Vendredi 24 décembre 5 24 /12 /Déc 01:59

Brumes du passé,

 

Le lecteur fidèle sait que chaque année, je passe les fêtes de Noël aux States dans la maison et dans la famille de L. Cette année, je n’en ai pas le courage. Les neveux un an sur deux vont dans leurs belles familles, ça tombe cette année… Kate de son côté file le parfait amour, c’est tout le mal que je lui souhaite d’ailleurs et fait de son côté la connaissance de ses nouveaux beaux parents en Californie. Elle était embêtée, je l’ai rassurée du mieux que j’ai pu, il y aura après tout d’autres Noël. Et pourtant le fait de savoir que les décorations de Noël ne seront pas comme chaque année sortie de leurs sommeils, m’effraye ! D’imaginer la maison sans ses illuminations et ses nœuds rouges cela me glace. Tout comme de ne pas être là bas finalement, parmi nos souvenirs…

 

Je suis mélancolique et je vais vous expliquez pourquoi, je n’arrivais pas à dormir, pour tuer le temps, je surf sur le net, et tombe sur le nouveau single de Lara Fabian… Quelques clics alors que je pensais à lui, à nos Noël passés, à celui que je passerai sans lui. Je suis distraits, je n’écoute pas vraiment, un couplet retient cependant mon attention, résumant parfaitement mes sentiments du moment :

 

« On s’aimerait tout bas en amis à distance
On s’aimerait en silence comme on joue comme on danse
Comme on pleure quelque fois quand on pense à personne
et que personne ne pense qu’on a ce chagrin là. »

 

Je suis là sous mes draps, j’ai un nœud dans la gorge, les larmes qui perlent sur mon visage, je ne fais rien pour arranger les choses, j’écoute en boucle le morceau, l’intro est encore plus déstabilisante pour moi : « Il m’embrasserait sur la joue… ».

 

Je nous revois alors bien avant ce maudit accident d’hélico, lors d’un week-end de début de décembre, pour le boulot soit disant il m’avait envoyé prés des Cascades Falls en Virginie, un endroit ou la nature est à couper le souffle. Prétextant que je devais faire une promo supplémentaire. Je passais une grosse heure dans une petite boutique de la marque, le temps que les vendeuses puissent faire quelques clichés personnelles, et me montrent combien elles respectaient consciencieusement les directives d’en haut.

 

La corvée passée, ayant du temps libre devant moi, je me dirigeais donc vers cette attraction prisée des américains, j’enfilais le ciré de rigueur, pris un ticket et déambulais au travers de cette merveille naturelle. Je me suis adossé un moment à une rambarde afin de contempler le paysage, j’ai bien perçu que quelqu’un passait derrière moi, mais je ne m’en suis pas préoccuper, absorber que j’étais par la panorama.

 

Je sortis de mes rêveries suite au contact furtif d’une paire de lèvres sur ma joue, un baisé furtif mais électrisant. C’était lui qui m’attendait.

 

-Que fais-tu ici ?

-J’étais persuadé que tu viendrais te promener ici.

-Et si j’étais venu demain ?

-Je te connais trop bien, tu ne sais pas attendre. Comment est ce corner ?

-Petit mais bien tenu, ils étaient un peu paniqués.

-J’y ai peut-être été un peu fort avec eux, je leur ai parlé d’un contrôle des conventions.

-Je vois, tu voulais juste m’amener ici ?

-Surprise ! J’ai réservé une chambre dans une auberge on ne peut plus romantique, tu m’en diras des nouvelles.

 

Il s’agissait d’une petite auberge familiale faite uniquement de bois, au milieu d’une nature aux aspects sauvages, mais aller savoir dans ce pays… La chambre avait des allures de chalet de montagne, avec une cheminée, des sofas recouverts de plaids en fourrures, une ambiance cosy propice aux amoureux.

Je me souviens avoir fait un zapping à la télé pendant que lui prenait une douche, quand il m’a rejoint portant uniquement le peignoir mis à disposition dans la salle d’eau, je me souviens l’avoir détaillé, ne lui trouvant qu’un seul défaut m’aimé un peu trop. Mais aime-t-on jamais assez ? Il m’a pris la télécommande des mains, à mis en standby l’écran, adosser dans un fauteuil, il a de sa main pris délicatement mon menton pour amener mon visage plus près du sien. Nos lèvres se sont soudées, puis entre ouverte pour laissé nos langues se goûter l’un l’autre. Tandis que nous nous embrassions, il a déboutonné ma chemise, caresser sensuellement mon torse, défait mon jeans pour fourrager de l’autre main dans mon boxer ce qui causa chez moi un début d’érection instantané, il a ensuite achevé de m’effeuillé. Une fois que j’ai été entièrement nu, il a parcouru mon corps de baisés, réveillant toutes les zones hétérogènes possibles d’un corps. Sa barbe drue de trois jours me rendait dingue, dés que je le pouvais je frottais ma propre joue contre la sienne, le bruit de ce frottement et les sensations qui en découlaient me rendaient chatte.

 

Il s’est à peine intéresser à ma queue la suçant quelques minutes à peine pour lui donner plus de vigueur, il avait une envie, me prendre, et il sait vite en affamé diriger vers ma rondelle, que de sensations, de frissons qu’une langue avide peu procurer. Dilaté, embrasé d’envie, je n’étais que passivité, il menait la danse, se redressa, enleva le peignoir. De voir sa queue au garde vous, son corps allant à l’encontre du mien, je pense avoir éructé un ronronnement et tendu mes mains pour qu’il arrive encore plus vite à son but.

 

Nous n’étions que communion de chair, si je fermais les yeux, je ne voyais que lui, quand je les ouvrais, j’étais encore plus avide de lui. Aucune douleur, aucun malaise, de sa verge il m’a pénétré, donner tout ce qu’il pouvait d’amour, je pense avoir joui deux fois de suite, mais ça n’a aucune importance, la fusion de nos corps dépassant l’acte charnel.

 

Il ne m’embrassera plus jamais sur la joue, je suis d’habitude quelqu’un de demain, mais il n’empêche qu’hier compte encore. J’aspire un jour à revivre cette passion, cette vie à deux, avec le sapin que l’on décore. Sur lequel chaque boules déballées des cartons est une anecdote que l’on connait mais que l’on aime à entendre. Quand le soir on se couche et qu’un bras vient quelques minutes vous entourés de son amour… Quand on aime et est aimé tout simplement.

 

Une foule d’autres souvenirs foisonnent, peut-être qu’après les fêtes de fin d’années que je vous souhaite douces et légères, je vous les conterais, si vous me le demandez bien entendu !

 

Merry Christmas and Happy New Year !

Par flav1982.over-blog.com - Publié dans : Brumes du passé - Communauté : Roman gay Rose
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