et le charme est rompu.

-Pourquoi tu dis ça?

-Tu n’as pas besoin de vêtements, je peux te passer un boxer, un sweat-shirt, de toute façon sur le plateau tu as tout à disposition. A moins que tu veuilles absolument le voir?

-Je n’ai pas envie de voir monsieur muscle comme tu dis, je ne veux tout simplement pas passer pour un puant au boulot.

-Tu sens toujours bon… Et je ne veux pas que tu me laisses, demain il est encore temps de passer par chez toi.

-C’est vrai, profitons de cette journée jusqu’au bout.

-Commence par éteindre ton Phone alors baby!

-C’est Olga, je la prends, elle doit se demander quoi…

Je résume notre conversation, elle s’inquiétait en effet de ne pas m’avoir trouvé chez moi, ni vu sur le plateau, d’autant que Francis me cherchait apparemment partout, allant jusqu’à limite forcer sa porte pour voir si je n’étais pas chez elle. Elle ne s’imaginait pas que je fricotais avec Alan vu la mauvaise ambiance sur les plateaux, elle me traite au passage de cochon, je lui réponds qu’elle ne s’imagine pas à quel point. C’est clair qu’Alan est au pieu comme un puits sans fond, pleins de ressources, de vigueur et de tendresses à la fois. Olga aura aussi un peu de peine pour Francis, elle me dira de mettre les choses à plat avec Francis, de ne pas trainer, que ce n’est jamais bon de laisser courir. Hors je ne veux pas d’une discussion avec Francis, je préfère l’éviter, en pensant qu’il retournerai vite à Bruxelles, si on ne se côtoyai pas.

Sur le tournage le lendemain toute la matinée, Alan est content, tout le monde le remarque, il est satisfait de mon travail, de celui de ses assistants, mis à part quelques assistants qui se font rembarrer pour manque de minutie tout se passe bien. On avance plus vite sur le programme que prévu, aussi la pause de midi est prolongée. Je décide d’allé me changer, je trouve ma loge débordant de roses rouges, c’est signé, Francis ne compte pas me lâcher de si tôt. Je m’en moque, c’est en fait du déjà vu. Je cherche la carte des yeux, je la trouve, et comme je la lis, Alan rentre à son tour dans la loge.

-Qu’est-ce que c’est que ce bordel.

-Une admiratrice peut-être? Pas beau de mentir, je sais mais en même temps, parfois, il vaut mieux un petit mensonge, qu’une scène.

-Je peux lire le billet?

-A quoi ça va te servir.

-C’est monsieur muscle et sa tête au carré, c’est ça.

-Sa tête au carré? Pourquoi tu dis ça?

-Ne tente pas une diversion, que te veut-il? Moi aussi je peux t’envoyer des tonnes de fleurs.

-J’espère bien que tu t’abstiendras, ça ne m’émeut pas le moins du monde toute ses roses. Ecoute, c’est typique de lui, autant te prévenir, les cadeaux vont déferler tant qu’il n’aura pas eu ce qu’il veut.

-Il veut quoi?

-Un resto, une discussion, il veut que j’écoute ses doléances sans doute.

-Que tu lui reviennes.

-C’est le but de la manœuvre.

-Je ne vais pas me laisser faire, j’espère que tu en es conscient? La guerre est déclarée avec lui en tout cas…

-Que tu es sot!

L’après midi de tournage, c’est aussi très bien passée, et ce malgré les roses rouges, comme convenu la veille, avec Alan, on passe par chez moi après le boulot pour prendre quelques affaires, il reste dans la voiture, un sourire narquois aux commissures des lèvres. Je ne savais pas pourquoi mais j’ai vite compris, une fois à l’intérieur. Une quantité folle de roses mais blanches ici, dans toute la maison, un Francis furieux, je me doute qu’il s’agit là d’une riposte d’Alan. Francis me demande de qui ça peut bien venir…

-C’est sans doute un admirateur. J’ai d’ailleurs eu ma loge qui croulait sous les roses rouges ce matin…

-Bon je me dépêche, je suis attendu, je suis juste passé prendre quelques affaires.

-J’en déduis, que je ne vais pas t’avoir ce soir?

-Je ne sais pas quand je vais rentrer, mais ne m’attends surtout pas. Fait ce que tu as à faire.

-Super me répondra-t-il dans ses dents l’air renfrogné. Je monte chercher quelques affaires que je fourre dans un sac vite fait. Je redescends, il est toujours au milieu des roses blanches, je ne sais pas comment interpréter son air, est-il interrogateur ou accusateur, je vois que les stores sont relevés, il a sans doute du jeter un œil par la fenêtre et du apercevoir Alan.

-Bon je file, à plus.

-Tu ne m’embrasses même pas? Je fais demi tour, alors que ma main était déjà sur la poignée de la porte et lui fait un petit smack sur la joue. Aussi furtif ce baisé fut-il, aussi électrisant il demeure, c’est fou ce qu’un simple petit contact peu provoqué. Je m’enfuis à toute jambe de la maison, car je me rends compte bien malgré moi de l’emprise qu’il sait facilement avoir sur moi. J’ai même peur que ce simple petit baisé, le conforte lui aussi dans ce sens.

Dans la voiture avec Alan, je ne dis rien, je suis complètement paumé, j’ai le sentiment que cette voiture m’emmène vers une nouvelle page de mon histoire… Cette idée se conforte avec cette impression, cette initiative à laquelle je pense, de ne plus retourner dans notre maison de Dupont. Je ne sais pas si je serais m’y tenir, je ne sais pas si j’arriverai à dire « Adieu » à Francis. Je crois et c’est affreux que j’ai besoin de lui, mais que c’est d’un autre dont j’ai envie… Tout ce que le proverbe dit de ne pas faire!

 

Par flav1982.over-blog.com - Publié dans : Al/retour au ciné - Communauté : Roman gay Rose
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