Mercredi 11 janvier 3 11 /01 /Jan 00:38

 

 

 

Rappel: Flav: à savoir moi! Sors à ce moment du récit avec un vieil ami, que les fidèles du blog connaissent bien: "Francis". Nous sommes en Italie chez Gina, une amie connue pour ses nombreux mariages et divorces tout aussi bien réussi.

 

Un Francis qui s’excuse, qui fait en sorte que je ne m’ennuies pas. Le lendemain matin, j’avais envie de lui faire la tête, mais lui était en forme et avenant. Alors que moi le matin, et bien je ne suis pas du matin. Mais bon, un petit déjeuner servis à quelques mètres du lit, merci Gina, un Francis en serviette de bain, qui vous regarde en souriant un verre de jus d’orange à la main… Flav fond comme neige au soleil. On se prépare, on part, Gina veut absolument que nous allions lui acheté une bague, tandis que Francis part à sa vente aux enchères. Chez le bijoutier, Gina essaye de tout, on s’amuse à essayer des bagues de fiançailles, si Gina en a une belle collection, moi de me passer un anneau au doigt, j’ai beau regarder ma main, en plus de cette sensation étrange d’inaccessibilité devant le symbole religieux que cela implique, ça ne me va pas, je n’ai pas de belles mains après tout. J’achèterai cependant une montre pour Francis, pour lui faire un cadeau mais aussi car je soupçonne que celle qu’il porte est un vestige de sa relation précédente. Je n’aime vraiment pas cette montre de masse en plastique on ne peut plus criarde qu’il porte en ce moment. Un beau bracelet de cuir brun, un cadran moderne non sans rappeler celui d’une grande marque Suisses, du tendance chic qui lui ressemble plus.

 

Nous retrouvons Francis chez Gina, il est déçu de n’avoir pas gagner ses enchères. Aussi il semble apprécier mon intention.

 

-Ca ne m’étonne pas que tu n’aimes pas cette montre. Gina la donnera bien à quelqu’un de son personnel .

 

-Je trouverai bien… Mais ne fait pas cette mine là Loulou, il n’y a pas mort d’homme on trouvera bien autre chose.

 

-Je me demande bien ce que vous fomentez vous deux?

 

-Oh, je voulais te faire un cadeau, mais il m’est passé sous le nez.

 

-Si ce n’est que ça, tu en fais toujours de trop Francis…

 

-Celui-ci devait être différent.

 

-Tu m’en diras temps! Bon on va se préparer pour la Scala les amis?

 

Après un opéra qui a fait bailler Gina tout le long et un Francis tirant toujours la tête pour sa non acquisition, nous sommes rentrés, comme j’étais un chouya fatigué, j’ai été me coucher tôt tandis que les trois autres ont prolongé la soirée. Je me suis donc levé de bon heure, après avoir pris seul un petit déjeuner, tandis que je m’apprêtais à partir pour le Castello (le plus beau musée d’Italie), seul assis dans un salon un petit garçon de huit ans.

 

-Bonjour toi, tu es l’enfant de qui?

 

-…

 

-Tu non capisci quello che dico?

 

-Capisco, mia madre é francese.

 

-Et que fais-tu ici?

 

-Attendo papa.

 

-Tu n’as rien pour jouer? Je vais demandé en cuisine, tu aimes dessiné.

 

-Un poco.

 

-Un grande o un po poco?

 

-Grande grande…

 

-Vient avec moi, tu veux.

 

En cuisine j’appris qu’il était le fils de l’amant de la patronne. Un petit malheureux d’après eux, qui passe toutes ses vacances dans leurs pattes. Comme il n’avait rien pour lui jouer, j’ai donné quelques euros au chauffeur pour qu’il aille acheté crayons, livres à dessiner, et un ballon de foot surtout car apparemment, c‘est-ce qu‘il regrettait le plus de ne pas avoir emporter de chez sa mère. Au lieu d’une visite dans les musées, je me suis retrouvé gardien de but parmi les massif de Gina.

 

-On te cherchait partout Flav! Mais je vois que tu t’es fais un ami. Come é Raffaello?

 

-Bene, si gioca con noi?

 

-Une autre fois.

 

-Tu savais que Gina était belle mère?

 

-Ne lui dis surtout pas, tu te doutes qu’elle n’est pas vraiment…

 

-Emballée par l‘idée?

 

-Voilà! Ca te va bien le babysitting par contre… Allez les gars, Gina nous attends et ne salissez pas ses tapis avec vos pieds.

 

Dans un moment de tête à tête qui suivit de quelques jours la rencontre de Raffaello. Un petit ket avec qui dés que possible je passais du temps, car j’avais pitié de ce bambin livré à lui-même, si affectueux pourtant. Francis me dit que ça m’allait bien les enfants, qu’on devrait peut-être en avoir un ensemble. Ma première réaction, un peu stupide, a été de rire. Je me demandais qui de nous deux allait le porter cet enfant! Ensuite, l’idée me séduit en fait, mais je ne vois pas Francis s’occupé d’un enfant, ni moi d’ailleurs. Et pour couper court, je lui dis qu’il était bien trop volage et changeant que pour pouvoir s’occuper d’un enfant. Il a très mal pris mes propos, peut-être avais-je été un peu sec? Toujours est-il qu’il me bouda, et plus j’essayais de lui faire mes excuses, plus je m’enfonçais dans l’idée que c’était de toutes façons impossible et pas sérieux.

 

-Tu sais on ne peut pas faire à un enfant ce que l’on fait à un amant. En changer quand on est lassé!

 

-Charmant vraiment, ce que tu penses de moi me va droit au cœur.

 

-Tu comprends ce que je veux dire quand même. Tu n’es jamais lié à rien d’autre que ton travail et des enfant c’est pour la vie.

 

-C’est un peu comme un mariage.

 

-Avant que les nouvelles mentalités ne le galvaude.

 

-Epouse moi.

 

-Bête.

 

-Je suis on ne peut plus sérieux, veux-tu m’épouser Flavien Biamonds. J’avais plutôt imaginé d’inviter nos familles et amis et de mettre un genoux au sol et te faire une demande dans les formes. Mais je crois que le moment est, on ne peut mieux choisit. J’avais imaginé cette demande tout autrement avec pleins de gens autour de nous, j’aurai eu moins peur d’un refus éventuel et je n’aurai pas à meubler en attendant ta réponse. Mais ce n’est pas plus mal finalement, tu me reproches à l’instant de n’avoir jamais été lié à rien et bien je veux finir ma vie avec toi.

 

Un enfant, un mariage, l’idée est concevable, dans l’air du temps, séduisante… Mais toujours ce «

 mais », qui en entraîne plein d’autres. Tout aurai été si simple avec L, tout est si compliqué avec Francis, arf voilà que je regarde à nouveau vers le passé! Regarder vers l’avenir, je n’y parviens pas, alors que le moment présent se serait mentir que de dire que je ne l’apprécie pas. Je pourrais même savourer ces instants, si je ne me disais pas d’emblée qu’ils finiront tôt ou tard.

-Donne moi un peu de temps Francis…

 

-Ca fait dix ans que j’attends…

 

-Quelques mois de plus ou de moins, n’y changeront donc rien. Allons retrouver Gina, je crois qu’il est temps que je rentre chez moi…

 

-Je me demande bien où c’est chez toi?

 

-Partout ou je suis heureux ou l’ai été, mais ça tu ne peux pas comprendre.

 

-Non à peine, pourquoi crois-tu que je garde la maison de Bruxelles?

 

-…

 

Nostalgie quand tu nous tient, nous ne sommes pourtant pas encore aux fêtes de fin d’années… Comment oublier cependant?

 

-Tu sais Francis, j’ai à plusieurs reprises mis les pieds chez toi là-bas, tu n’y habitais plus d’après Guy.

 

-Sans toi ce n’était plus pareil, c’est aussi simple que ça.

 

-J’aimais bien cette maison.

 

- Alors, on attends quoi?

 

-Je n’ai plus l’âge d’attendre mon amant chez lui.

 

-Tu aimais bien ça pourtant.

 

-C’est vrai…

 

-Rentrons! Je vais prévenir Gina que le mariage est reporté! Qu'on la recontactera le moment venu...

 

-C'est pour ça ses excursions sans aucun sens à me demandé mon avis sur des tas de trucs.

 

-Je voulais te faire une surprise...

 

-Mooon que tu es choux, je n'aime pas les surprises de ce genre!

 

 

 

Et nous voilà de retour à Bruxelles, je préviens Alyne que je passerais la voir le lendemain, et en raccrochant mes yeux s’attardent sur le vieux combiné de téléphone, puis sur les peintures, ainsi que sur quelques éléments de déco. Cette maison a mal vieillie, elle aurai besoin d’un bon bain de jouvence, tout comme les plates bandes du jardin. Seul la chambre me plait, quoi que j’y changerai bien aussi les couleurs. C’est la dernière pièce qu’il avait fait refaire aussi.

 

-Content d’être là bébé?

 

-Oui.

 

-C’est un petit oui ça!

 

-Et bien je trouve que ta maison a mal vieillie.

 

-C’est vrai qu’elle est négligée depuis pas mal de temps. Ca te dirait qu’on refasse la déco ensemble?

 

-Ensemble vraiment?

 

-Mais oui!

 

-Ce qui voudrait dire que ce qui ne me plait pas, s’en va.

 

-Heu doucement, faudra que nos choix s’accordent, si tu aimes et que j’aime on achète, dans le cas contraire, on ne prend pas.

 

-Ca promet de belles disputes ça!

 

-Mais non!

 

-Je crois que nous n’avons pas les mêmes goûts déjà pour commencer. Il y a trop de bling bling pour que ce soit chaleureux chez toi. Il faut épurer un peu mais surtout retirer tous ses vieux voiles et drapés des fenêtres, changer les couleurs.

 

-Dés demain j’appelle Sonia, c’est elle qui m’avait conseillé pour les rideaux.

 

-Dans ce cas, ne l’appelle surtout pas.

 

-C’est vrai que tu as raison…

 

-J’ai toujours raison, et j’ai de bonnes personnes à contacter pour nous transformer tout ça.

 

-Bon bon… Mais nous superviserons tout!

 

-Je ne demande pas mieux que de faire quelque chose avec toi.

 

-Là, j’ai justement envie de faire un truc avec toi.

 

-Si tu m’avais laissé finir ma phrase, j’aurai dit quelque chose d’autre que baiser!

 

-Ohhh mais ne me dit pas que tu n’en as pas envie, faut pas être aussi bandant, c’est de ta faute après tout.

 

-Tu exagères toujours!

 

-Huuum, je sais que tu es tactile bébé, que tu ne résistes jamais bien longtemps. Rien qu’en touchant ses deux galbes bien rebondit au travers de ton pantalon, je sais que ça te rend déjà plus enclin.

 

-Même pas vrai!

 

-Et si je fais descendre tout doucement ce pantalon le long de tes jambes jusque sur tes chevilles, que j’embrasse comme ça l’objet de tous mes tourments… Tu en frémis déjà d’aise…

 

-Goujat!

 

-Et si je commençais à te rendre mien en usant de la dextérité de ma langue?

 

-Huuum, t’arrêtes surtout plus maintenant que tu as gagné!

 

Je me suis retrouvé le torse plaqué sur une console du salon, Francis en moi, à haleter comme un malade, moi j’ondulais de plaisir en profitant au passage pour faire tomber un affreux perroquet de faïence.

 

-Si tu as envie de casser autre chose, dit le moi, je t’y conduis…

 

-L’expression grimper au rideau, ça te tente?

 

-Ma fois… Un peu d’acrobaties.

 

-Ils sont vraiment moche tes rideaux…

 

-Mais bien accroché!

 

-Vas-y plus fort!

 

Tandis que les jambes en étau autour de la taille de Francis, il continuait à me limer, je tentais de tirer sur les tentures de la pièce, mais il me fallu l’aide de Francis pour en arriver à bout, qui dans un élan nous a fait rouler dedans, lit improvisé dans lequel nous avons terminé nos ébats. En me levant pour me rhabiller j’en ai profité au passage pour faire choir deux trois bricoles.

 

-Ca t’amuse?

 

-Je ne comprends pas, tout était si beau ici avant, tu as vraiment fait n’importe quoi de cette maison. Ha! Laisse moi deviner, on a laissé ses poulains mettre leurs touches partout?

 

-C’est surtout la dernière décoratrice que je n’aurai jamais du choisir. Je voulais tout changer un moment, certains recoins me rendaient triste des bons moments passés…

 

-Mooon que tu es mimi… Va savoir si c’était ceux passé avec moi.

 

-Heu ne casse pas ce vase là, il est dans ma famille depuis…

 

-T’inquiète, je sais reconnaître du Sèvres à d’affreuses postiches modernes.

 

-Demain, on ira faire les boutiques.

 

-Je connais un bon peintre pour commencer.

 

-Tu y as goûté?

 

-Non, mais j’aurai bien voulu.

 

-Tu me charries?

 

-C’est si facile… que non! Tu sais ce qu’il serait super de faire construire! Une véranda rétro avec un toit de tuile donnant sur le parc! Pour prendre le petit déj, ce serait vraiment bien.

 

-Hum, pourquoi pas… Mais j’attends toujours une réponse.

 

-Tu m’avais posé une question? J’imaginais déjà cette nouvelle pièce.

 

Pas là maintenant, en Italie!

 

-Han, tu as l’air d’y tenir…

 

-Je ne vais pas refaire faire notre nid, si je ne suis pas certain que tu veuilles passer le reste de ta vie avec moi.

 

-Francis, Francis, … Tu es toujours un train en retard. Si seulement tu m’avais proposé ça il ya quelques années, j’aurai crié oui dans toutes les rues du quartier. Avertit Alyne, Gina, Olga… J’aurai été le mec le plus heureux du monde.

 

On sonne au portail, quelques minutes après à la porte.

 

-Merde qui ça peut bien être. On reprendra cette discussion plus tard jeune homme.

 

-Ta braguette!

 

Je vous le donne dans le mil! Qui se pointe au bon moment: l’ex à Francis, celui avec qui il était venu en Bretagne chez Benoît, celui qui me faisait de la peine, celui à qui j’ai piqué le mec… Oh mon dieu, et il me fait la bise, pense que je suis en visite chez Francis qui est en travaux. Je prends l’initiative de les laisser seul, il est venu pour parler, ça coule de source. Mais c’est plus fort que moi, je veux savoir ce qu’ils se disent. Connaissant bien la maison, je sais ou aller me cacher. Je n’en suis pas très fier, ce n’est pas très beau, mais je l’ai fais. Je ne sais pas si j’aurai du, je ne sais pas ce que j’aurai dis à la place de Francis. Je ne sais plus vraiment ce qu’il a dit. Je me souviens de quelques bribes, de celles qui font mal. Je vais vous résumer ça un maximum, Francis a admis avoir passé de bons moments avec lui, l’autre évidemment a renchéri. Mi désespéré, mi dépité, l’énumération de quelques souvenirs qui leurs sont propres, m’ont fait bondir ou étonné. Parfois il l’a emmené dans «

 nos endroits », ils s’en sont trouvé mais je n’ai retenu que ceux me rappelant des souvenirs perso avec Francis. Je me suis dis sur le coup, il emmène toutes ses conquêtes aux mêmes endroits, pauvre Flav qu’est se que tu croyais… Je les entendais distinctement, il m’était facile de les imaginer…

 

 

Par flav1982.over-blog.com - Publié dans : Flav/Francis 2011 - Communauté : Roman gay Rose
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