Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 00:38

 

 

 

Rappel: Flav: à savoir moi! Sors à ce moment du récit avec un vieil ami, que les fidèles du blog connaissent bien: "Francis". Nous sommes en Italie chez Gina, une amie connue pour ses nombreux mariages et divorces tout aussi bien réussi.

 

Un Francis qui s’excuse, qui fait en sorte que je ne m’ennuies pas. Le lendemain matin, j’avais envie de lui faire la tête, mais lui était en forme et avenant. Alors que moi le matin, et bien je ne suis pas du matin. Mais bon, un petit déjeuner servis à quelques mètres du lit, merci Gina, un Francis en serviette de bain, qui vous regarde en souriant un verre de jus d’orange à la main… Flav fond comme neige au soleil. On se prépare, on part, Gina veut absolument que nous allions lui acheté une bague, tandis que Francis part à sa vente aux enchères. Chez le bijoutier, Gina essaye de tout, on s’amuse à essayer des bagues de fiançailles, si Gina en a une belle collection, moi de me passer un anneau au doigt, j’ai beau regarder ma main, en plus de cette sensation étrange d’inaccessibilité devant le symbole religieux que cela implique, ça ne me va pas, je n’ai pas de belles mains après tout. J’achèterai cependant une montre pour Francis, pour lui faire un cadeau mais aussi car je soupçonne que celle qu’il porte est un vestige de sa relation précédente. Je n’aime vraiment pas cette montre de masse en plastique on ne peut plus criarde qu’il porte en ce moment. Un beau bracelet de cuir brun, un cadran moderne non sans rappeler celui d’une grande marque Suisses, du tendance chic qui lui ressemble plus.

 

Nous retrouvons Francis chez Gina, il est déçu de n’avoir pas gagner ses enchères. Aussi il semble apprécier mon intention.

 

-Ca ne m’étonne pas que tu n’aimes pas cette montre. Gina la donnera bien à quelqu’un de son personnel .

 

-Je trouverai bien… Mais ne fait pas cette mine là Loulou, il n’y a pas mort d’homme on trouvera bien autre chose.

 

-Je me demande bien ce que vous fomentez vous deux?

 

-Oh, je voulais te faire un cadeau, mais il m’est passé sous le nez.

 

-Si ce n’est que ça, tu en fais toujours de trop Francis…

 

-Celui-ci devait être différent.

 

-Tu m’en diras temps! Bon on va se préparer pour la Scala les amis?

 

Après un opéra qui a fait bailler Gina tout le long et un Francis tirant toujours la tête pour sa non acquisition, nous sommes rentrés, comme j’étais un chouya fatigué, j’ai été me coucher tôt tandis que les trois autres ont prolongé la soirée. Je me suis donc levé de bon heure, après avoir pris seul un petit déjeuner, tandis que je m’apprêtais à partir pour le Castello (le plus beau musée d’Italie), seul assis dans un salon un petit garçon de huit ans.

 

-Bonjour toi, tu es l’enfant de qui?

 

-…

 

-Tu non capisci quello che dico?

 

-Capisco, mia madre é francese.

 

-Et que fais-tu ici?

 

-Attendo papa.

 

-Tu n’as rien pour jouer? Je vais demandé en cuisine, tu aimes dessiné.

 

-Un poco.

 

-Un grande o un po poco?

 

-Grande grande…

 

-Vient avec moi, tu veux.

 

En cuisine j’appris qu’il était le fils de l’amant de la patronne. Un petit malheureux d’après eux, qui passe toutes ses vacances dans leurs pattes. Comme il n’avait rien pour lui jouer, j’ai donné quelques euros au chauffeur pour qu’il aille acheté crayons, livres à dessiner, et un ballon de foot surtout car apparemment, c‘est-ce qu‘il regrettait le plus de ne pas avoir emporter de chez sa mère. Au lieu d’une visite dans les musées, je me suis retrouvé gardien de but parmi les massif de Gina.

 

-On te cherchait partout Flav! Mais je vois que tu t’es fais un ami. Come é Raffaello?

 

-Bene, si gioca con noi?

 

-Une autre fois.

 

-Tu savais que Gina était belle mère?

 

-Ne lui dis surtout pas, tu te doutes qu’elle n’est pas vraiment…

 

-Emballée par l‘idée?

 

-Voilà! Ca te va bien le babysitting par contre… Allez les gars, Gina nous attends et ne salissez pas ses tapis avec vos pieds.

 

Dans un moment de tête à tête qui suivit de quelques jours la rencontre de Raffaello. Un petit ket avec qui dés que possible je passais du temps, car j’avais pitié de ce bambin livré à lui-même, si affectueux pourtant. Francis me dit que ça m’allait bien les enfants, qu’on devrait peut-être en avoir un ensemble. Ma première réaction, un peu stupide, a été de rire. Je me demandais qui de nous deux allait le porter cet enfant! Ensuite, l’idée me séduit en fait, mais je ne vois pas Francis s’occupé d’un enfant, ni moi d’ailleurs. Et pour couper court, je lui dis qu’il était bien trop volage et changeant que pour pouvoir s’occuper d’un enfant. Il a très mal pris mes propos, peut-être avais-je été un peu sec? Toujours est-il qu’il me bouda, et plus j’essayais de lui faire mes excuses, plus je m’enfonçais dans l’idée que c’était de toutes façons impossible et pas sérieux.

 

-Tu sais on ne peut pas faire à un enfant ce que l’on fait à un amant. En changer quand on est lassé!

 

-Charmant vraiment, ce que tu penses de moi me va droit au cœur.

 

-Tu comprends ce que je veux dire quand même. Tu n’es jamais lié à rien d’autre que ton travail et des enfant c’est pour la vie.

 

-C’est un peu comme un mariage.

 

-Avant que les nouvelles mentalités ne le galvaude.

 

-Epouse moi.

 

-Bête.

 

-Je suis on ne peut plus sérieux, veux-tu m’épouser Flavien Biamonds. J’avais plutôt imaginé d’inviter nos familles et amis et de mettre un genoux au sol et te faire une demande dans les formes. Mais je crois que le moment est, on ne peut mieux choisit. J’avais imaginé cette demande tout autrement avec pleins de gens autour de nous, j’aurai eu moins peur d’un refus éventuel et je n’aurai pas à meubler en attendant ta réponse. Mais ce n’est pas plus mal finalement, tu me reproches à l’instant de n’avoir jamais été lié à rien et bien je veux finir ma vie avec toi.

 

Un enfant, un mariage, l’idée est concevable, dans l’air du temps, séduisante… Mais toujours ce «

 mais », qui en entraîne plein d’autres. Tout aurai été si simple avec L, tout est si compliqué avec Francis, arf voilà que je regarde à nouveau vers le passé! Regarder vers l’avenir, je n’y parviens pas, alors que le moment présent se serait mentir que de dire que je ne l’apprécie pas. Je pourrais même savourer ces instants, si je ne me disais pas d’emblée qu’ils finiront tôt ou tard.

-Donne moi un peu de temps Francis…

 

-Ca fait dix ans que j’attends…

 

-Quelques mois de plus ou de moins, n’y changeront donc rien. Allons retrouver Gina, je crois qu’il est temps que je rentre chez moi…

 

-Je me demande bien où c’est chez toi?

 

-Partout ou je suis heureux ou l’ai été, mais ça tu ne peux pas comprendre.

 

-Non à peine, pourquoi crois-tu que je garde la maison de Bruxelles?

 

-…

 

Nostalgie quand tu nous tient, nous ne sommes pourtant pas encore aux fêtes de fin d’années… Comment oublier cependant?

 

-Tu sais Francis, j’ai à plusieurs reprises mis les pieds chez toi là-bas, tu n’y habitais plus d’après Guy.

 

-Sans toi ce n’était plus pareil, c’est aussi simple que ça.

 

-J’aimais bien cette maison.

 

- Alors, on attends quoi?

 

-Je n’ai plus l’âge d’attendre mon amant chez lui.

 

-Tu aimais bien ça pourtant.

 

-C’est vrai…

 

-Rentrons! Je vais prévenir Gina que le mariage est reporté! Qu'on la recontactera le moment venu...

 

-C'est pour ça ses excursions sans aucun sens à me demandé mon avis sur des tas de trucs.

 

-Je voulais te faire une surprise...

 

-Mooon que tu es choux, je n'aime pas les surprises de ce genre!

 

 

 

Et nous voilà de retour à Bruxelles, je préviens Alyne que je passerais la voir le lendemain, et en raccrochant mes yeux s’attardent sur le vieux combiné de téléphone, puis sur les peintures, ainsi que sur quelques éléments de déco. Cette maison a mal vieillie, elle aurai besoin d’un bon bain de jouvence, tout comme les plates bandes du jardin. Seul la chambre me plait, quoi que j’y changerai bien aussi les couleurs. C’est la dernière pièce qu’il avait fait refaire aussi.

 

-Content d’être là bébé?

 

-Oui.

 

-C’est un petit oui ça!

 

-Et bien je trouve que ta maison a mal vieillie.

 

-C’est vrai qu’elle est négligée depuis pas mal de temps. Ca te dirait qu’on refasse la déco ensemble?

 

-Ensemble vraiment?

 

-Mais oui!

 

-Ce qui voudrait dire que ce qui ne me plait pas, s’en va.

 

-Heu doucement, faudra que nos choix s’accordent, si tu aimes et que j’aime on achète, dans le cas contraire, on ne prend pas.

 

-Ca promet de belles disputes ça!

 

-Mais non!

 

-Je crois que nous n’avons pas les mêmes goûts déjà pour commencer. Il y a trop de bling bling pour que ce soit chaleureux chez toi. Il faut épurer un peu mais surtout retirer tous ses vieux voiles et drapés des fenêtres, changer les couleurs.

 

-Dés demain j’appelle Sonia, c’est elle qui m’avait conseillé pour les rideaux.

 

-Dans ce cas, ne l’appelle surtout pas.

 

-C’est vrai que tu as raison…

 

-J’ai toujours raison, et j’ai de bonnes personnes à contacter pour nous transformer tout ça.

 

-Bon bon… Mais nous superviserons tout!

 

-Je ne demande pas mieux que de faire quelque chose avec toi.

 

-Là, j’ai justement envie de faire un truc avec toi.

 

-Si tu m’avais laissé finir ma phrase, j’aurai dit quelque chose d’autre que baiser!

 

-Ohhh mais ne me dit pas que tu n’en as pas envie, faut pas être aussi bandant, c’est de ta faute après tout.

 

-Tu exagères toujours!

 

-Huuum, je sais que tu es tactile bébé, que tu ne résistes jamais bien longtemps. Rien qu’en touchant ses deux galbes bien rebondit au travers de ton pantalon, je sais que ça te rend déjà plus enclin.

 

-Même pas vrai!

 

-Et si je fais descendre tout doucement ce pantalon le long de tes jambes jusque sur tes chevilles, que j’embrasse comme ça l’objet de tous mes tourments… Tu en frémis déjà d’aise…

 

-Goujat!

 

-Et si je commençais à te rendre mien en usant de la dextérité de ma langue?

 

-Huuum, t’arrêtes surtout plus maintenant que tu as gagné!

 

Je me suis retrouvé le torse plaqué sur une console du salon, Francis en moi, à haleter comme un malade, moi j’ondulais de plaisir en profitant au passage pour faire tomber un affreux perroquet de faïence.

 

-Si tu as envie de casser autre chose, dit le moi, je t’y conduis…

 

-L’expression grimper au rideau, ça te tente?

 

-Ma fois… Un peu d’acrobaties.

 

-Ils sont vraiment moche tes rideaux…

 

-Mais bien accroché!

 

-Vas-y plus fort!

 

Tandis que les jambes en étau autour de la taille de Francis, il continuait à me limer, je tentais de tirer sur les tentures de la pièce, mais il me fallu l’aide de Francis pour en arriver à bout, qui dans un élan nous a fait rouler dedans, lit improvisé dans lequel nous avons terminé nos ébats. En me levant pour me rhabiller j’en ai profité au passage pour faire choir deux trois bricoles.

 

-Ca t’amuse?

 

-Je ne comprends pas, tout était si beau ici avant, tu as vraiment fait n’importe quoi de cette maison. Ha! Laisse moi deviner, on a laissé ses poulains mettre leurs touches partout?

 

-C’est surtout la dernière décoratrice que je n’aurai jamais du choisir. Je voulais tout changer un moment, certains recoins me rendaient triste des bons moments passés…

 

-Mooon que tu es mimi… Va savoir si c’était ceux passé avec moi.

 

-Heu ne casse pas ce vase là, il est dans ma famille depuis…

 

-T’inquiète, je sais reconnaître du Sèvres à d’affreuses postiches modernes.

 

-Demain, on ira faire les boutiques.

 

-Je connais un bon peintre pour commencer.

 

-Tu y as goûté?

 

-Non, mais j’aurai bien voulu.

 

-Tu me charries?

 

-C’est si facile… que non! Tu sais ce qu’il serait super de faire construire! Une véranda rétro avec un toit de tuile donnant sur le parc! Pour prendre le petit déj, ce serait vraiment bien.

 

-Hum, pourquoi pas… Mais j’attends toujours une réponse.

 

-Tu m’avais posé une question? J’imaginais déjà cette nouvelle pièce.

 

Pas là maintenant, en Italie!

 

-Han, tu as l’air d’y tenir…

 

-Je ne vais pas refaire faire notre nid, si je ne suis pas certain que tu veuilles passer le reste de ta vie avec moi.

 

-Francis, Francis, … Tu es toujours un train en retard. Si seulement tu m’avais proposé ça il ya quelques années, j’aurai crié oui dans toutes les rues du quartier. Avertit Alyne, Gina, Olga… J’aurai été le mec le plus heureux du monde.

 

On sonne au portail, quelques minutes après à la porte.

 

-Merde qui ça peut bien être. On reprendra cette discussion plus tard jeune homme.

 

-Ta braguette!

 

Je vous le donne dans le mil! Qui se pointe au bon moment: l’ex à Francis, celui avec qui il était venu en Bretagne chez Benoît, celui qui me faisait de la peine, celui à qui j’ai piqué le mec… Oh mon dieu, et il me fait la bise, pense que je suis en visite chez Francis qui est en travaux. Je prends l’initiative de les laisser seul, il est venu pour parler, ça coule de source. Mais c’est plus fort que moi, je veux savoir ce qu’ils se disent. Connaissant bien la maison, je sais ou aller me cacher. Je n’en suis pas très fier, ce n’est pas très beau, mais je l’ai fais. Je ne sais pas si j’aurai du, je ne sais pas ce que j’aurai dis à la place de Francis. Je ne sais plus vraiment ce qu’il a dit. Je me souviens de quelques bribes, de celles qui font mal. Je vais vous résumer ça un maximum, Francis a admis avoir passé de bons moments avec lui, l’autre évidemment a renchéri. Mi désespéré, mi dépité, l’énumération de quelques souvenirs qui leurs sont propres, m’ont fait bondir ou étonné. Parfois il l’a emmené dans «

 nos endroits », ils s’en sont trouvé mais je n’ai retenu que ceux me rappelant des souvenirs perso avec Francis. Je me suis dis sur le coup, il emmène toutes ses conquêtes aux mêmes endroits, pauvre Flav qu’est se que tu croyais… Je les entendais distinctement, il m’était facile de les imaginer…

 

 

Par flav1982.over-blog.com - Publié dans : Flav/Francis 2011 - Communauté : Roman gay Rose
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 22:30

-Bon je vais courir.

-Mais je t’accompagne comme promis.

-Tu ne seras jamais me suivre, tu es bien trop vieux.

-Non met ça va aller! Je te mets chaos quand je veux.

-Laisse moi rire…

Pour une fois, j’avais raison, je me suis amusé plus d’une fois à revenir en arrière dans les sentiers de ce parc pour mieux le narguer, lui qui n‘arrivait pas à me suivre. Un peu rouiller le Francis, toujours fier allure, mais en tâtant son corps, j’avais pu constater qu’il était moins ferme par endroit.

-Bon, on va rentré, je n’ai pas envie que tu me claques entre les doigts. Tu sues comme un bœuf.

-On pas idée de courir comme un dératé.

-Aller, une bonne douche te remettra les idées en place.

Je pris ma douche en premier, lui reprenais son souffle affalé dans un fauteuil, une foi que j’ai eu fini, constatant que nous étions en retard, je lui ai dit d’activer. Il a pris sa douche vite fait, tandis que j‘étais encore en train de me raser la barbe, il se plaça devant le lavabo jouxtant celui que j‘utilisais pour en faire autant. Les salles de bain de ce genre d’établissement se ressemblent toutes, des miroirs partout, si bien qu’en me rasant, je pouvais voir le reflet de nos fesses renvoyer par le miroir opposé. Et là, stupeur et amère constat, que je n’ai pas su lui taire.

-Mince, ton cul est plus petit que le mien.

-J’adore ton cul! Et ne le prend pas mal mais tu es plus massif que moi.

-Tu as juste vingt centimètres de plus que moi.

-Tout est peut-être plus long chez moi, mais chez toi tout est plus massif.

-C’est vrai que la mienne est plus grosse que la tienne.

-Voilà, il est content maintenant!

-Ca me rend malade que tu ais un plus ptit cul que moi.

-Fait régime!

-Tu crois?

-T’est vraiment con, tu as un cul on ne peut plus ferme et rebondi. Arrête de courir, il réduira.

-Tu m’aimais mieux plus jeune?

-Je t’ai toujours aimé, et j’aime d’avantage celui que tu es maintenant, avec une petite place tout de même pour le jeune étudiant d’alors.

-Sérieux, si tu devais choisir?

-Arrête ces petits jeux, toi-même tu sais que ton ptit cul de maintenant attire d’avantage les regards que celui du jeunot timide d’autrefois. Et si tu continues à me mettre au supplice avec tes fesses sous les yeux, on va vraiment être en retard.

-Pas touche, j’ai envie de pouvoir gambader dans toute mon intégrité.

-Blablabla intégrité… Ecoute moi ce français!

Avec Gina, nous nous sommes rendu chez Trussardi! Mamamia comme elle dirait. Que des beaux gosses, et des fringues de titans, élégants et contemporain. Même Francis c’est laissé tenté par quelques vestes et jeans, moi si ce n’était la taille italienne, qui vous rappel que vous êtes trop massif! J’en redemanderai. Fringué comme des princes, Gina nous propose de se rendre dans un salon de thé homo tendance, ou le tango est au goût du jour. Moi j’avais surtout l’impression d’être dans un docu fiction d’Arte traitant de l’homosexualité sur toutes ses coutures. Elle nous pressait d’aller danser ensemble, et là le blocage. Je ne sais pas si c’est à cause des manières de certains couples sur la piste, ou un problème qui m’est propre, mais je n’arrive pas à concevoir deux hommes dansant ensemble sur un air latino. Et le coup de massue, je pense c’est cette danse entre le Roméo de Gina et Francis singeant ce que je refuse d’être, une folle. Je ne pense pas avoir de problèmes avec mon orientation sexuelle, qui je trouve doit restée intime. Pas secrète pour autant! Avec mes proches, je n’ai pas de problèmes, bien que je sois contre les effusions en société… Peut-être est-ce du à une éducation catholique trop rigoureuse, ou au paraître sociétal inculqué, à ce besoin de plaire et de ne pas choquer. Je m’égards! Nous sommes là dans ce « thé dansant », je refuse toutes invitations, c’est à peine si je touche à mon cocktail de fruits, je ne saurais même pas vous dire son goût ou s’il était bon! Je surprends quelques bribes de conversations entre Gina et Francis, mais je ne parviens vraiment pas à comprendre leurs sous entendus. Excepté un: « c ‘est pas gagné de Gina », ou je pense qu’ils complotent quelque chose, mais bien vite, nous reprenons notre course au travers de Milan et je n‘y pense plus. Magasins de vêtements, de décoration, arrêt chez un pâtissier, et Francis qui m’achète le moindre truc que je regarde. Si bien que je finis par lui dire stop et m‘énerve un peu, je n’ai pas besoin du quart de ses cadeaux, à vouloir trop bien faire les choses, il en fait de trop. Fatigué par ce marathon de dépenses, comme il était convenu que nous sortions à nouveau, j’ai réussi à obtenir une pause, soit une sieste chacun de son côté de deux petites heures. Nous avons regardé TV5, nous n’avons fait que reposer nos pieds en fait, pour replonger bien vite dans le tourbillon Milanais made in Gina.

Cependant tous trop fatigué, nous nous sommes contentés de discuter assis à la table d’un club dont j’ai oublié le nom mais c’est sans importance. Dans la conversation Gina réussi à nous invité le lendemain soir chez elle, dans ce qu’elle appelle sa maison de campagne pour un repas et une soirée quizz musicale. L’idée me plut mais pas autant qu’à Francis, très emballé. On parla des vêtements vu dans les différentes boutiques, et si auparavant j’étais fana de mode, il faut bien constater que je n’arrivais pas à prendre part à la conversation avec autant d’énergie que Gina et Francis. Oui j’aimais bien le costume marron, le noir aussi… Plus le jeans droit bleu foncé et la veste au col en laine, une mauvaise réponse aux vues de leurs désapprobations. Je finis par ne plus écouter que d’une oreille leurs babillages, jusqu’à ce qu’un verre arrive pour moi à table, un Cosmo en plus. Directement Francis me passe un bras par-dessus l’épaule et m’attire à lui. Pour le plan drague en vue c’était tout simplement foutu, au moins c’était claire.

-Un soupirant italien Flav?

-Je ne sais pas d’où ça vient Gina.

-Et c’est quoi ce verre?

-Un cosmo, j’adore ce cocktail, j’en buvais souvent à DC.

-Un amoureux éconduit peut-être?

-Oh mais c’est Tonio au bar, un ami de longue date de DC, pas possible. Lâche moi Francis, je ne vais pas m’envoler! Je vais l’inviter à notre table .

-Il est peut-être avec des amis.

-Oh Francis, plus on est de fou plus on rit.

Tonio, un chouette gars dont je n’ai, je crois jamais vraiment parlé sur le blog. Un ami qui faisait partie de la bande Dave, Olga et tous les autres, un comparse de sorties. Il serait assez mignon sans tous ses tatouages multicolores, mais on les lui pardonne, tant il a de l‘humour et est affable. D’emblée mon anglais me revient, je demande des nouvelles de tout le monde là-bas avant d’enfin lui demandé ce qu’il fait ici à Milan. Et le temps passe, Francis boude, je fais du coup les présentations, il faut dire qu’on avait pas mal de choses à ce raconter, lors de mon dernier séjour, je ne l’avais pas vu, et on a beau être dans l’ère de la communication, vous savez comment ça se passe avec les amis qui sont loin. Il est déjà tard dans la nuit quand on prend congé les uns des autres. Francis me boude mais je n’en ai cure, ça m’amuse en fait, car je ne comprends pas. Il faut dire que cette rencontre me transporte aux States, ou une part de moi-même reste constamment.

Je crois que nous avons tous des petits nous à gauche à droite, il suffit de fermer les yeux pour se souvenir de gens qu’on a aimé, ou d’une période de notre vie. Avec Tonio, il s’agit d’une période faite de virée entre amis, de petits boulots permettant à peine de couvrir les dépenses, de rêves, d’incertitudes…

Je pourrais continuer à résumer chaque période de ma vie, je vais juste faire une parenthèse pour revenir au jour d’aujourd’hui. Tonio, c’est aussi l’ami qui m’avait passé quelques bonnes adresses pour des employeurs potentiels, ceux grâce à qui j’ai pu rouler ma bosse à travers les USA. De cette période de ma vie, des nouvelles très brèves sont depuis peu diffusées sur le blog de Mesper.

J’en reviens à mon Francis, mon premier véritable amour, celui qui croise souvent ma route, celui qui peut être à la fois celui que j’ai toujours voulu à mes côtés comme tout son contraire. Le compagnon de mes rêves ou de mes incertitudes. Une fois dans notre chambre chez Gina, notre hôtesse, commence une dispute, on ne peut plus ridicule.

-Oh zut, j’ai oublié la nouvelle veste que je voulais portée demain à l’hôtel.

-C’est toujours pareil avec toi, tu veux toujours ce que tu n’as pas.

-Pourquoi tu dis ça?

-J’essais de te faire plaisir et toi tu m’ignores à la moindre occasion.

-Qu’Est-ce que tu racontes? Il y a plus de deux ans que je ne l’avais pas vu, excuse moi si j’avais des choses à lui dire et vis versa. Et puis sortir tous les soirs excuse moi, mais j’ai passé l’âge, ça me barbe.

-Tu me reprochais qu’on ne sortait pas assez avant.

-Ben j’étais plus jeune, je ne me souviens pas de m’être plaint récemment à ce sujet que je sache.

-Oh si tu le disais souvent!

-Ben normal, je te voyais jamais, toujours au bureau soit disant!

-Tu vois, tu admets.

- Dis Francis j’avais 20 ans alors. Et je n’ai jamais été un grand sorteur, j’ai eu ma période comme tout le monde mais bon!

-Et oui j’étais au bureau!

-Ou dans le lit de tes amants.

-Je ne vois pas ce que tu lui trouves à ton Tonio.

-Ses muscles, ses tatouages, ça m’excite huuuummmm. Si à chaque fois que je parle à un mec tu te fais des films, on est mal barre mon ptit père!

-Ne soit pas insolent.

-Ne soit pas con. D’ailleurs, je ne passe pas la nuit avec un imbécile, va te faire f…

-Excuse moi, et reste s’il te plait.

-A quoi bon?

-Je pensais que ça te plaisait de sortir.

-J’aime bien, mais à petites doses. On a vu quoi de Milan à part ses boutiques, ses pâtissiers, ses boîtes?

-Propose aussi si tu veux faire quelques choses.

-Je ne sais pas ce que vous avez toi et Gina en ce moment, mais vous êtes bizarre.

-C’est moi qui lui ai demandé de faire en sorte que tu ne t’ennuies pas avec nous.

-On va dire que ça partait d’une bonne intention.

-Si on pouvait faire un peu de tourisme, ça me plairait.

-Je suis certain que cette requête sera autant appréciée par Gina que par moi-même.

-Je suis fatigué maintenant si tu veux bien.

-Ok, dormons bébé, excuse moi encore, je ne voulais pas hausser la voix.

Par flav1982.over-blog.com - Publié dans : Flav/Francis 2011 - Communauté : Roman gay Rose
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Samedi 22 octobre 2011 6 22 /10 /Oct /2011 00:32

Force est de constater chez Francis un flagrant changement dans sa façon d’être. A la réception de l’hôtel, quand la réceptionniste lui demanda si nous voulions une suite deux chambres pour notre séjour, il lui répondit que ce n’était pas la peine, qu’avec son compagnon il partageait toujours le même lit! Une grande première dans son cas, pas de partager son lit avec un autre homme, mais plutôt de ne pas le cacher. Jamais, nous n’avons partagé la même chambre au grand jamais, sur un registre du moins.

 

-C’est vraiment romantique comme endroit, un peu trop baroque à mon goût mais bon…

 

-J’ai choisi cet hôtel pensant qu’il te plairait.

 

-Je me disais aussi, ça ne te ressemble pas comme endroit. Je suis content d’être ici.

 

-Je compte sur toi pour me dire qui a séjourné ici.

 

-Je n’osais pas t’en faire la liste, mais si tu le demandes.

 

-Après le déjeuner, ça peut attendre.

 

-Là je te reconnais! Mais je n’ai rien d’approprié à me mettre.

 

-Je t’avais dit de passé par chez toi avant qu’on ne parte, de Bruxelles, on en avait pour 35min.

 

-Je n’en avais pas envie.

 

-Puisque tu lui as dis à ta mère que nous voyagions ensemble!

 

-Qui m’a promis du shopping chez Gina?

 

-C’est moi qui te reconnais bien là. Et inutile de faire diversion, j’avais bien compris que tu ne voulais pas que je croise Alyne.

 

-Si je n’ai pas la plus belle chemise de Milan sur mon dos dans l’heure qui suit, je fais grève de la faim, et du sexe.

 

-Des caprices monsieur Flavien?

 

-Ca se pourrait.

 

-Aller go! Je demande une voiture.

 

Bon j’avoue, j’ai fais le salle gosse, j’ai été infernale, d’entrée de jeux dans le magasin, j’ai foncé vers un mannequin qui de toute évidence ne faisait pas partie de la collection prêt à porter, ensuite j’ai accepté tous les services de la boutique: une boisson, une collation, j’ai fais déballer plus de cartons que de raison. Il me passait tout. Et si j’ai été infect, c’est car ma joie de faire du shopping a été gâchée dés notre arrivée, des vendeurs l’avaient reconnu et lui faisaient un peu trop de cirage à mon goût. J’ai fini par demandé si Gina était là. Il y a avait longtemps que je ne l’avais vu. Elle arriva une dizaine de minute plus tard. Egal à elle-même, ravie d’être à la page en femme couguar, étonnée de nous voir ensemble Francis et moi.

 

-Dis moi c’est sérieux avec Francis, vous remettez ça?

 

-Qui peut savoir avec lui?

 

-Enfin, je suis ravie de vous revoir tous les deux, vous allez si bien ensemble après tout. Vous restez quelques jours j’espère, on va faire la bringue comme dans le bon vieux temps.

 

-Bonne idée. Dis moi, il se les est tous tapé ici ou quoi?

 

-Que tu es rigolo! Ils ne demanderaient pas mieux, mais non, il joue dans une autre court qu‘eux.

 

-Ils ne savent pas, que c’est moi le plus riche des deux?

 

-C’est vrai?

 

-Je t’ai connue mieux renseignée, tu n’as pas eu l’édition 2011?

 

-Je saute les pages ou je n’ai aucune chance de rafler la mise.

 

-Je pourrais te mettre dans mon testament.

 

-C’est toujours bon à prendre, tu as raison, je vais être plus attentive. Tu veux quoi?

 

-Que tu m’envois le bellâtre là, qui n’a rien manqué de notre conversation! Je me le ferais bien.

 

-Très bien, mais je sais que tu ne penses pas une seconde ce que tu viens de dire.

 

J’ai donc batifoler avec Alessandro, Francis me surveillait du coin de l’œil, la ruche de Gina continuait de lui tourner autour, à ce jeu de qui allait agacer le plus l’autre, j’ai gagné…

 

-Francis, je ne sais pas quoi choisir. Je peux tout prendre?

 

-Fait comme tu veux.

 

-Très bien, tu as entendu Gina, on met tout sur sa gold, il est dans un bon jour. Et qu’Alessandro reçoive une belle commission, je ne sais pas ce que j’aurai fais sans lui, vraiment.

 

-Halala les enfants, vous avez encore beaucoup à apprendre vous deux! Bon, on se retrouve ce soir, mais prévenez moi si vous ne vous êtes pas réconcilier d’ici là!

 

Dans la voiture:

 

-Tu joues à quoi?

 

-A rien.

 

-Tu mériterais des baffes!

 

-Je sais.

 

-Franchement! Et ton Alessandro, il n’est même pas beau.

 

-Si il est beau, mais pas autant que toi.

 

-Si je devais faire une scène comme tu as fais à chaque fois que quelqu’un te regarde, je deviendrais fou et me battrais sans cesse.

 

-On recommence déjà!

 

-Faux, tu recommences, je veux que ça marche entre nous, mais tu dois le vouloir aussi de ton côté.

 

-Si ces petits jeunes, faisaient du zèle c’est qu’on leu a dit que j’étais bon client, je n’y peux rien.

 

-C’est bon, je suis désolé.

 

-Fait toi encore plus beau que tu n’es pour ce soir. Gina ne va pas se contenter d’un resto, on va faire la tournée des grand ducs et soit sage si tu ne veux pas recevoir une correction.

 

-Ne me tente pas.

 

A l’hôtel, je me suis détendu dans le bain, méditant ses paroles, tandis que lui prenait une douche et allait ensuite se mettre devant la télévision. Quand j’en ai eu marre de l’eau, il était temps de se préparer pour le restaurant ou nous attendraient Gina et son étalon.

 

-Tu compte être prêt quand?

 

-Je le serais si j’arrivais à mettre mes boutons de manchettes, qu’est-ce que ça peut m’énerver ces petits trucs.

 

-Pas de stress, Francis à la rescousse, on a juste l’ascenseur à utiliser pour arriver à destination, tu sais. Tu es très beau.

 

-Ca t’à coûté assez cher.

 

-Tu es beau même en sous marque.

 

-Toi qui est un grand consommateur en général, je suppose que c’était un compliment.

 

-Allez, kom, amène toi.

 

Gina et son babillage tout au long d’un repas, ça met beaucoup d’ambiance, et comme tout était prétexte à porter des toasts, on a tardé à manger. Si je ne devais retenir qu’un toast celui de Francis qui nous était destiné, oh je sais ce ne sont que des mots, du vent, mais ça fait toujours plaisir. Elle voulait qu’on aille dans une galerie d’art et d’essais, mais pas de chance, comme on a tardé au restaurant, (ouf), on a directement été dans son club favoris du moment. Je crois que je me souviendrais longtemps de cette nuit. Francis ne m’a pas lâché d’un pouce, son bras enserrant soit ma taille, soit se posant sur mon épaule. A ses connaissances, j’étais directement présenté comme son compagnon, ceux que je connaissais, étaient toujours assez perplexe, certains n’hésitant pas à me demander si c’était du sérieux cette fois. Des mauvaises langues… Jamais Francis ne m’aurait par le passé, tenu de prés en public, affirmé que nous étions en couple, et ne se serait autant soucié de moi. « Tu ne manques de rien? Ca va? Tu veux boire quelque chose? Tu n’as pas trop chaud? Tu t’amuses? Si pas on bouge! »

 

De quoi je me plains, mais de rien justement. Je ne peux pas dire qu’il ne souciait pas de moi avant, mais en public, c’est à peine si nous nous connaissions, jamais on ne pouvait être assis côte à côte et là, il m’étreint à la moindre occasion, j’ai envie de dire amoureusement.

 

Durant la soirée, alors que je dansais, il m’a même rejoint. Par jalousie sans doute un peu, nous n’en avons pas parlé mais un très beau mec, bien qu’il ne soit pas du genre de ceux qui me plaisent particulièrement (bien musclé le torse imberbe) me tournait pas mal autour. La soirée s’est clôturée sur des chapeaux de roues. C’est-ce qu’a affirmée Gina, et je ne comprends vraiment pas cette expression. Elle a pris une chambre dans le même hôtel que nous bien qu’habitant à 10 min de là et nous a fait promettre qu’on passerait ensemble les deux journées à venir. Francis a accepté mais pragmatique lui a dit qu’on la préviendrait dés qu’on serait debout. Seul dans la chambre:

 

-Quelle tornade!

 

-Elle ne changera plus. Je suis content de la revoir et de passer du temps en sa compagnie, j’ai fais longtemps sans la voir.

 

-Tu t’es bien amusé.

 

-C’était sympa et toi?

 

-Sympa aussi.

 

-On fait quoi maintenant.

 

-Ce que tu veux bébé.

 

-Tu te souviens de cet été ou on a cherché une maison?

 

-Evidemment.

 

-Je ne sais pas pourquoi j’ai dis ça. Je ne sais toujours pas ce que l’on fait ici Francis. On est là, à faire comme si rien ne c’était passé depuis tout ce temps.

 

-On en est là, ou on aurait du l’être depuis longtemps, ensemble tout simplement. Inutile de se faire des procès, de raviver les bons ou les mauvais souvenirs, faisons en des neufs.

 

-Je vais me brosser les dents et me rafraichir pour la nuit.

 

-Une nouvelle haleine, c’est déjà pas mal…

 

-Bête…

 

Je suis sortit de la salle de bain avec une serviette autour de la taille, prêt à me glisser sous la couette nu comme un verre, cette douche m’avait pourtant plutôt remis en forme. Francis sur le lit regardait un miroir commuté en téléviseur.

 

-Tu sais bébé, me dit-il en coupant le son, c’est pour ce genre d’apparition que je serais prêt à me damner. Tu es vraiment de plus en plus beau. Non en fait tu es vraiment celui que je veux, avec ou sans chemise, les cheveux coiffés ou en bataille pas encore séché, têtu ou docile, tout sourire ou mutin, au matin, midi et au soir…

 

-Enlève tes souliers au moins quand tu te mets sur le lit.

 

-Maniaque aussi.

 

-Frigorifié surtout en ce moment.

 

-Si ce n’est que ça!

 

Il s’est levé et jeter sur moi, il m’a fait culbuter sur le lit, frictionné énergiquement, chatouillé dés que je lâchais ses mains, avec ses lèvres, je ne sais comment, il alternait bisous et chatouilles, je n’étais sous lui que rire et soubresaut. Il s’est emparé de mes lèvres et là, et là je n’étais plus que frissons, par quelques contorsions, il s’est déchaussé, moi de mon coté, je lui ai hotté sa chemise. Je malaxais plus que je ne lui caressais ses pectoraux, car mon envie était grande de lui. D’ailleurs, je n’ai pas attendu ou tergiversé longtemps, au travers de la toile de son pantalon dés qu’une de mes mains s’est assurés de sa vigueur, je lui ai défait sa braguette, j’ai baissé slip et pantalon sous ses fesses, écartant les jambes à hauteur de son bas ventre, je pouvais sentir sa queue butter d’abord sur mes couilles puis cherchant un passage vers mon fondement. Ses mains maintenaient les miennes plaquées sur le lit à hauteur de mon visage les doigts enlacés, pour qu’il n’ai aucun scrupule à aller plus loin, j’ai amené une de ses mains à hauteur de ma bouche, sucé son majeur avidement, doigt qui a vite changer d’orifice pour me préparer à la pénétration. Il n’y a rien à faire, le sexe, l’amour quand vous êtes amoureux, il n’y a que ça de vrai. C’était bon, vraiment divin, chaque coup de reins me faisaient frissonné de plaisir, nos corps se caressant, il a eu raison de moi, et j’ai déversé tout mon trop plein entre nos deux ventres. Comme je jouissais, il stoppa ses va et vient en moi, resta immobile, pesant de tout son corps sur le mien.

 

-Francis, tu commences à peser là…

 

-Oh excuse moi.

 

-Tu n’as pas joui?

 

-Plus que tu le penses. Dormons maintenant, et vient te lover tout contre moi! Tu as toujours besoin de la radio pour t’endormir?

 

-Tu te souviens de ça!

 

-Et j’ai prévu le coup, j’ai fais un cd de chanson calme que j’apprécie, c’est un bon compromis ne trouves-tu pas?

 

-Tu sais faire des cd?

 

-J’ai demandé à ma secrétaire, qui a demandée à son fils…

 

-Je me disais, limite il a acheté un best-of…

 

-Dort bébé, on doit se lever tôt, tu as promis à Gina de l’accompagnée chez son fournisseur.

 

-Tu as dis que tu viendrais avec nous.

 

-Je sais.

 

-Fait pas comme si ça allait te peser! Genre. Et c’est quoi ces chansons?

 

-Tu n’aimes pas?

 

-Ben c’est nouveau ce romantisme jusque dans la musique.

 

-Tsss…

 

-Demain matin, j’irai faire un petit footing avant qu’on ne parte pour le petit déjeuner.

 

-Hors de question, tu ne vas pas me faire le même coup qu’à ton français.

 

-Mauvais va! J’aurai pas du te raconter.

 

-C’est vrai, je ne suis pas gentleman pour le coup, je le plains car ce n’est jamais évident de voir partir celui qu’on aime avec quelqu’un d’autre.

 

-Lui as-tu dit que…

 

-Je le quittais pour toi? Non. Ce qu’on ignore ne fait pas mal.

 

-Le pauvre, j’ai vraiment de la peine pour lui.

 

-Mon ou ton ex?

 

-Le tiens, c’est moi le mauvais vis-à-vis de lui. Vis-à-vis de Benoît aussi remarque…

 

-Tu sais Flavien.

 

-Oulà! Je ne me souviens même plus de la dernière fois ou on m’a appelé comme ça, l’heure doit être grave.

 

-Reste sérieux deux minutes et ne te débine pas une fois de plus. Je ne devrais pas te dire ceci, mais est-il venu à toi? A-t-il essayé de te retrouver? Je sais que ça ne change rien à ce qu’on a fait mais bon. Je crois qu’ils avaient tous les deux compris qu’ils ne faisaient pas le poids entre nous, ne dit pas non, j’ai bien vu comment tu me regardais alors qu’on était chez lui.

 

-Oh tout de suite c’est moi qui te dévisageais.

 

-Ne joue pas sur les mots, j’ai en réalité bien sentit que tu m’avais enfin pardonné. Comme quoi le temps… Le soir, ou je t’ai taquiné alors que tu regardais l’échancrure de ma chemise, tu penses franchement qu’ils n’avaient rien remarqué? Je ne te dis pas le scène une fois le repas terminé. Et puis décelant une faille chez toi, j’étais comme fou, je ne te dis pas depuis le temps que j’attendais. Que j’espérais!

 

-Il y a quelques années, j’aurai donné cher pour entendre ça venant de toi.

 

-Et maintenant?

 

-C’est agréable à entendre Francis, je ne dis pas,…

 

-Et?

 

-Je savoure en souvenir de cette époque ou je te croyais être un homme parfait.

 

-Mais je le suis!

 

-Mais peut-être pas…

 

-Dors, tu ne seras pas te lever!

 

Dans ses bras, j’ai passé la nuit. Dans cette chambre d’hôtel, il me déclare sa flamme à sa façon, celle qui convient à notre éducation. Pas de trémolos, de mots trop dénaturés tant ils sont employés sans respects pour leurs significations. Il n’en dira pas plus, je m’en contenterais, si je ne sais pas encore quoi lui répondre, j’espère que le lendemain, après mon petit cross, je serais quoi lui répondre.

 

-Mais bon sang, c’est toi qui a demandé à la réception de nous lever si tôt? Flav c’est toi?

 

-C’est bon dort…

 

-C’est toi oui ou non?

 

-Je te l’avais dis non? Je voulais faire un jogging ce matin. D’ailleurs j’ vais, pfff, j’suis crevé.

 

-Mais c’est qu’il est sérieux.

 

-C’est pas juste en mangeant et dormant que mes fesses sont ce qu’elles sont et te font bander!

 

-Tu me feras toujours bander!

 

-Il n’y a qu’avec toi que je peux parler de cul!

 

-Vraiment?

 

-Vraiment!

 

-C’est de l’osmose mon petit Flav.

 

Par flav1982.over-blog.com - Publié dans : Flav/Francis 2011 - Communauté : Roman gay Rose
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Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 00:09

 

J’ai dîné (soit déjeuné) avec Ben, je n’ai même pas fais semblant de l’écouter, ou tenter de m’intéresser à ses problèmes de gargote se disputant des mètres carrés de plage. J’ai laissé mon assiette à peine entamée en plan, lui ai dit que j’allais courir et qu’il m’énervait. Trente minute plus tard environ, je suis rentré chez lui, il était absent, j’ai pris une douche, je me suis coiffé bien que j’avais enfilé un training. Je pesais le pour et le contre, allais-je vraiment me rendre à cette invitation?

 

Jusqu’au dernier moment, j’ai hésité. Il ne me restait plus que dix minutes, j’ai filé dans la chambre, opter pour une tenue imparable, un jeans élimé et une chemise noir en soie or de prix, celle du genre légère, qui portée à même la peau met votre corps en évidence avec juste ce qu’il faut de bouton fermé of course.

 

Mon égo a été reboosté au cours de ce repas, il n’avait d’yeux que pour moi! Les compliments d’une platitude hors norme n’ont pas arrêté, les blagues de potaches se sont aussi enchaînées, je n’arrivais pas toujours à le comprendre en plus… Bref ce repas, une aubaine pour me recadrer. Plus dune fois, je me suis demandé ce que je foutais là. J’ai même pensé à Francis, je me suis décidément trop rapproché de lui lors de son dernier séjour. Je me suis souvenu de ce geste sensuel qu’il avait eu en se passant la main dans l’encolure de sa chemise. Machinalement, je l’ai reproduis, ce qui a eu pour effet d’excité le beau jogger. Moi de mon côté pour couper court, vive la technologie Samsung, j’ai habilement enclenché la fonction appel simulé, mis fin à notre tête à tête et je suis rentré chez Ben. Il était rentré plus tôt, avait dressé la table pour une pizza qu’il s’était fait livré ou avait ramener en rentrant.

 

Je suis monté dans la chambre, j’ai aussi vite que possible rassembler l’essentiel de mes affaires dans un sac de voyage. Une fois en bas, quand il a vu mon sac, il a compris, je ne sais pas si c’est mon imagination, mais je l’ai comme vu blêmir. Je lui ai dis:

 

-Je suis désolé Ben mais c’est finit entre nous, ce n’est plus possible…

 

-Dis moi ce que je dois faire, ou ce que j’ai fais?

 

-Rien, c’est moi, je suis vraiment désolé, mais si je reste ça va mal finir.

 

-Mais…

 

-Ne dit, rien, on n’a fait que s’éloigner depuis que je suis ici, d’ailleurs ce soir je dînais avec quelqu’un.

 

-Celui avec qui tu cours? On m’a dit qu’on te voyais souvent avec quelqu’un d’autre.

 

-La rumeur est exacte, je t’avais dis que je courais avec quelqu’un, ce soir il m’avait invité au resto, il ne s’est rien passé, mais ça aurait pu, c’est pour ça que je m’en vais.

 

-Tu as raison dégage d’ici! Ses yeux sont devenu rouge d’un mélange de larmes et de colères, j’ai saisi mon sac, en fermant la porte, j’ai entendu un objet qui venait se briser derrière moi contre un mur.

 

Avant de rentrer au Royaume de Belgique, je suis passé par chez son amie, l’avertir de mon départ définitif et de l’état dans lequel je le quittais, elle m’a rassuré en me disant qu’elle irait passée la nuit chez lui. Elle a aussi tenu à m’offrir un portrait qu’elle avait fait de moi, une aquarelle. Je l’ai remerciée bien entendu, je lui ai dit aussi que le dernier peintre qui m’avait peint ça ne lui avait pas porter chance. Elle a rit, m’a dit de lui donné un billet pour me faire pardonné, je n’avais que soixante euros sur moi, je les lui ai laissé, ça conjure le mauvais sort m’a-t-elle dit. Après une accolade, j’ai conduis d’une traite jusque Dehaan, la saison touristique étant finie, j’ai retrouvé cette ville et ma maison comme je les aime.

 

Dans la villa, je me suis réfugié dans ma chambre, j’ai mis quelques buches pour le fun, la nostalgie… Il est de repère qu’il est toujours bon de trouver. Un clin d’œil à la photo de ma grand-mère, et je me suis mis à épousseter tous nos souvenirs de famille. Elle disait toujours que c’était le seul endroit ou elle aimait faire le ménage, le seul d’ailleurs ou elle le faisait, ça lui vidait la tête, c’est-ce que j’ai fais et ça marche. Pas aussi bien qu’elle, car j’ai vite démissionné, optant pour un livre au coin du feu.

Quand il m’a appelé, il était assez inquiet, car tu ne réponds à aucun de ses appels. A force à ce qu’il m’appelle, je me suis aussi inquiété, il a quand même été jusqu’à faire en voiture la route qu’il a cru que tu avais emprunté! J’ai essayé de te joindre à mon tour, mais tu avais fermé ton GSM (mobile). Je me suis rendu chez ta mère. J’ai cru que tu te cachais là. Je ne te dis pas l’accueil glaciale auquel j’ai eu droit!

 

-Bonjour Alyne, merci de me recevoir.

 

-Je crains le pire depuis que je sais votre présence ici. Aussi, j’ai préféré être assise d’emblée. Prenez place.

 

-Flavien est-il ici?

 

-Je le croyais en Bretagne.

 

-Non il en est partit. Il y a trois quatre jours. Je n’arrive pas à le joindre aussi je pensais…

 

-Vous pensiez que je saurais ou il se trouve. Et bien non, vous auriez pu vous empêcher le déplacement et de me faire faire du soucis.

 

-Si vous saviez ou il se trouve vous ne me le diriez pas?

 

-Je ne sais pas.

 

-Vous ne m’aimez pas beaucoup!

 

-Qu’avez-vous encore fait à Flav! C’est plus fort que vous, vous devez toujours réapparaitre et semer la zizanie. Il avait l’air heureux avec le breton.

 

-Je vous assure que cette fois, je n’y suis pour rien.

 

-Vous l’admettez monsieur Fontfaye!

 

-J’ai commis quelques erreurs par le passé, et je m’en mords les doigts chaque jour.

 

-Pas assez à les voir!

 

-De toutes façons, ce n’est pas le sujet…

 

-Je n’en ficherais pas mon billet comme vous dites souvent! Pourquoi êtes-vous là?

 

-Parce que lors de mon séjour en sa compagnie en France, j’ai cru déceler au fond des yeux de Flavien une lueur qu’il n’avait plus eue depuis longtemps à mon égard.

 

-Vous voyez que vous avez encore semer le trouble chez lui.

 

-Peut-être bien, vous avez sans doute raison, mais dés que j’en ai l’occasion, c’est plus fort que moi, je dois être dans son entourage.

 

-Vous savez ce qu’il dit de vous mon fils!

 

-Rien de bien glorieux, je suppose.

 

-C’est exact, il vous dit incapable d’amour, et faible…

 

-C’est un peu dur ça.

 

-C’est pourtant ce qu‘il dit, et je ne crois pas qu’il ait tort, vous me parlez de lueurs, il en aura toujours pour vous, vous lui avez brisé le cœur après tout. Il s’est reconstruit grâce à monsieur Strauss, pas de chance pour lui, paix à son âme, ensuite je crois qu’il a toujours chercher quelqu’un de votre trempe ou de la sienne en vain. Et nous en sommes là. Vous êtes dans mon salon, lui se protège en vous fuyant, vous et vos erreurs.

 

-Je ne sais de leur rupture que…

 

-Elle n’est peut-être que passagère.

 

-Vous ne m’aimez vraiment pas.

 

-Il ne s’agit pas de moi! Mais je vous ai connu plus réfléchi par le passé.

 

-Que voulez-vous dire?

 

-Ou Flav selon vous pourrait-il se rendre pour guérir d’une peine de cœur ou mettre ses idées au clair?

 

-Chez les Strauss!

 

-Son passeport est dans mon secrétaire.

 

-La villa du bord de mer de votre mère.

 

-Ca me rassure, vous le connaissez bien malgré tout, ne gâchez pas encore tout! Et si dans la journée, je n’ai pas de nouvelles, je débarque, l’air de la mer me ferait un bien fou, allez ouste monsieur Fontfaye!

 

-Elle t’a vraiment dit « fou » et « ouste » dans une même phrase?

 

-Je t’assure.

 

-Que t’a raconté Ben?

 

-Que tu avais été tenté car ça n’allait pas fort entre vous… On est un peu pareil.

 

-Tu te trompes, moi je ne lui ai pas fait porter des cornes.

 

-Ce n’est pas ce que je voulais dire. En fait, moi je sais ce qu’il te faut, comment prendre soin de toi, je sais que tu détestes le pesto.

 

-T’est con quand même.

 

-Je sais que si on te mordille le lobe de l’oreille comme ça, tu frémis, je sais que tu aimes les caresses, surtout dans le bas du dos, sur les fesses aussi, mais ça c’est surtout un bon préliminaire pour arriver à mes fins quand j’ai faim de toi. Je sais que tu es un passionné, dans tout ce que tu entreprends, tu te donnes toujours à fond, sentimentalement, en affaire, je sais que tu raffoles des petits cadeaux, de cette maison, de la nôtre à Bruxelles…

 

-Quand tu dis la nôtre, tu parles de celle de ton mec et toi?

 

-Je n‘ai pas eu à m‘expliquer avec lui, t’inquiète.

 

-Le pauvre. Moi, je ne t’ai rien demandé, rien promis, ni même laissé envisagé!

 

-Et ce baisé!

 

-Des mordillements d’oreille!

 

-Non celui-ci!

 

-Qu’est se qui te prend Francis?

 

-Je sais que tu en as envie.

 

-L’envie et la raison, ce sont deux choses qui ne sont pas compatible. Un peu comme toi et moi.

 

-Je pourrais te démontrer le contraire.

 

-Oui mais jusque quand?

 

-Et toi, tu vas me repousser jusque quand?

 

-Tant que tu essayeras!

 

-On est pas sortit de l’auberge alors.

 

-T’est con quand même.

 

-Au moins, je te fais rire.

 

-Oui, je connais la suite…

 

-Embrasse moi!

 

-Non!

 

-Si!

 

-Si!

 

J’ai fermé les yeux, et plus rien ne comptais, c’était parfait, enivrant… Dangereux, mais tellement bon! Un peu comme un air de musique saccadé, mélodieux un instant, celui d’après vide de toutes substances, un peu comme une alerte neurologique, qui prévient que vous allez perdre pied et tomber dans le vide.

 

Quand j’ai rouvert les yeux, je me suis écarté de lui d’un bon mètre, dieu qu’il est beau… Que je suis faible, inutile de vous faire un dessin, je ne me suis posé aucune question: je me suis jeter dans ses bras, les jambes autour de ses reins après un baisé, ma tête dans le creux de son épaule, j’ai pleurer comme un gosse. Je ne sais pas pourquoi, c’est idiot mais voilà. On est monté dans ma chambre, la demi heure qui a suivie n’a été qu’amour, douceur, communion des corps, osmose…

 

En sueur au dessus des draps, nus évidement, j’ai fixé le plafond, je vous assure que je ne pensais rien.

 

-Alors bébé, tu penses à quoi?

 

-T’est un bon baiseur quand même.

 

-Merci mais c’est assez réducteur je trouve.

 

-On vient de faire une belle connerie.

 

-Non!

 

Face à face, accouder, les yeux dans les yeux, en le détaillant, j’avais de plus en plus envie de lui. Mais bon, au grand galop, première réplique cinglante.

 

-Tu n’aurais pas forci!

 

-Et toi vieilli?

 

-Je disais pas ça méchamment.

 

-On doit dire: « je ne disais pas »…

 

-C’est bon!

 

-J’ai peut-être un peu forci en effet, tout était bon là-bas, et je ne faisais que ça, manger!

 

-Et courir!

 

-Tu as vu mes cuisses! D’accord, je devrais faire quelques abdos, mais bon…

 

-Pratique pour détaler comme un lapin. Une chose est certaine, je ne te laisserai plus faire ton sport seul!

 

-Tu comptes faire ton sport avec moi? Et puis ce n’est pas drôle.

 

-Je comptes tout faire avec toi!

 

-Tu ne crois pas toi-même ce que tu dis.

 

-Tu penses franchement que je vais te laisser filer encore une fois.

 

-Je ne sais pas.

 

Je me suis assis sur lui à califourchon, je ne sais plus quelles idioties on s’est dites avant que je ne sente sa virilité reprendre vigueur. Et sans aucun remord, nous avons fait une seconde connerie. Les sensations sont décuplées quand on remet ça assez vite, je crois que je n’ai jamais autant crier mon plaisir. J’étais très expressif ce qui l’excita d’avantage, je me suis retrouvé dans un nombre de position incalculable. Face contre sol, jambe surélevée sur ses épaules, son corps écrasant le mien dans un face à face permettant les baisés à pleine bouche, ma préférée, les jambes en équerre, une jambe écartée qui fait bombée les fesses, et lui qui insert de ses cuisses celle qui est libre et qui montre l’accès à sa virilité. Il y a allait tellement fort, c’était tellement prenant, que pour étouffer mes propres cris de jouissances, je plaquais mon visage dans l’oreiller. Il m’a fait cesser ce petit manège en me tirant par les cheveux avec fermeté mais sans douleur et à dit:

 

-Tu me fais quoi là, je veux t’entendre savourer, et en redemander…

 

-Donne m’en seulement!

 

-Ca fait tellement longtemps que j’attends ça.

 

-C’est vraiment trop bon, défonce moi plus fort.

 

-Là, je te retrouve bébé. Ca vient…

 

-Reste en moi. Donne moi tout… Merde, t’est bon quand même, c’est dommage que tu sois un…

 

-C’est toi qui est bon. Tu voulais dire quoi.

 

-Dommage que tu sois un salop.

 

-Tu m’en veux encore à ce point là.

 

-Non.

 

-T’inquiète, je vais me faire pardonner. Que dirais-tu de revoir Gina mardi prochain?

 

-Faut voir dans mon agenda si je suis libre.

 

-Gina… Du shopping à Milan…?

 

-On doit vraiment attendre jusque mardi?

 

-On peut partir lundi, il suffit que je fasse avancer la réservation d’hôtel.

 

-Je te préviens, je ne t’attendrais pas sagement à l’hôtel si tu as des tonnes de rendez-vous.

 

-J’en ai juste un, et ça devrait te plaire. Une vente aux enchères!

 

-Tu as des vues sur quoi?

 

-Un portrait de famille, dérober pendant la révolution française à Malines.

 

-Fichus français…

 

-Et ça te fait rire en plus.

 

-Je ne vais pas pleurer, j’y croyais tu sais avec mon breton…

 

-Ce n’était pas moi.

 

-Non, ce n’était pas toi… Qui peut bien téléphoner ici? Je croyais la ligne désactivée, je n’ai jamais payé de facture de téléphonie.

 

-Alyne, j’avais promis de la prévenir! Excuse moi auprès d’elle.

 

-Maman?

 

-Enfin, ravie d’entendre le son de ta voie! Je me suis fait un sang d’encre.

 

-Comment cette ligne fonctionne t’elle encore?

 

-Je n’ai jamais eu le courage de la résiliée. Mais là n’est pas le sujet, d’ailleurs si tu ne te déchargeais pas de toutes tes affaires sur ta pauvre mère. Francis est là?

 

-Oui!

 

-Quel dépit dans la voix! Pas de bêtise! Je sais que tu es adulte mais bon… Je ne lui ferais jamais confiance.

 

-T’inquiète donc pas.

 

-Ne te moque pas, je suis sérieuse, quand rentres-tu?

 

-La semaine prochaine.

 

-Que comptes-tu faire là-bas tout ce temps.

 

-On va faire un petit voyage en Italie.

 

-Voilà que tu nous remets ça. Dis lui que si il joue encore avec tes pieds, toutes les maisons de bonne famille lui fermeront leurs portes! Je m’y engage.

 

-Maman vous exagérer, dis lui bien! Sur ce bon voyage.

 

-Ma mère m’a raccroché au nez! Je crois qu’elle te déteste…

 

-Pourquoi dis-tu ça? C’est elle qui m’a aidée à te retrouver.

 

-En gros, tu ne seras plus accepté à aucune table de son agenda si tu triches encore.

 

-Madame la comtesse serait prête à me brisée.

 

-Tu arriverais encore à t’en sortir pas vrai.

 

-Dis bébé, j’ai faim…

 

-Oh t’exagère.

 

-Non j’ai vraiment faim, pas toi?

 

-Allons en ville dans ce cas. J’ai envie de croquettes de crevettes.

 

On a été à pieds en ville, j’ai choisi le restaurant de prédilection de ma mère à Dehaan, dans une atmosphère belle époque, on s’est régalé, enfin moi j’ai savouré. On est rentré par la plage, sur l’initiative de Francis, on a pataugé dans la mer. Dans son pantalon de lin et sa chemise blanche, il se fondait dans le décor, je ne me souvenais plus de ce charme et charisme qui émane de lui, je ne me souvenais pas non plus qu’il a au moins 25 cm de plus que moi! Ce qui fait que quand je veux le regarder, je dois lever la tête et qu’il s’en aperçoit immédiatement.

 

-Qu’est-ce que tu regarde?

 

-Rien!

 

-Menteur…

 

-Ben toi!

 

-Et ça te plait.

 

-Tu m’as toujours plut.

 

-C’est réciproque.

 

-Tu ne m’enlèveras pas de la tête qu’on est en train de faire une belle bêtise.

 

-Ils s’en remettront. En disparaissant une semaine, ils auront eu le temps de se faire à l’idée.

 

-Mauvais. Moi, je lui ai dis à Ben que je le quittais.

 

-Moi, je ne donne pas de nouvelles, chacun sa méthode.

 

-Comme ça quand tu te seras lassé de moi, tu pourras vite retourné dans ses bras, prétextant un moment d’égarement.

 

-Que tu es bête.

 

Et un baisé, un beau baisé d’amoureux sur la plage… Qui aurai pu passé inaperçu si un groupe de jeunes ados n’avaient pas applaudit et siffler sur la plage. Francis les a saluer, il a mis un bras sur mes épaules, m’a attiré tout contre lui et nous sommes retourné comme ça à la villa. On s’est battu avec une vieille antenne dans le grenier, mais sans succès, impossible de capter quoi que ce soit. Il a un peu râler sur ma qualité d’hôte et de proprio, ce qui m’a fait rire. Après lui avoir dit que je n’avais pas besoin de télévision en vacances, j’ai donc ressortit du placard à jeux, un jeu de dames et les petits chevaux (j’ignore le nom de ce jeu en français, un jeu style celui de « l’oie ») et ça nous a divertit une bonne partie de la soirée. J’ai ensuite allumé un feu dans la cheminée de la chambre, les nuits sont déjà froide à la côte, on s’est endormi l’un contre l’autre tout simplement. Vers 10h du matin, j’ai été réveillé par sa voix, il était au téléphone dans une pièce voisine, déjà je l’avoue, j’étais aux aguets. J’ai donc été dans sa direction, il était accoudé à une poutre apparente de soupente, en boxer, super sexy entre parenthèse. Au téléphone, je compris qu’il demandait à avancer sa réservation à Milan, dés qu’il m’aperçu, il me fit un clin d’œil et continua sa conversation. De mon côté, je passais derrière lui, je lui fis dans le dos quelques petits bisous, de ceux qui chatouillent, font frissonnés, je descendis à hauteur de ses fesses que dans un premier temps je mordillais à travers son boxer noir Armani, petit bout de tissus que je fis vite glisser sur ses chevilles… La suite, vous vous en doutez, quand il a raccroché, j’étais en lui.

 

-Alors monsieur Flavien, que faites-vous là?

 

-Tu ne pensais quand même pas que ton tour n’allait pas venir.

 

-Continue à y aller en douceur, il y a un bail que plus personne n’est entré par là.

 

-Fait pas celui qui n’aime pas ça.

 

-T’ai-je dis d’arrêter?

 

-Non…

 

-God! C’est bon bébé!

 

-Je sais… Chuuut!

 

Deux jours et deux nuits câlines plus tard, nous étions à Milan!

 

Vous voulez savoir la suite, ou vous êtes déçu, je suis prêt à tout encaisser... Mais manifestez-vous que vous aimiez ou pas!

 

Par flav1982.over-blog.com - Publié dans : Flav/Francis 2011 - Communauté : Communauté gay
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Jeudi 22 septembre 2011 4 22 /09 /Sep /2011 00:18

L’histoire se suit et se ressemble, j’écris de Dehaan dans cette bonne vieille villa en bord de mer, je tente de mettre une fois de plus mes idées au claire. Moi qui pensait pouvoir ne donner en suite que du train train quotidien, soit le résultat de deux être qui se trouvent. C’était me surestimé! J’ai l’impression d’être quelqu’un de pitoyable. Mais commençons par le début.

 

Flav, c’est moi, un peu globe trotteur, un peu fleur bleu, juste un peu beaucoup… Je vous laisse juge. Je ne suis plus tout jeune, plus proche des trente ans que des vingt. Si vous me lisez depuis le début et que vous suivez, dernièrement je roulais ma bosse en Bretagne. J’étais tombé sous le charme d’un grand français, à l’accent français! Ca ne veut rien dire pour vous, et pourtant quand on est d’origine flamande, on peut trouver cela savoureux, cet accent, enfin le sien… J’aime beaucoup.

 

Benoît est maire, en été, il a fort à faire avec les touristes et les problèmes qu’ils engendrent. Moi de mon côté, j’ai lancé en Belgique, une petite affaire, elle démarre tout doucement, prise en main en mon absence par une alliée de confiance et efficace: ma mère. Du coup, ne sachant plus me passer de lui, j’ai mis dans son coffre quelques affaires persos, et dans la tanière du loup, j’ai tenté de me faire une place.

 

Dans son univers, l‘oiseau a fait son nid, mais de « réceptions » en déception… Je me suis lassé. J’ai fini par ne plus l’accompagner. Comment décrire ces endroits ou chaque soir nous devions nous rendre, des salles de fête plus sordide les unes que les autres, tout le monde connait tout le monde, et c’est à celui qui boira le plus et payera la prochaine tournée. On vous raconte cent fois les mêmes histoires, des évènements auxquels vous n’avez pas assisté, et même avec toute la meilleur volonté du monde, impossible de rebondir sur un quelconque sujet. Trois semaines de migraine et Flav bouquine, bronze dans le jardin ou à la plage, moi qui ne suis pourtant pas asociale, enfin je ne le pense pas, je n’ai même pas réussi à me faire un ami de moins de septante ans dans son bled.

 

Aussi, comme je me décidais à partir, je l’en avertis, du coup il tente de me retenir, il me sort quelques kilomètres plus loin de son fief, je continue de découvrir sa région, il a fait des efforts, je ne peux pas le nier. Il a même inviter Francis et son compagnon quelques jours. Tout simplement car je lui avais confier avoir envie de parler un peu néerlandais, lui qui me perfectionne sans cesse en français. Mauvaises idées!? Je ne sais pas… L’intention était bonne.

 

Je me trouve beaucoup d’affinités avec le nouveau moi de Francis. Il a quelques années de moins que moi, et passe le même calvaire par lequel je suis passé. Il l’aime, et lui n’aime personne.

 

Je pense que je risque d’en choquer plus d’un, alors qu’autant se reconnaîtront dans les lignes qui vont suivre. Quand on a partagé un bout de chemin avec quelqu’un, même si ça c’est mal finit, même si on se souvient plus des mauvais moments que des bons, dés que l’on passe un peu de temps ensemble, il y a des automatismes, de la complicité qui refait surface comme si de rien n’était.

 

Des yeux qui se suivent lors de conversation, des silences lourds de sous entendu et ses mots qui glacent les nouveaux venus dans vos vies: « tu te souviens… », « tu te rappelles de… ».

 

Quelques exemples concrets: nous sommes à quatre en train de lire les menus des potentiels restaurants ou dîner. Benoît propose que nous options pour l’enseigne « Chez Thomas », une formule menu quatre service lui plait. Francis affirme que ce n’est pas un bon choix, à moins que je raffole du pesto après avoir détesté ça quand j’étais avec lui. Je ne savais plus ou me mettre, leur tête à tous les deux! J’ai beau eu bredouillé que je prendrais à la carte… Je ne vous dis pas l’ambiance du repas: d’un côté un qui râle car son homme, ne se soucie jamais de ses préférences culinaires de l’autre un Benoît qui lance un concours « à qui connait le mieux le « Flav » », cette bête curieuse assise à la table! Avec évidemment un Francis qui en remet une couche.

 

Un autre soir, alors que nous prenions l’apéro chez Benoît, Peter fait passer les plats d’amuse bouche en toute innocence et serviabilité. Il dirige vers moi, un plateau de chips, Francis lui dit que je n’ai jamais aimé ce genre de saleté, et me propose un plateau de toast qu’en effet j’affectionne. Le ton de sa voie? Le fait qu’il avait raison? En tout cas, Benoît plus qu’irrité affirme que je n’ai jamais craché sur un chips. J’en prends un, et propose une partie de badminton pour faire diversion. Mauvaise idée, Peter et moi n’avons pu qu’assisté à un combat de coqs, qui s’en prenaient à leurs co-équipiers à chaque coup perdu.

 

Un autre soir, alors que Benoît menait la conversation sur un projet de hall omnisport. D’un œil, je détaillais Francis, son polo Ralph Machin, mettait bien en évidence ses pectoraux, les boutons ouverts laissaient entrevoir un torse parfaitement bronzé. J’avoue ceci, sans trop de difficultés pour l‘avoir plus d‘une fois vu nu, j’imaginais Francis sans ses vêtements non sans quelques envies… Celui-ci toujours attentifs à tout, à vite repérer que je le détaillais, et non sans quelques fiertés, j’ai reconnu ce sourire de victoire sur son visage, pour s’assurer que je sois au fait, il a bien entendu jouer avec les pans de son col. Il a même eu le culot de me faire un clin d’œil sous le nez de nos deux compagnons.

 

Nos mecs vacant à leurs occupations avec Peter, nous allions souvent nous promener sur la plage. Là, il s’abandonnait à des confidences, je tentais de le conseiller au mieux, sans jamais rien trahir de mon passé commun avec Francis. Et je n’ai rien vu venir. Il m’a dit quelques choses ressemblant à:

 

-Moi, si je t’avais plutôt rencontré au lieu de lui, tout parait si simple avec toi!

 

Le meilleur suit ses paroles, et hop un mickey auquel je vous rassure, je n’ai pas répondu.

 

-Je ne sais pas ce qu’il m’a pris Flav. Excuse moi!

 

-C’est rien va…

 

Ce n’était vraiment rien pour moi. Je n’ai que de la pitié pour Peter, de l’amitié et curieusement, rien n’a changé depuis ce baisé. Quelques jours plus tard, ils repartent en Belgique, lors des embrassades, au contact de Francis, je ne peux le nier, j’ai encore ressenti quelque chose de fort. Mon cœur s’est accéléré, sans doute en guise d’avertissement! Ne t’approche plus de ce mec.

 

Le soir de leur départ, assis dans le jardin torse nu, je me vois un bourrelet, je me redresse immédiatement, regarde mon reflet dans la fenêtre la plus proche. Benoît rigole de me voir m’assoir, me lever, et tâter mon ventre.

 

-Il y a un clou sur la chaise longue?

 

-Regarde ce truc!

 

-Je ne vois rien?

 

-Si dés que je m’assieds, j’ai un bourrelet. On ne fait que manger ici, trois fois par jour en plus comme des ogres.

 

-Tout le monde bourrelette une fois assis.

 

-Je peux t’assurer que non.

 

-Viens pas chercher des compliments, style je suis complexé alors que tu es parfait.

 

-Il faut que je me bouge absolument.

 

-Tu n’as pas de bourrelet.

 

-Si c’est terrible! Je vais refaire de la course tous les jours.

 

-Moi, je sais comment faire en sorte que tu t’agites dans tous les sens.

 

-Je suis preneur monsieur le maire. (Avec un peu d’imagination, à moins que je doive vous faire un dessin, lol)

 

Dés le lendemain, je me suis remis à la course, dans les chemins des douaniers, je me suis dépensé un maximum tous les jours. En courant, j’ai plus d’une fois croisé un beau mec, entre trente et quarante ans, bien bâtit, cheveux brun en broussaille, sourcils épais et les yeux sombres. Au bout d’une semaine, il m’a abordé. On a vite sympathisé, on s’est mis à courir et faire nos exercices ensemble. Il m’a parlé de sa petite fille, ayant sa garde pour tout l’été, il loue pour elle une maison par là, une fois informé sur ce point, vous serez d’accord pour dire: hétéro, sympa ne pas espérer quoi que ce soit.

 

Est peut-être en cause le vent de la Bretagne, ou les courants celtiques et marins, un matin comme les autres après avoir fait notre circuit, quelques pompes et abdos, je ne sais pas ce qu’il lui a pris, il m’a embrassé. Mes lèvres se sont entre ouverte, sans pour autant répondre à son invitation, je me suis laissé faire, non sans un réel petit plaisir.

 

-Mais enfin qu’est-ce qui te prend Raph?

 

-Rien, j’en avais envie depuis un moment.

 

-Mais tu es fou! Ta fille, ta femme sans doute!

 

-Allez mec, on va refaire un petit tour pour t’aérer les méninges, tu en as grand besoin. Je suis divorcé depuis un bail au fait.

 

Je n’ai rien trouvé à lui répondre, de toute façon, il ne m’a pas laissé le temps, il est repartit en courant, moi je ne sais pas pourquoi je l’ai suivis. J’ai même eu du mal à arriver à son hauteur. Il a paru satisfait du fait que je le suive, en haut d’une montée, il m’a saisi par les épaules, m’a embrassé pour la seconde fois en 20 min. J’ai répondu à son baisé, c’est sans doute pour cette raison qu’il a laissé ses mains vagabonder un peu partout, frôlant même mon intimité au garde à vous. Quand sa main c’est fait plus pressante, ou explicite au choix, j’ai commencé à réaliser, et j’ai finis par lui dire que je devais y aller. En repartant vers chez Benoît, je l’ai entendu me crier:

 

- A demain comme d’habitude, même heure, même endroit…

 

Je ne lui avais jamais parlé de Benoît, pour une fois que je me faisais un ami dans ce bled, je n’avais pas envie qu’il prenne peur puisqu’il était censé être hétéro, père de famille. On en reparlera de ce soit disant radar! Le mien ne devait pas être en option. En même temps rien dans sa façon de parler, d’être, ne m’avait mis la puce à l’oreille, aucun soin vestimentaire, une belle gueule certes, mais pas un visage d’ange, d’épais sourcils, un menton carré, un look de rugbymen un peu.

 

Le lendemain, je n’ai pas été courir, le surlendemain non plus, le troisième jour, j’ai changé mon heure, mais il a du s’en douter que je procéderais de la sorte, au détour d’un chemin, il est apparu et il a couru à ma hauteur.

 

-Tu me fuis.

 

-Pas du tout!

 

-Menteur.

 

-Pourquoi nier, tu es autant attiré par moi que je le suis par toi.

 

-Qu’est-ce que vous en savez?

 

-On ne se tutoyais pas?

 

-Si.

 

-Mais, je suis déjà avec quelqu’un et je ne suis pas du genre à faire porter des cornes.

 

-Ha c’est donc ça! Et bien je l’envie, on peut toujours continuer à faire du sport ensemble, pour une fois que j’arrivais à frayer avec quelqu’un ici.

 

Je suis partit dans un beau fou rire dont j’ai le secret. C’est plutôt rassurant de savoir ne pas être le seul à ne pas sympathisé avec les autochtones. Aussi on a « topper » pour reprendre son expression, et on a continué à faire du sport ensemble. Je n’ai jamais rien dit à Benoît, j’ai juste fait une allusion ou deux à un type avec qui je courais parfois, mais il n’a même pas relever.

 

Alors qu’il ne se passait rien d’autre avec Raph que de l’amitié, avec Benoît on s’est éloigné, des petites disputes commençaient pour des bêtises, et la fusion des débuts disparu. Aussi il y a quelques jours, alors que je tenais Raph par les baskets pendant qu’il faisait une série d’abdos comme il peinait à finir sa série, sur le ton de la rigolade, je lui dis, tu en refais dix de plus d’affilées et je t’embrasse.

 

-Mauvais, mais je suis cap.

 

Il en a fait six de plus et je l’ai embrassé dans un rouler bouler alors qu’il était étendu au sol. Il sentait bon le mec, on était un peu dégoulinant aussi dans la poussière des sentiers, je ne vous dis pas dans quel état nous étions.

 

Il m’a invité à dîner, j’ai accepté son invitation, de toute façon c’était ça ou attendre tard le soir le retour de Ben d’un énième conseil et donc passer la soirée seul devant une télé.

Par flav1982.over-blog.com - Publié dans : Benoît - Communauté : Roman gay Rose
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