Lundi 5 juillet 1 05 /07 /Juil 14:53

Ce qui va suivre: Un amour de vacances sur Panam, une histoire sans lendemain, Francis ou la fusion des corps, le retour...

 

En démontant l’expo de l’inauguration la galerie en mémoire à David, Olga et moi seul devant le cliché de la relecture de la liseuse de Vermeer, nous avons beaucoup débattu, parler de tout et de rien.

-Que c’est triste de voir cette photo à même le sol Flav.

-Si tu voyais la tristesse de mon mur de salon en ce moment, tu comprendrais que j’ai hâte qu’elle regagne mon adresse.

-Oh, je te comprends, moi aussi j’ai hâte que tous ses cadeaux, mes souvenirs retrouvent le chemin de mon loft.

-Ils ont finit de tout sécuriser ?

-Oui, c’est fait, j’ai l’impression de vivre dans un coffre fort à présent, mais je m’y ferais. Crois-tu que nous avons a eu raison de faire ce catalogue, cette expo ?

-Il fallait marquer le coup, contenter les professionnels, pour leurs travaux, ils auront toujours le catalogue souvenir à présent.

-Nous ne serons pas toujours là pour faire face aux vautours. (C’est comme ça que sont né le fond et les bourses d’études, mais je passe)

-Comme tu étais beau jeune !

-Oui, j’ai sur ce cliché quelques choses d’innocent propre à la jeunesse.

-Remarque, tu es toujours aussi beau dix ans plus tard.

-Quinze ans !

-Déjà ! Vous vous êtes beaucoup aimé, … tout un temps.

-Non, tu peux le dire, on s’est aimé disons très fort, puis même si il n’y a plus eu que de l’amitié, ça restait intense ma belle.

-Quoi que tu aurais pu dire, je croyais que tu allais nier en bloque, j’étais en train de me dire que de toutes façons cette photo et les autres de la même série en sont des preuves irréfutables.

-Je ne nie rien, je lui dois beaucoup… Je l’ai aimé, oui...

-Tu en as fais du chemin petit mannequin d’Europe.

-Et toi petite styliste…

-Allons prendre un pot à la Terrasse en sa mémoire, nous échangerons les souvenirs heureux de notre petite vie.

Ce que nous fîmes, pour ensuite Olga et moi, nous jeter à corps perdu dans la constitution de la fondation, il a fallu faire un inventaire de toutes les œuvres, retracer leurs parcours, en contester plus d’une, gérer l’image, s’armer d’une troupe d’avocats et  de notaires afin d’être blinder au niveau légal quoi qu’ils nous arrivent. Les scripts se sont accumulés tout un temps sur ma table basse, puis j’ai demandé à ce qu’on me les mette dans un carton au grenier, de ne plus répondre à aucune proposition des producteurs, pareil envers la presse, du jour au lendemain, toutes les propositions ont cessées. J’ai alors eu à régler une autre succession, mes racines se sont rappelées à moi. Olga s’en sortant bien seule, je me suis retiré en Belgique, dans cette bonne vieille maison de vacances le long de la mer du nord. Ma mère ayant investit le domaine de sa propre mère, au château de mon enfance, je n’y vais plus que très rarement et le moins longtemps possible tant son babillage m’exaspère. Je suis donc à l’instant ou j’écris ses quelques lignes dans cette bonne vieille maison balnéaire qui est maintenant mienne, j’ai tiré une table devant une fenêtre face à la mer,  pris un calepin, et y ai couché une grande partie de mes souvenirs, L, Romain, Dave, Francis... Je me suis pris au jeu de l’écriture, je me suis retrouvé seul avec moi-même, je me suis ressourcé. Sans un appel d’Olga, je crois que je serais encore en train d’aviver ma mémoire.  Le Musé d’Orsay désireux de présenter une rétrospective des premières œuvres de Dave, un thème encore inexploité en Europe, étant sur place selon elle, en bonne américaine qu’elle est, elle imagine toutes les capitales des Etats membres se jouxtant, elle me confia l’évènement. Bien que Bruxelles et Paris soient relié par le TGV et rapproché à une heure de trajet, j’avais envie de jouer au touriste et ai donc pris mes quartiers sur Panam. L’équipe du Quai avait un projet bien ficelé qui ne nécessitait pas tellement ma présence, je leur donnais donc le champ libre et j’étais présent quand il le souhaitait en tant que représentant de la fondation. Essentiellement lors des déballages des œuvres afin de s’assurer du bon état ou des accros dut au transport. Quand je n’étais donc pas convié, je découvrais Paris, j’ai beaucoup flâné au Louvre, à Versailles, aux Tuileries, je me suis aussi promené un peu dans ce fameux « marais », j’y ai même poussé la porte d’un bar. J’avoue que j’avais envie de plaire, ou de me faire draguer, d’observer aussi mes semblables qui contrairement à moi, ne se cachaient pas. Je me suis attablé dans un coin, d’abord gêné, je restais plongé dans mes guides touristiques, une couverture au cas où on me reconnaîtrait, personne ne connaissant le Néerlandais en général sur Paris, je jouais au touriste Hollandais. Quand on m’a servit le cola que j’avais demandé dans ce bar dont j’ai oublié le nom rue du Plâtre, si mes souvenirs sont bons, j’étais assez confus et bégaya même un peu quand le serveur me demanda d’où je venais en jetant un œil sur mes guides et brochures.

-Amsterdam lui répondis-je en roulant bien le « r ».

-J’y ai déjà été en mini trip, c’est cool aussi là-bas.

-Oui, oui.

-Si tu comptes aller visiter les catacombes de Paris, je te le déconseille ça craint.

-Ha, merci du conseil.

-Pas de quoi. Et il retourna derrière son bar, apostrophé sans doute par un habitué, qui tint quelques propos grivois sur les hollandais. Il me fit un clin d’œil et je ne pus que lui répondre par mon plus beau sourire. En quittant le bar, ayant envie de contact sociaux, je demanda au barman quel direction je devais prendre pour me rendre vers Montmartre. Il me montra mon chemin sur une map gay, me donna aussi une invitation pour une soirée qui se tenait le soir même au bar.

-Si jamais tu t’ennuies ce soir, il y aura beaucoup plus de monde que maintenant.

Ne sachant que répondre, mon attention attirée par son avant bras qui laissait deviné un début de tatouage de tribale. Pensant que je ne l’avais pas compris, il reprit :

-Big party, a lot of men.

-Ok, merci pour l’invitation. Peut-être à ce soir.

Il devait avoir quoi 22-23 ans, un mètre quatre vingt, les bras bien dessiné, pas d’excès de gonflette, mais quelques heures par semaine évidente de sport en salle, le bronzage impeccable, un sourire d’ange, tout l’attirail du parfait barman/dragueur. Son numéro, j’en étais conscient était bien rodé, et pourtant le soir venu, je ne soupas pas après mon périple, je passa à l’hôtel juste pour prendre une douche et me changer. J’avais pour passer incognito teint mes cheveux en blond, ils étaient mi-long, coiffé en une coupe un peu ringarde, mais qui me donnait une autre physionomie, me permettant depuis tout un temps de me fondre dans la masse. Aussi, je fis la fête incognito parmi tous des inconnus, j’ai eu la mauvaise idée de prendre un Batida ananas au bar comme premier verre. Je ne me souviens pas d’avoir eu un moment un verre vide en main, ils arrivaient de partout. Après pas mal de cocktails, j’allais même sur la petite piste de danse, je dansais et m’éclatais, répondant aux uns et aux autres qui venait me demandé mon numéro de tel, qui essayait d’engager la conversation. Eméché, j’acceptais les verres, et quand un mec ne me plaisait pas du tout, je feignais de ne pas le comprendre. Le barman de ce matin vint un moment me rejoindre, immédiatement plus personne d’autre ne comptait, il était assez hypnotisant. Il m’emmena dans un club. J’ai continué à me déchaîné sur la musique mais en sa compagnie dans des pas de danses coller serrer. Là, j’ai viré le Batida de mes verres, me suis concentrer sur l’ananas, on s’est roulé quelques patins sur le dancefloor, un moment donné, il m’a proposé un endroit plus calme pour parler si ça me disait et on s’est retrouvé dans « Zebar ».  Je me suis retrouvé, collé à lui sur une banquette, son bras sur mon épaule, oubliant souvent mon accent flamand en lui parlant quand on se parlait. Il voulu me raccompagné à mon hôtel, je ne voulais pas qu’il voit dans quel palace je logeais, aussi je lui dis que je ne savais plus le nom de mon hôtel et j’imagina un histoire dans laquelle, j’avais oublié un sac à dos dans son bar contenant mes guides et ma carte de chambre. Il occupait une chambre au dessus du dit bar, nous partîmes à la recherche de mes affaires.

-On t’a sans doute volé ton sac, faut  faire attention tu sais, on est pas à la campagne ici. En attendant demain pour retrouver ton hôtel et porter plainte aux keufs, je t’invite chez moi pour la nuit.

-C’est sympas.

-En même temps c’est très petit.

-On peut se serrer non ?

Il me fit rentré dans son petit studio, bien rangé et propre de prime abord, trois pièces, une salle de bain, un coin living et cuisine et la chambre. Il enleva sa veste, j’enlevai mon pull, nu en dessous, il posa ses mains sur mon torse, je fis tomber mon pantalon, enleva mes baskets, tout en me caressant, il se dévêtit aussi. Nous avons vite roulé sur le lit, nous n’avons pas su résister à de longs préliminaires, sa table de chevet contenant moult préservatifs, moi d’abord, lui ensuite encapuchonné, nous nous sommes relayé dans le fessier de l’autre. Je n’avais pas pris la peine d’enlever mes chaussettes, j’avais juste profité, d’un bon plan d’un soir comme dirait l’autre. Au petit matin, je m’apprêtais à fiche le camp, mais il était déjà partit. Je trouvais sur la porte un mot me disant, qu’il était au bar, passage obligé pour quitter les lieux. Peu habitué à ce genre de scénario, je ne savais pas comment l’aborder, il y avait déjà quelques gars qui prenaient des cafés en les servants il engagea la conversation.

-Bien dormi ?

-Oui…

-Moi trop peu.

-Désolé.

-Non c’était bien, phrase qu’il appuya d’un clin d’œil.

-Je vais aller à  la recherche de mon hôtel.

-J’ai un ami qui vient me remplacer dans trente minute, bois un café, je t’aiderai.

-Je n’ai pas envie d’abuser plus de ton hospitalité, c’est gentil.

-Ben je vais pas te laisser dans la merde mec, dans une ville que tu connais pas.

-Ca ira tu sais, j’en ai vu d’autre.

-Tient cadeau de la maison.

Je me força à ingurgité quelques lapées de son café français si gentiment offert, mais par chance a la vue des mimiques négatives de mon visage, il me proposa un thé, que je m’empressais d’accepter.

-Fallait le dire que tu n’aimais pas le café.

-Tu l’avais déjà servit.

-Ha voilà mon pote. Au fait comment il est ton hôtel, il y a peut-être quelqu’un ici qui le connaît, tu te souviens de quoi il a l’air d’extérieur?

-Oui et en faisant mon périple en sens inverse ce matin, je devrais réussir à le retrouver.

-Ben dis toujours.

Une dizaine de gars étant intéressé par mon histoire, je décrivis un hôtel fictif, et ils se mirent par chance d’accord sur celui que ce devait être.

-Je vais prendre un taxi… Je ne savais pas son nom, mais devinant que je cherchais son nom, il le dit à ma place.

-Jérôme, je m’appelle Jérôme, Bart c’est bien ça ?

-Je vais prendre un taxi, ne te dérange pas, tu as fais bien assez.

-Tu reviens après t’être changé ? Je peux te faire visiter, si tu en as envie.

Et je me surpris à lui répondre « d’accord ». Je passa la journée en sa compagnie, la nuit aussi, il était drôle et charmant, était plus vieux que je ne le pensais, nous avons en fait le même age. Le lendemain, j’étais attendu à midi au musé d’Orsay, comme il travaillait, ça tombait bien. Je prenais le petit déj avec lui au bar, on venait de placé dans le comptoir des LCD, aussi nous avions pour musique d’ambiance, une rediffusion d’une émission people. Si au début, je ne songeais qu’à batifoler avec mon bellâtre, quelques clients se passionnants pour un reportage, la petite assemblée se concentra donc dessus. L’un des clients annonça, que celui-là, il en ferait bien son quatre heure, et que sans doute il en redemanderait, ce qui fit rire tout le monde. Jérôme augmenta le son, et le quatre heure, il s’agissait en fait de moi, mais en brun, dans des vêtements fashions, et vivant aux USA. Des informations avaient filtrées comme quoi j’étais en ce moment même à Paris, pour l’exposition temporaire sur Dave, on expliquait qu’il avait fait de ses amis fidèles ses héritiers. Jérôme trouva ça louche qu’un ami soit son héritier, il trouvait que Flav l’acteur était d’ailleurs trop beau pour être hétéro. Bart souriait bêtement cherchant un moyen de se faire oublié, mais comme Jérôme attendait de lui une réponse, je dis juste que je n’étais pas fan. Un client trouva que j’avais des traits similaires avec l’acteur. Je perdis pied, mais ça ne se vit pas. Un autre type, ne trouvant pas de comparaison entre une boucle d’or des marais et un sex symbole brun américain provoqua une diversion grâce à sa boutade. Je crois que j’ai surtout rit jaune, réalisant que mon petit jeu devenait dangereux. Pendant les pubs, les spéculations allèrent bon train alors sur mon compte, on me disait français expatrié, belge, ou canadien, tous avait lu quelques choses sur moi, et prétendaient détenir la vérité. Ca me fit beaucoup rire, le reportage reprit et à nouveau sur mon compte, comme les autres, je suivais le reportage avec attention, de voir une rétrospective sommaire de sa vie en images, ça fait vraiment étrange. Surtout d’entendre les commentaires des gens en direct, et encore plus de voir sa vie défilée comme un film. Tout était là en condensé, la maison de famille en Belgique, des photos de moi enfant, puis élève studieux, des photos que je n’avais même pas moi-même de ma période universitaire. Puis des images des différents plateaux de cinéma, et des récompenses reçues de part la profession. Le présentateur que je trouva niais, parla de moi comme d’un ami, affirma que j’avais tourné une page sur le cinéma, que je me consacrais à l’art, et que je souhaitai une vie calme à l’abris des paparazzis et des bains de foules que ma venue suscitait toujours en attestaient les fans rassemblés devant mon hôtel. Je n’étais plus en sécurité dans les rues de Paris, on risquait de me tomber dessus à tout moment. Je dis au revoir à Jérôme en insistant sur mon baisé, je savais que c’était le dernier. Je lui dis néanmoins à ce soir. Je n’allais pas à mon rendez-vous au musé, je savais que j’y étais attendu. Je voulu savourer encore quelques minutes ma liberté. Je partis pour la tour Eiffel, acheta un ticket et monta parmi un groupe de touriste asiatique. Je regardais la vue sur la ville, en réfléchissant à un plan, je me décida, pris un taxi et alla en direction du salon de coiffure des stars.

-Bonjour, vous avez rendez-vous ?

-Bien entendu avec Olivier.

-Je suis désolé, mais Oli n’est pas là aujourd’hui.

-Et bien vous n’êtes pas bien informée. Je montais à l’étage, jouant les habitués bien que je ne sois venu que deux fois. Le salon n’avait pas changé depuis mon dernier tournage en France et mon souvenir en était correct. Je poussais la porte du salon privé, celui ou seul les clients dit de marque sont reçu en toute intimité, avec une sortie n’ayant pas pignon sur rue. Je ne me souciais pas qu’il soit occupé ou non, la porte refermée je me plaqua contre, et glissa au sol. Je fondis en larme instantanément, les mains plaquées sur le visage, je savais que les vacances étaient finies, et que j’allais reprendre les tapis rouges.

-Mais, mais qu’est se que c’est ? Monsieur, je vous préviens que la sécurité est avertie.

-Vous voyez bien que cet homme a un problème. La dame se faisant coiffée là, se leva de son fauteuil, d’instinct vint auprès de moi et me demanda se qu’il n’allait pas. Décrite comme froide et hautaine par ses détracteurs, j’en ai là, la preuve, Sophie s’est tout le contraire de cela.

-Excusez moi, je n’avais pas d’autre choix que de venir me réfugier ici, je pense que l’on pourra me fournir un autre salon. Excusez moi pour le dérangement.

De ses yeux doux et pénétrant à la fois, elle me détailla et dit :

-J’ai vu ce matin même le reportage qui vous étais consacré.

-Il signe la fin de mes vacances, et de mon anonymat à Paris. Mais je ne suis pas à plaindre.

-Non sans doute, il faut être à notre place pour savoir se que c’est que d’avoir envie de faire ses courses soit même, ou de se promener dans les lieux publics.

Olivier, ne m’avait pas encore reconnu, mais se doutait qu’il avait à faire à une grosse pointure, il interrompit la conversation et adroitement exposa la situation.

-Excusez-moi, mais que fait-on pour l’heure. Il n’y a pas d’autre salon privé de libre en ce moment.

-Et bien Olivier, tu n’est plus capable de t’occuper de deux clients à la fois ?

-Si, si bien sur, si ça ne vous dérange nullement.

-Au boulot Olivier, nous n’avons pas la journée.

-On fait comme d’habitude Sophie ? Et pour monsieur on fait quoi ?

-Tu lui rends sa véritable apparence tient !

-C’est que ? J’ai une tête de passoire en ce moment.

Sophie ouvrit un magazine qu’elle avait dans son sac à main, ou j’étais en double page, et confus Olivier, exigea un tas de produits, des sandwichs…

-Vous savez Flav, vous avez refusé de tourner un film avec moi.

-Oh, je ne crois pas qu’un scénario vous nommant me soit parvenu. Et j’avoue ne plus rien lire depuis un moment.

-Oui, vous vous concentrez sur l’art.

-Non cette rumeur est totalement infondée. J’ai juste été fort attristé du décès de mon ami, et je n’avais plus le temps pour tourner  et je n’étais pas prêt, tourner avec quelqu’un d’autre, j’aurai l’impression de le trahir.

-Vous faites deux ans sans tourner, on dit que votre cote est en baisse, trois toutes les rumeurs les plus folles apparaissent. Pour ce qui est de tourner pour un autre réalisateur, vous le lui devez.

-Vous trouvez ?

-Je ne vous l’aurai pas dit sinon.

-Vous l’avez tourné ce film dont je n’ai pas lu le scénario ?

-Non, il est stand-by.

-Une adaptation ?

-Oui, une bio, j’aurai incarnée une résistante, et vous mon jeune amant.

-Les quelques années qui nous séparent sont ténues je trouve.

-Nous savons nos ages respectifs allons…

-Je demanderai à mon impresario de me faire parvenir le script.

-Bonne idée, nous en reparlerons lors du lancement de l’expo de votre ami.

-Vous y serez ?

-Comme le tout Paris, et j’aurai une raison de plus pour y être.

-On raccourcit les cheveux avant la pigmentation ?

-Oui faites moi cette tête de papier glacé, ça fait longtemps. Au revoir Bart.

-Qui est Bart ?

-Moi depuis que je suis à Paris, et il est déjà mort.

-Moi je ressuscite parfois mes identités d’emprunt, et tu, on va se tutoyez, ok ?

-Ok !

-Tu auras encore l’occasion de créer bien d’autre Bart dés qu’on s’intéressera moins à toi.

Vernissage, cocktail, petit four, à nouveau sous les projecteurs, j’étais invité partout à Paris, l’Elysée, émissions de télé, endroit select et people. Pour faire taire les rumeurs surtout et pour tourner avec ma nouvelle amie française, je suis retourné sur les plateaux d’un tournage me remettant en piste, un véritable carton plein. Une histoire tragique, un plateau bon enfant sur lequel on riait énormément, et comme souvent dans ses cas là, une réussite au box office. Pour tourner du tragique, il faut que règne une bonne ambiance dans l’équipe. Je me suis donc fais une nouvelle amie en la personne de Sophie, durant le passage de l’équipe sur Paris, on est beaucoup sortit, une manière de faire de la promo avant l’heure. Comme nous allions parfois dans le marais, je proposais de rentrer dans le bar de Jérôme. Il n’était pas là ce soir là. Je reconnus les habitués dont celui qui aurait bien voulu faire de moi son quatre heure. Comme il me regardait hébété, je lui fis un clin d’œil, et ne put réprimé quelques éclats de rire. Nous avons accepté une petite séance d’autographe improvisée, un barman vint me demandé de signer le livre d’or de Jérôme. J’écrivis, en vis-à-vis de ma dédicace officielle « Flav », une autre plus personnelle : « Je suis revenu pour te voir, mais tu n’étais plus là. Amitié d’Hollande. Bart ». J’ignore s’il a jamais fais le rapprochement, il se peut qu’il n’ai même jamais fait attention à la dédicace de Bart, celle de Flav lui faisant beaucoup trop d’ombre.

 

Après ce succès, j’ai enchaîné quelques films mais uniquement en Europe, et j’ai à nouveau voyagé d’hôtel en hôtel. Des films qui ont été parfois présenté dans quelques petites salles aux states. En général les critiques étaient bonnes, le public pas toujours à la hauteur de celle-ci. J’ai aussi commencé une petite collection de statuettes, une palme, un césar, quelques ours, etcetera. Celui que vous semblez tous m’envié, Francis refait son apparition alors que je suis à l’Hilton de Berlin, étant tout deux dans le même hôtel, il me fait savoir à sa manière qu’il est là. En rentrant dans ma suite, sur la console à l’entrée un paquet, le fait qu’il n’y ai pas de carte, d’instinct je sais que c’est lui. Des picotements dans le bas du dos, comme un gamin, je déballe le présent sans égard à l’emballage. Le paquet est en fait une succession de boîtes qui en recèle d’autres, jusqu’à une bourse en velours contenant un beau bracelet en or blanc que je m’empresse d’attacher à mon poignet. Ne sachant pas ou le trouver, je descends à la réception, demande si il loge bien dans l’hôtel. Evidement on me dit que non, personne de ce nom ne loge ici, j’essaie des noms d’emprunts que je lui connais, j’essaie même de savoir qui a fait livrer le paquet dans ma chambre, on le dit arriver par coursier. Je ne tirerai rien de cet employé, il n’a pas l’air d’un grand fan. Alors que je m’approche de l’ascenseur, je décide de participer à ce repas que j’avais décidé de boycotter, n’ayant plus envie de me retrouver seul et encore moins de me reposer. La petite sauterie du réalisateur s’éternise, les bulles commencent à ricocher dans ma tête, je sens qu’il est temps que je regagne ma  chambre. Il est là adossé à ma porte, une rose dans la bouche.

-J’allais partir bébé.

-Menteur on t’aura prévenu de l’accueil. Ma voie ne me trahi pas et mon équilibre est par chance encore bon.

-Tu as une petite mine, je trouve. Tu veux un coup de main pour ouvrir ta porte.

-Tu as l’art de m’énerver, faut-il toujours que tu apparaisses quand j’ai bu un coup de trop.

-Je ne crois pas que ça fonctionnerait, je n’aime pas tellement les alcolos en plus.

-La barbe, tu rentres, ou tu restes là ?

-Tu as eu mon cadeau ?

-Oui regarde, lui dis-je en agitant mon poignet sous ses yeux.

-Il te plait ?

-Tu aurais pu mettre un carte et m’invité à dîner.

-Ce n’était pas possible j’étais en réunion toute la journée.

-Par dépit, pour toute réponse j’eus un rictus qui ne voulant rien dire, en resta là. Afin de briser ce blanc, je l’invitai. Je suis fatigué là, tu dors avec moi ?

-Moi aussi je suis crevé. Je vais juste chercher mon portable à côté au cas ou demain matin on m’appellerait de bonne heure.

Je me dévêtis durant son absence, me glissa sous les draps, je décidai de ne garder que mon boxer. Je dus lutter contre le sommeil, quand il revint, je le regardais se dévêtir à son tour. Si son torse toujours aussi ferme, n’éveilla pas d’émois en moi, de voir ses jambes au cuisses musclées apparaîtrent progressivement durant la chute de son pantalon de toile noir, m’émoustilla, bien que fatigué, je sentais se raidir sous la toile ma queue.

-Que tu es beau Francis !

-Waw un compliment, ça faisait longtemps.

-Ne commence pas s’il te plait ! Il me rejoignit sur ses paroles sous les draps, je lui laissa à peine le temps d’arriver au centre du lit, que je me lova tout contre lui, son parfum, son odeur, sa force, tout son être me rassurait, la fatigue étant là, je suis instantanément tomber endormi dans ses bras. J’ai dormi cette nuit là, comme une masse. A mon réveil, j’étais dans la même position tout contre lui, je leva les yeux vers son visage et il me sourit.

-Bien dormi bébé.

-Merveilleusement bien.

-Je suis content alors…

Par flav1982.over-blog.com - Publié dans : Flashback sur ma vie: Francis - Communauté : Communauté gay
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