Jeudi 24 février 4 24 /02 /Fév 15:41

Pour remercier les quelques fidèles lecteurs qui laissent des commentaires et avant mon prochain voyage qui sonne sans doute le glas du blog... Et surtout grâce à cette fichue grippe qui me cloue au lit et me laisse du temps libre, voici un nouvel épisode un peu plus long que d'habitude (modifié le 25/02).

                             Le blog est vraiment en surcis, si vous voulez qu'il perdure, n'hésitez pas à le faire tourner partout autour de vous, à laisser vos impressions, bonnes ou pas... Bonne lecture à tous!

 

Je me suis réveillé le premier. Lui dormait à point fermer, coucher sur le ventre, la tête dans les oreillers, je regardais sa silhouette sous les draps après m'être redressé. Si j'étais fumeur, je crois que le moment aurai été idéal pour m'en griller une. J'aimerai vous dire que je pensais à quelque chose en particulier, mais non, je le regardais, je le devinais avec envie.

-Qu'est ce que tu regardes comme ça?
-Toi!
-Ca va alors. Je peux me retourner?
-Fait ce que tu veux... Il se retourna.
-Tu penses à quoi?
-A rien, je te trouve très beau...
-Le pire c'est que je ne fais rien pour ça.  
-Ventard.
-Non, je te jure que c'est vrai quand veux-tu que j'ai le temps pour faire du sport avec le resto et tout ce qui tourne autour.
-Les mystères de la génétique.
-Fait pas celui qui est moche non plus...
-J'ai été bien mieux pourtant.
-Moi c'est maintenant que je t'aime.
-Oui, nous c'est maintenant.
-Tu es songeur?

Il viens de me dire : «  je t’aime », qui ne le serais pas ?
-Non, je suis toujours au même constat qu'il y a quelques secondes, tu es vraiment trop beau!
-Trop beau? Tu me fais quoi là?
-Rien du tout.
-Arrête ton char.
-Bon le fond de ma pensée, c'est que tu es vraiment le specimen le plus séduisant que j'ai glissé dans mon lit. Je crois que je ne devrais pas te dire ce genre de chose.
-C'est flatteur, j'aime, il y en a eu beaucoup?
-Je crois qu'il est un peu tôt pour passer en revue les exs, sans doute quelques uns comme toi et je préfère ne pas savoir pour le moment.
-Comme tu veux, pour moi le sujet n'est pas tabou. Qu'est se que j'ai bien dormi! Comme quoi les clichés des vieilles maisons toutes froides...
-La chance qu'on a c'est que le mobilier de la pièce est fin 19ème, début 20ème. En faisant du sur mesure, on peut mettre dans ses vieilles carcasses les literies actuelles, et mes grands-parents ont en leur temps mis une belle grosse chaudière dans la cave et le chauffage central dans la moitié du bâtiment du coup... Je t’ennuie sans doute.
-Du tout. Ca fait quoi de vivre ici dedans?
-Ben on rêve d'Ikea! Non je déconne, j'ai toujours connu cette maison, mais j'ai aussi grandi dans des maisons de taille plus modeste, même vécu ailleurs. Je crois qu'on attache sans doute plus de valeurs aux souvenirs de famille, puisqu'ils sont partout. Ici c'était la garçonnière d'un grand-oncle qui a fait une carrière militaire pendant la première guerre, la pièce est assez simple, c'est pour ça que je l'ai choisis, j'irai te montrer après quelques bijoux de la maison, des pièces dans lesquelles personnes ne vit.
-Simple, simple...
-Juste des boiseries, du mobilier ciré, crois moi c'est simple à côté des stucs et autres falbalas.
-C'est fou quand même, tes ancêtres devaient être mégalo!
Il sort des draps, fait le tour de la pièce nu comme un verre, il se dirige vers ma console photo. Je sais les photos de ceux qui s'y trouvent, je le laisse regardé, j'attends une de ses questions qui va nuir à l'ambiance, elles ne viennent pas, aussi je me dirige vers la salle de bain, en ressort avec un peignoir que je lui passe sur les épaules alors que j'ai passé de mon côté une serviette de bain autour de ma taille. Il passe les bras dans les manches, pendant qu'il noue machinalement le cordon, je pose ma tête sur son épaule.
-Là ce sont mes parents, sur ce pêle-mêle mes meilleurs amis Olga et Dave, la photo de groupe c'est en fait une petite bande d'amis avec qui nous nous réunissions souvent, cette photo là, j'avais 18 ans, pour une campagne photo, c'était Dave qui avait pris le cliché. Comme on était jeune sur ses photos, c’est dingue. Je te montrerai peut-être un jour mon book et les différentes photos qu'il a fait de moi.
-Et celle-là?
Je l'ai regardé ce cadre comme il y avait longtemps que je ne l'avais plus regardé. Celle ou je suis tout contre L sans être pour autant dans ses bras, contre lui pourtant je m'en souviens comme si c’était hier, moi je fixe l'objectif tandis que lui a un regard protecteur sur moi tout en étant souriant, attendrissant. Cette photo prise en biais, alors que nous essayons de prendre une pose passe partout imposée par le photographe, a été saisie sur le vif, c'est la seule que j'ai de lui ici. Faite de hasard, du coup d'oeil du portraitiste, dans son éternelle pull Ralph Loren, il semble veiller sur moi. Je ne sais pas pourquoi je prend le cadre et le couche sur la console côté photo pour ne plus la voir.
-Aïe!
-Crois-tu que le moment est venu des confidences?
-Elles peuvent encore attendre un peu si tu veux.
-Oui mais je dois remettre cette photo en place, excuse moi, j’ai été pris de remord dés que je l’ai retournée.
-Je t'avoue que ma curiosité est piquée au vif, mais bon...
-Que vois-tu sur cette photo?
-Un couple, à voir tes réactions depuis quelques minutes c'est indéniable, déjà Dave, j'ai cru à un ex, ici pas de doute.
-Ted et moi étions ensemble,... ma voie se brise, ma gorge se noue. Enfin nous étions un couple, jusqu'à cet accident d'avion ou...
-Ok,  j'ai compris, excuse ma curiosité.
-Non elle est toute naturelle, il y a pas mal de disparus sur cette console, je les mêle au vivant pour ne pas que ça face trop mortuaire, j'ai besoin de ses photos, je ne les regarde pas souvent mais je sais qu'elle sont là, et puis on ne les voit pas du lit.
-Pauvre ptit Flav.
-On va prendre une douche avant de passer par la cuisine?
-C'est que je n'ai pas trop envie de tomber sur quelqu'un.
-On est seul. Sauf si on compte Martine en cuisine.
-Pourquoi pas un bain?
-Car il faudrait aller dans une autre chambre, la baignoire  ici est d'époque et trop grande à remplir, ça prend trop de temps et la pierre ce n'est pas très agréable. Ma grand-mère disait qu'ils mettaient des draps tout autour.... Du coup, ça a été transformer en bac de douche géant. 
-Faut faire venir des racines et des ailes dans ta salle de bain.
-Ne rigole pas si vite, ils ne sont pas venu filmer dans ma salle de bain, mais ils ont déjà fait un reportage sur la maison. 
Dans la cuisine nous avons frôler la catastrophe quand Stephan a voulu se faire lui même son café, pas questions pour Martine qu'on empiète sur son térritoire, et nous avons quelques habitudes dominicales, elle nous sert toujours entièrement notre déjeuner.
-Assied toi et laisse toi servir, ça lui fait plaisir. Tu as vu comme il est costaud, si tu lui faisais tes oeufs sur le plat Ma.
-Tenminste hij honger heeft? Ik verspil niet eten! (Il a faim au moins? Je ne gâche pas de la nourriture!)
-Ik houd niet van afval. Ik ben erg hongering. (Je n’aime pas le gaspillage. J’ai très faim.)
-Parfait, et pour vous monsieur Flavien?
-Thé, et appel jam, merci.
Tout est rentré dans l'ordre, la fait qu'il sache se débrouillé en flamand, déjà elle était concquise, je me demande si il en sera autant pour ma mère. Après avoir remercié Martine, nous sommes remonté dans ma chambre.
-On fait quoi ptit?
-Je ne sais pas toi ce que tu as de prévu aujourd'hui?
-Ca dépend de toi en fait.
-Que proposes-tu?
-On pourait se remettre au lit, chez moi on aurait pu matter un dvd, ici...
-Prend la couette et les oreillers attend moi dans le hall, je te rejoins au plus vite. J'epère qu'il ne fait pas trop poussiéreux là-bas.
Je l'ai rejoins aussi vite que possible, je suis même arrivé éssoufflé, je devais juste prendre les clés. Et nous nous sommes dirigé vers la grange.
-C'est quoi ça?
-Ma grand-mère avait créer cet endroit pour regarder mes nanars. Enfin, je veux dire ses films, il y a longtemps que je ne suis plus venu ici, mais ma mère semble toujours faire entretenir l'endroit. Installe nous dans l'allée centrale, dans le coffre sous l'écran, il y a les coussins du mobilier de jardin, met en nous comme base, je vais te dire ce qu'il y a en magasin, j'espère que tu aimes les vieux films ou téléfilm américain.
-Ok.

Il nous a préparé un petit nid douillet tandis que moi je lui ai énuméré les bobinnes qui me passait sous la main.

-Gone with the wind, Casablanca, La goire de mon pére version black and white, la trilogie marseilleise, My flair lady lol, Quai des brumes?
-Gabin-Morgan, tu as de beaux yeux?
-Oui c'est ça. Ou Fortunat avec Bourvil-Morgan?
-Quai des brumes, j'ai jamais vu.
-Cool. Il y a des films plus récents, tu sais.
-C'est plus romantique un black and white.
Si les dix premières minutes du film nous avons été attentifs au projo, blottit l'un contre l'autre, ses carresses sont devenues de plus en plus audacieuses, je me suis vite retrouvé torse nu, puis complètement nu, ses mains me parcouraient tout le corp et me faisait onduler. Instinctivement ma virilité s'est dressée, mais c'est à mes fesses qu'il s'est intéressé, il a craché dans sa paume, étendu vous savez ou sa salive, fort pressé, il ne s'est meme pas déshabillé, il a juste ouvert son pantalon, j'allais l'arrêté car je voyais bien qu'il ne comptait pas prendre un préservatif. Il m'a dit: " je suis clean, en ordre, résultat à l'appui et avant notre première ça faisait plus de 9 mois que j'avais plus rien fait".
-Tu devrais t'assurer que je le suis.
-Tu me fais débander là... en même temps pour la prévention suffit d'une fois et on est plus à notre première.
-Désolé, mais...
-Tu parles... Et quoi tu n'es pas clean?
-Si, ben alors pourquoi tu viens ramener ta fraise?
-Poli jeune homme, vous me devez le respect en tant qu'ainé .
-Tu vas voir se que tu va reprendre ptit Flav.
 S'il avait débandé, ce n'était plus qu'un souvenir fort fort lointain, car là, il était fidèle au poste, au garde à vous, s'il s'est un peu trop vite précipité dans mon fondement. La petite douleur de sa maladresse a vite fait cependant place a un grand plaisir. Il parait que je suis assez explicite dans mes gémissements, voir mes cris d'après lui, que voulez-vous, quand c'est bon.... La salle de projection n'avait plus été chaufféee depuis longtemps, aussi malgré ses caresses comme je grelotais, nous sommes retourné dans ma chambre. Il m'a proposé une fois réchauffé un resto sur Gand, chez un pote à lui, ou il ne va jamais faute de temps.
- Ensuite nous irons sans doute prendre un verre avec lui et son mari.
-Son mari?
-Oui ils sont mariés depuis longtemps, ils avaient fait ça au Pays-Bas.
-Tu en as pas mal des connaissances gays.
-J'ai aussi un couple d'amies lesbiennes. Tu sais qu'on est gays au moins?
-C'est pas ça, c'est que je ne suis pas fort milieu, et...
-Y a pas de mal à se retrouver entre gays, s'embrasser librement et affirmer ce que l'on est ailleurs que dans une chambre!
-Je sais, tu as raison, je n'ai juste pas l'habitude de voir tant de mes semblables en même temps.
-Ca reste la jungle, commentaire qu'il a clôturé sur un clin d'oeil qui m'a fait fondre et surtout taire.
Car je n’aime pas cette jungle justement. On a donc mangé en tête à tête dans le resto de son ami, c'était vraiment délicieux, très fin, ensuite nous avons été prendre un verre, même deux trois avec ses amis, son pote a fait ses classes avec lui et lui ressemble fort non pas physiquement, mais dans sa façon d'être, c'est un chef un peu autoritaire, et on ne serait pas dire qu'il est gay. Son mec est tout son contraire, et fort exhubérant, impossible qu'il ne le soit pas. Mais sa gaieté, c'est le cas de le dire était communicative, aussi j'ai passé une bonne soirée, parfois je l'avoue, j'étais un peu gêné de son exhubérence, de son euphorie. Je lui pardonne, il n'aime pas du tout l'ex de Stephan et me trouve"comme ça bien mieux, mais bon on véra à l'usure". Dans le genre nature, on fait pas mieux. La soirée fut bonne, même si je n'osais pas trop prendre le crachoire, c'était après tout une première rencontre. Ce que je lui suis grés, c'est de n'avoir pas parlé de la taille de la maison, il a juste dit en rigolant, en me décochant son plus beau sourire ponctué de ce clin d'œil dont je raffole, que je vivais encore avec ma mère et qu'il serait chouette de faire un barbecue chez moi en été sur une pelouse on ne peut plus lisse. Nous sommes rentré chez Alyne, dans ma chambre nous avons refait l’amour, c’était on ne peut plus fusionnel, j’avais envie de lui, de l’entendre ou de le voir gémir par moi, sa langue qui me fouillait goulument la bouche était un appel au vice, ses jambes sur mes épaules, j’allais doucement en lui, variant les plaisirs ne voulant pas venir trop vite en décélerant ou accélerant la cadence, alors que j’accelrais la cadence, lui bien bandé faisait claqué sa queue gorgée de son sur mon ventre, avec dans le regard quelques choses de lubriques. Je ne saurais pas dire comment ça s’est fait, mais c’est moi qui me suis retrouvé, les jambes sur ses épaules à me faire prendre, je n’ai pas été long à venir, lui dégoulinant de sueur, s’est retiré de moi alors que j’avais le torse macculé de mon propre sperme pour de ses lèvres et de sa langue me débarbouillé le corps. Quand il a eu finit son opération néttoyage, il est venu me rouler un patin d’enfer, j’eu en arrière goût mon propre sperme, mais il ne me laissa pas le temps de m’en rendre compte, trop absorbé qu’il était à m’embrassé, des pelles apocalyptiques qui n’en finissait pas. Il a mis sa tête sur mon épaule, je pouvais sentir sa queue en érection sur ma cuisse. Je crois que pendant une dizaine de minute, nous sommes resté immobile. Moi j’avais à peine repris mes esprits qu’il me dit :

-Je vais maintenant te faire vivre une nouvelle sensation.

-Ha bon ?

-Je suis certains qu’on ne t’a jamais baisé après que tu ai jouis.

-Car tu comptes ?

-Mais bien sur, je n’ai pas encore joui moi.

Pour la seconde fois, je me suis retrouvé les jambes sur ses épaules, le sexe au repos cette fois, tandis que lui me prenait sensuellement, m’embrassant de temps  autre. Il a de la ressource, il sait prendre son temps, aussi, les choses trainant en longueur, bien que le temps se soit pour nous arrêté durant cette communion de chairs, j’ai finis par reprendre vigueur, ce qui l’encouragea d’avantage.

-On a de la ressource je vois…

-Tais toi et continue.

-A vos ordre !

Il a déculpé toute ses hardeurs, j’étais littéralement au septième ciel, quand il a joui en moi, ses fillets brulants qui m’ont irradiés de l’intérieur ont provoqué une seconde jouissance pour moi. Nous sommes resté au lit blottit l’un contre l’autre une petite heure, somnolant. Il a eu envie de se dégourdir les jambes, dans toute sa nudité, il a de nouveau fait le tour de ma chambre.

-Tu en as quand même une grosse même au repos.

-Ca n’a pas l’air de te déplaire. T’est un peu prude, ça te couterai de dire, Stephan tu as vraiment une très grosse bite.

-Et toi pas très modeste.

-Ben quoi, j’ai des yeux pour voir. Il secoue d’un mouvement de bassin, cette queue demi molle qui semble vouloir se réveiller une fois de plus. Vient la toucher.

-Je n’ai pas envie de sortir des draps, si tu veux que je te touche la bite n’est ce pas, vient toi.

-Pas de problèmes, tu ne dis rien, mais tu caches bien ton jeu.

Il est venu au bord du lit, j’ai porté ma main à sa queue, je l’ai branlé dans deux trois petits mouvements de poignets, une belle demi molle, que j’ai pris en bouche sans autre forme de proçès, j’ai senti que ce petit traitement bucal n’était pas pour lui déplaire, il reprenait vigueur, je lui ai donc taillé une pipe, dont je ne suis pas peu fier, il ma demandé de lui lècher les couilles, pendant que je m’appliquais sur ses bourses, il s’est frénétiquement masturbé, au bout d’un moment, j’ai entendu un truc style, ouvre la bouche, je me suis exécuté, pour recevoir deux ou trois jets de son nectar, si j’en ai avalé une petite partie, ce qui coulait sur mon visage je me le suis essuyé d’un revers de la main, lui a sourit, m’a rejoins dans le lit pour me caliner. Sentiments confus que m’assaillaient, jamais je n’avais été aussi loin avec un mec, je me comprends, je ne sais pas vous, impulsion du moment, on vérait bien à l’avenir ce qui se passerait, je ne suis pas du genre de toute façon à dire non, pour rien.

-Bon faut que j’aille sous la douche, ça pue la dessous.

Lui plonge son nez sur mes couilles, sent ma queue qu’il décalotte.

-Je ne trouve pas que ça pue, j’aime cet odeur de mâle, j’ai toujours bien aimé la bite, on y peut rien. Il lèche mon gland avec des onomatopées de contentements. A mon tour je prends vigueur, et il me rend la monnaie de ma pièce.

-Tu n’es pas obligé.

-On ne doit jamais se sentir obligé entre nous, je te devine fort prude et s’il t’en a couté, je ne te demanderais jamais que tu refasses ça.

-Il ne m’en a pas coûté, j’en avais envie, sans ça je ne l’aurai pas fait.

-Il en sera toujours comme ça entre nous, et ici si tu me donnais ma récompense. Car moi j’aime ta bite, et sa sauce…

 

Un  point commun que d’aimer ça. Et dans le genre amant insatiable, Stephan est un excellent amant… Une petite semaine durant, nous avons squatté ma chambre, allant la journée vaquer à nos occupations, nous retrouvant sous la couette le soir pour de grandes parties de jambes en l’air.

-Ma mère revient demain d’Allemagne.

-Madame la marquise revient sur ses terres.

-Te fou pas de ma maman comme ça et ce n’est pas une marquise...

-Pas de problèmes, je passe te chercher demain sur le chantier, et on ira à mon flat. Après demain, Harry et Tom nous invite à dîner d’ailleurs, j’oublie chaque jour de t’en parler.

-Tant que je ne dois pas préparer le repas.

-T’inquiète, ils se chargent de tout, et on pourait passé une nuit dans leur chambre d’hotes. Quand dis-tu ?

-J’admire cette aptitude que tu as à toujours te ballader à poils.

-On est quand même que nous deux.

-Oui  jusque demain, et Alyne n’est pas du genre à frapper aux portes.

-Je vois, ben on ira au flat. Tant qu’on est à deux. C’est quoi ce tourne disque ? Tu n’es pas à la page petit. Comment ça marche encore ce truc ?

-Fonctionne, on dit fonctionne.

-Oh le flamand… du calme.

-Va doucement avec ce tourne disque.

-T’inquiète ! C’est quoi cette chansson ? De l’opéra ?

-Non, c’est du Ginette Reno. Ecoute et tais toi deux secondes. (« l’éssentiel »)

-Mais tu pleures ?

-Mais non…

-Bon moi je change de disque, je n’ai pas envie de te voir triste. Et vient dans mes bras.

-Ce n’est pas vraiment plus gay cette chansson.

-Ben écoute j’ai lu sur la pochette Dalida, je m’attendais à entendre Gigi ou un truc du genre pas ce truc larmoyant. (« Salut salaud ») Au moins, ça te fait rire…

-Oui !

-Tu ne crois pas que tu me dois une petite explication ?

-Si mais par ou commencer ?

-Ce sont ses disques ?

J’ai hoché la tête pour réponse.

-Je me disais aussi, rien de notre génération dans toutes ses pochettes.

-C’est tout ce que j’ai ramené de lui ici avec cette photo.

-Parle moi de lui, je sais juste qu’il est…

-Oui, il est mort, … Et si je suis là devant toi aujourd’hui, c’est grâce à lui, je lui dois la vie…

-Je ne peux que lui en être reconnaissant.

-C’est idiot à dire, mais merci. Je ne suis pas du genre larmoyant tu sais, je lui dois comme je te le disais d’être ici devant toi, tu ne peux pas t’imaginer de quel enfer il m’a sortit, on s’est aimé, je l’aimerai tant que je vivrais, mais il y a énormément de place pour toi dans mon cœur. Je ne peux pas faire comme si il n’avait pas existé, il compte tant.

-Je ne vais pas te dire que je te comprends, je n’ai pas vécu ta situation, j’essaye de me mettre à ta place et j’ignore comment je réagirais.

-On ne réagit pas, on tourne la page et en écrit d’autres.

-C’est étrange cette sensation de l’avoir déjà vu ? Et cette photo, on dirait un cliché de film américain.

-La photo a été prise aux Etats-Unis, c’est là que nous vivions. Les photographes ont encore la côte par là.

-Ok. Pourquoi es-tu partit, puis revenu ?

-Pour le travail.

-Excuse moi si tu me trouves indiscret mais quel travail.

-Bon assayons-nous, que je te brosse en quelques lignes une partie de ma vie. Francis, ton plus grand fan, je finissais mes études à Bruxelles quand je l’ai par hasard rencontré, je suis vite tombé in love de lui, mais ça c’est aussi vite transformé en rivalié, nous ne sommes plus à ce jour que des connaissances qui nous voyons de temps à autre. A cause et grâce à lui, j’ai été remarqué pour une série de photo, je vais te montrer le book.

-Je me souviens maintenant de ses photos, tout le monde portait ton jeans. Tu as changé, c’est fou.

-Merci du compliment.

-En mieux biensur !

-Menteur !

-Disons qu’à l’époque je t’aurai trouvé trop mignon, en tant que jeune éphèbe, maintenant tu es homme…

Phrase qu’il a ponctué d’un mickey sur mes lèvres.

-Tu t’en sors bien va. J’en étais ou.

-Ben jeune et placardé dans toute la ville.

-Juste, et donc cette campagne pub a eu un succès tel, qu’elle a traversée la manche jusqu’au USA.

-Pfiouu…

-J’ai du me rendre par là, j’ai eu droit à ma petite heure de gloire, j’ai rencontré Dave et Olga, avec eux j’ai eu ma seconde petite heure de gloire, et j’ai bien entendu rencontré L.

-L ?

-Ted, celui de la photo.

-Et des disques.

-Voilà..

-Comment vous vous êtes rencontré ?

-Ce serait long à expliquer, et compliquer, il travaillait pour la boîte qui m’engageait en gros.

-Ok, donc ton boulot manequin ?

-Oui j’ai été payé en tant que tel.

-Les études à Bruxelles ?

-En fac de philo et lettres…

-Rien avoir quoi !

-Rien. Parle moi un peu de toi maintenant.

-Il n’y a trop rien à dire. Mon pére était chef, on s’attendait à ce que je marche dans ses pas, ce que j’ai fais. Je m’en plains pas, j’aime mon métier. J’ai donc fait des professionnels, puis des spécialisations. J’ai failli me marier, je voulais un peu trop faire comme tout le monde, c’est Harry qui m’a ouvert les yeux, enfin en le regardant s’épanouir avec Tom, j’ai accepté ce que je refoulais au fond de moi. J’ai eu en tout et pour tout trois mecs qui ont compté dans ma vie.

Tu ne dis rien, mais je suis certain que tu te demandes toi inclus ?

-Ben oui.

-Ben trois sans te compter, pas exagérer quand même. Le premier, rencontrer dans un bar du centre ville, quelques mois pendant lesquels on se voyait juste les weekends, faut dire, on habitait encore chez les parents. Je ne serais même pas te dire pourquoi du jour au lendemain on s’est plus appellé. J’ai ensuite fricotté avec un maître patissier, puis la grosse erreur de ma vie.

-Choupinet !

-Oué, je t’ai déjà parlé de lui, donc on passe. J’ai eu beaucoup d’occasion, célibataire beau et jeune, je me suis amusé un moment, mais je n’ai jamais fait parlé de moi ou eu ma photo placardée sur tous les murs.

-Et les magazines.

-Et les magazines, j’en reviens pas… Alors j’ai une sœur, mariée un enfant, des parents et une nona.

-Je me doutais que sous tous ses poils se cachait de l’italien.

-Et toi à part ta madre ?

-Et bien je n’ai plus qu’elle pour ce qui est de la famille, et quelques amis fidèles de longue date…

-Moi je propose de voir d’abord les amis, la famille ensuite.

 

Par flav1982.over-blog.com - Publié dans : Stephan - Communauté : Roman gay Rose
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