Jeudi 15 juillet 4 15 /07 /Juil 14:49

Flav et Francis viennent de passer la nuit à l'hôtel, après une nuit calinne, toujours en quête d'une maison, ils se lèvent...

 

-On commande un déjeuner pour deux ?

-Heuu, ok, tu fais quoi aujourd’hui bébé?

-Ca dépend de toi, je n’ai rien de prévu, je ne tourne pas sur les prises d’aujourd’hui.

-Je dois relire un contrat et l’envoyer à ma secrétaire, ensuite, on peut improvisé ?

-Ok…

Juste vêtu de son slip blanc, il ouvrit son pc sur un guéridon se trouvant devant le lit, je ne bougea pas, le dévorant des yeux, je me suis revu chez lui tout jeune, quand il me rendait muet d’admiration. J’étais bien, en pensée dans ce passé.

-Tu ne commandes pas le déj ?

-Quand je disais on, je voulais dire tu… Tu fais ça bien mieux que moi !

-Tu exagères quand même.

-C’est pour ça que tu m’aimes.

-Pas du tout.

-Tu ne m’aimes plus ?

-Mais si, tu me fais dire n’importe quoi, tu ne vois pas que je suis occupé là, après je serais tout à  toi !

-Il fut un temps où tu m’aurais fait l’amour avant de t’occuper de tes petites affaires…

D’un bon, il bondit sur le lit, colla ses lèvres aux miennes, avide de lui, j’ouvris la bouche, et il la fouilla passionnément, je sentais s’accumulés de sa salive se mêlant avec la mienne coulée le long de ma joue quand enfin il me laissa reprendre mon souffle. Sa bouche s’emparant alors immédiatement de mon cou, de mes tétons, avec autant d’avidité que pour son baisé, ensuite de ses mains, il pris mes poignets, me les saisissant au dessus de la tête. Il léchât mes aisselles, les humas aussi. Je me laissais dévorer par lui, j’en étais tout chose, les jambes en coton, au septième ciel, il menait la danse. Quand ses lèvres s’emparèrent de mon membre, je ne devins plus que gémissement, des caresses buccales qui ne furent pas longue, car afin de faire durer les choses, en expert de l’amour, il me retourna et continua de la langue sa promenade sur mon corps côté verso. Sa langue s’insinua le long de ma raie, s’immisça ensuite dans mon intimité, son savoir faire m’arrachait des gémissements de jouissance de plus en plus rauques, en fonction de cette montée de plaisir, et me dilatant au passage… Ce préliminaire octroya à Francis un grand sésame à la pénétration, qui ne tarda guerre, en rut il me défonçait littéralement, murmurant à mon oreille quelques petites répliques qui se voulaient dominatrices. Prenant mon pied, je ne relevais pas, je subissais non sans quelques plaisirs accrus. Qu’il me traite de petite chose, d’accros à la queue, de trou à bittes, en mon fort intérieur, j’avais envie de lui dire que oui, tout cela était bien vrai après tout, par orgueil ou vanité, je ne dis rien. Mais il me chauffait une fois de plus en beauté. Je finissais par acquiescer à ses dires, tant mon plaisir était grand, gâté par la nature et qui plus est habile, j’étais comme toujours entre ses mains au septième ciel. J’ai eu raison de ma réserve, quand il a décelé la faille, j’étais vaincu…

-Alors on fait sa finaude, je vois bien que tu prends ton pieds, et que tu aimes ça, être traité en bonne petite salope que tu sais être à tes heures. Et d’amplifier ses ruades en moi, de sortir d’entre mes fesses pour y replonger de toute sa longueur aussi vite, je l’ai quasiment supplier de me baiser, de me défoncer, et il ne sait bien entendu pas fait prié. Dans le creux de mon oreille droite, j’ai senti sa respiration s’accélérer, ses halètements croître en puissance et se saccader de plus en plus vite. J’ai a peine senti qu’il jouissait en moi, sa sève chaude ne pas rempli car dans sa cavalcade, il ne s’est pas arrêté, la verge et les couilles vides mais toujours raide, il a continué à me labourer le cul, à s’en extirper et à s’y réintroduire pendant au moins une bonne dizaine de minutes… J’avais joui depuis longtemps quand il s’arrêta. Je me suis assoupi à nouveau dans ses bras, nous sommes demeurer au lit toute la matinée et un peu au delà. Fidèle à ses affaires, ce sont les clips et les claps de son clavier qui m’ont réveillé. Toujours lové au creux d’un de ses bras, de l’autre il envoyait à qui de droit des consignes via son pc. Il me fit un petit clin d’œil de connivence, j’allais prononcer quelques choses quand mes intestins se rappelèrent à moi. En catastrophe, je du me ruer vers la salle d’eau, trop d’air fruit de nos ébats devaient quitter la place, la porte ouverte, j’étais on ne peut plus mal à l’aise de tout ses vents. Mais comme lui ça le faisait rire de la chambre.

-J’y ai peut-être été un peu fort,…, non ?

-Enfoiré !

-Je sais que tu m’aimes chéri?

-Là je te…

-Merde ! Me dit il en s’esclaffant dans le chambrant de la porte que dans la précipitation j’avais laissée ouverte.

-Tu es bête.

-Tu sais que même sur un water tu es séduisant.

-Super ! Dans le genre bonni menteur. Et arrête de rire en me regardant.

-Ca te dit une petite semaine rien que toi et moi à Bruxelles ? Chez moi à Watermael…

-Tu n’es pas un peu crazy là chéri ! On entre chez toi comme dans un moulin, c’est bien trop risqué !

-Et si je fais tout sécuriser ?

-Je vais prendre une douche laisse moi réfléchir à ta proposition, je ne sais pas si je serais te supporter toute une semaine.

-Arrête ton petit jeu, pas avec moi,… Je pourrais faire remonter le mur d’enceinte existant, mettre un grillage opaque au début de l’allée, et renforcer le système de sécurité.

-Tout ça pour une semaine de baise ?

-Mauvais va…

-Réaliste j’ai envi de dire !

-Tu veux que je te savonne le dos.

-Ok, mais inutile que popol se réveille !

-M’embrassant dans le cou, sa queue se gonflant juste au contact de nos deux peaux, il me demanda de revenir à la maison tout en me savonnant.

-Et quoi, tu es prêt à faire une croix sur toutes tes petites aventures sans lendemain ?

-De quoi tu parles ?

-Pas à moi Franci, j’ai été à bonne école avec toi, moi aussi je fais faire faire des petites enquêtes…

-Figure toi que si tu voulais me piquer au contraire ça me touche, au moins tu t’intéresses toujours à moi… Et des aventures sans lendemain qu’est se que ça peut te faire ?

-Y en a un, c’est un régulier quand même.

-Il me fait penser à toi, mais n’est pas toi et il sait que je suis pris et ne quitterait jamais cette personne pour lui.

-Ca doit te plaire ça…

-Je n’allais pas faire curé en t’attendant !

-Je n’ai pas dis que je revenais, pas même accepter la semaine de... De plus j’ai des engagements et toi des travaux à faire faire…

-Donc tu viendras passer la semaine à la maison.

-Je n’ai plus de maison depuis bien longtemps… Je n’arrive plus à rester longtemps nulle part.

-On peut acheté une maison à deux, ou tu veux, il y a longtemps que je ne t’ai plus fait de cadeau.

-C’est vrai que nous n’avons pas assez de maisons…

-Une maison rien que pour nous deux, mais j’y met une condition.

-C’est nouveau ça !

-Que tu m’épouses devant monsieur le bourgmestre (maire).

-T’est con des fois quand même…

-Médite et regardons sur le net si il n’y a rien qui te plait !

-Chiche…

-Un petit château dans le Lot et Garonne ?

-Trop vieillot.

-Un moulin en Loire, regarde il vient d’avoir été rénové, ça à l’air pas mal.

-Bof, c’est quoi toutes ses couleurs criardes…

-Tu as raison, ça fait prolo, mais on peut faire repeindre.

-Et ici cette ferme en Hainaut.

-Pas mal, mais niveau tranquillité, tu as vu le grand axe en bordure ?

-C’est qu’il a l’œil…

-Tu m’excuses, mon tel vibre.

-Laisse sonner.

- Non, c’est mon numéro perso.

 

-Olga, ma petite Olga comme je suis content de t’entendre…

-Moi aussi Flavounet.

-Rien de grave j’espère ?

-Non du tout, je t’envois par mail du travail, un scénario, je fais les costumes, et le producteur voudrait de toi dans le rôle masculin principal.

-C’est que je suis déjà en train de tourner.

-C’est bon, tu peux nous revenir maintenant, faudrait pas que tu deviennes un has been here.

-Je ne te promets rien, je vais juste jeter un coup d’œil au script.

-Je sais d’avance que tu vas accepter. Tu vas a d o r e r !

-Et sinon?

-Ben à l’association tout roule. Et j’aimerai bien que tu ramènes tes fesses ici, ça fait un bail qu’on n’a pas papoter à La Terrasse.

-Tu me manques aussi.

-Tu me sonnes dés que tu as lu le script et là je devine que tu es occupé, tu me rappelles quand tu es plus dispo. Ok ?

-Ok, biz ma belle.

 

-C’était qui ?

-Olga…

-Elle te voulait quoi ? Me donner du travaille aux States.

-Tu comptes accepter ?

-Je ne sais pas encore.

-J’ai aussi un projet par là, on pourrait combiner ça.

-On va acheter cette maison ?

-Il y a quelques choses qui t’a tapé dans l’œil sur le net?

-On part à l’aventure, et qui sait au détour d’un chemin…

-En voilà une bonne idée, je me suis payé un nouveau bébé qui n’attends qu’a être rodé.

-Un cabriolet ?

-Touché !

-Super, j’ai toujours rêvé de faire ma Grace Kelly.

-Ha non, pas de travelote dans ma voiture.

-Que tu es con !

-C’est pour ça que tu m’aimes.

-Non je ne t’aime pas.

Nous sommes partis à l’aventure sur les routes de France. Nous n’avons rien acheté en chemin. J’ai finis mon film et sa promo, nous avons pu quittés l’hôtel et nous nous sommes retranchés à Bruxelles, chez lui, dans son domaine qu’il avait entre temps fait sécuriser à outrance. Je retrouvais mes anciens repères et j’étais à l’abri des paparazzis, je coulais des jours heureux, il mettait un frein à ses affaires et cela me comblait. Mais chassez le naturel… Il revient au galop, il s’est plongé dans un nouveau projet de lotissement, et me retrouvant souvent seul, j’ai finis par jeter un œil au script d’Olga. Une adaptation de Maroussia de Stahl, un de mes auteur favoris, en effet, je ne pouvais pas laissé passer cela, d’autant que souvent je m’ennuyais ses derniers temps. Le tournage prévu était assez long car il devait se tourner dans plusieurs pays et studios différents, dans notre envie de trouver la maison idéale, ce projet le ravi, au moins nous aurions l’occasion de voyager en quête de cette maison qui devait nous plaire à tous deux lors de nos retrouvailles. A l’est de cette nouvelle Europe rien ne nous plus, dans la vielle Europe à Venise, Francis avait flashé sur un de ses vieux hôtels particuliers, ou tout était à refaire, moi Venise, je la trouvais comme dans la chanson un peu triste. Devant mon manque d’enthousiasme, il décida de l’acheter quand même et d’en faire un petit hôtel. Je me voyais mal vivre en Italie au milieu des touristes. Lorsque je tournais en Normandie, pour des scènes retraçant le débarquement, nous avons à nouveau sillonnés les routes de France, je flashais sur une ferme à colombage au milieu de nulle part, le fait qu’il n’y eut pas d’aéroport dans le coin me fit renoncer à ce bâtiment, je voyais mal Francis loin de tout et arriver en retard à ses rendez-vous. Il flasha sur un loft design sans chaleur du côté de Dunkerque. Il essayait de me faire craquer en prétextant l’air marin et la plage que j’aime tant. Si j’aime beaucoup la France, sa mer du Nord, n’en déplaise à ses fans, n’est pas aussi belle que celle de Belgique, ou les dunes ont su être préservée. Et puis j’ai ma maison à Dehaan, je ne m’en déferais jamais, j’aime trop cette maison et je n’associe qu’elle à un séjour à la mer.

-Cherchons encore alors. Mon assistante a trouvé sur le net une maison qui devrait nous plaire, je confirme le rendez-vous ?

-Ou ça ?

-Dans le Bordelet.

-Pfff des vignes…

-Que tu es devenu difficile en vieillissant.

Ce fut en effet un domaine viticole que nous avons visité, la représentante de l’agence immobilière, nous ventait tous le charme de ce petit manoir, vendu avec son mobilier dont les portraits de ses anciens habitants. Je pense que c’est ça qui m’a le plus déplu, le fait que tout soit abandonné au prochain propriétaire. Je m’en avisais auprès de Francis qui me trouvait trop sensible pour le coup.

-On peut les jeter tous ses vieux cadres.

-Tu n’y penses pas ?

-S’ils ne te plaisent pas.

-Mais enfin, c’est le fait que leurs descendants ne s’occupent pas de leur patrimoine qui me choque.

Revint à nous la représentante, qui demandait ce que nous en pensions, Francis de répéter mes mots.

-Moi aussi, je suis triste que ce château soit à vendre. Mais les propriétaires n’ont pas le choix, leur fils est mort, ruiné, et ils ont trois petits enfants, ils vendent pour les élever.

-C’est affreux dis-je.

-Je ne vous le fais pas dire.

-Francis, on peut peut-être faire quelques choses pour cette famille.

-Tout ce que tu veux bébé. Madame est-il possible de voir le propriétaire des lieux ?

-Certainement, je vais voir ce que je peux faire.

Nous avons été dirigé vers une terrasse ombragée de ce domaine, là un couple de retraités assis autour d’une table surveillaient de loin, leurs petits enfants qui insouciant jouaient sur la pelouse.

-Messieurs, on nous a dit que vous vouliez nous voir.

-C’est exact, votre histoire a touché mon ami ici présent et nous sommes disposé à vous aidez.

-C’est que nous ne demandons rien.

-J’ai tout de même une offre à vous faire. Ecoutez d’abord. Je voudrais voir les bénéfices que dégage exactement ce domaine, pas les chiffres extrapolés du contrat de ventes. En fonction de cela, on fixerait un montant qui rembourserait progressivement la dette de votre fils dont nous nous porterions garants.

-Pourquoi feriez-vous cela ?

-Votre histoire nous a touchée, vous m’inspirez confiance, c’est un deal, et je suis certain que vous arriverez à rembourser, le domaine en garantie bien entendu. De plus mon associé ici présent ne supporte pas de voir un château se vider de ses gens et je lui passe tous ses caprices. Et je sais flairer une bonne affaire, je n’investis jamais à perte.

-Et bien c’est un ange qui vous a mis sur notre route.

-Je ne me trompe jamais quand je parle affaire, je vous fais transmettre le plus vite possible un contrat, que vous aurez à loisirs d’analysé.

-En attendant, nous vous gardons à dîner.

L’épouse sortit de sa réserve et me demanda si je voulais bien l’aidée, je la suivis jusque dans une grande cuisine, et si je parle de cet évènement anodin, c’est qu’il m’a ouvert les yeux sur un point.

-Ca ne vous dérange pas de m’aidée ? Je suis seule pour tout faire et mon mari voudra mettre les petits plats dans les grands.

-Il ne faut pas vous formalisée pour nous.

-Vous faites un beau couple je trouve.

Je ne sus que répondre, elle reprit comme pour elle-même.

-Comme monsieur parlait affaire en vos deux noms, je me suis naturellement dirigée vers vous pour un peu d’aide comme je l’aurai fais envers n’importe quel autre épouse.

-Comment avez-vous devinée ?

-Je ne suis pas née de la dernière pluie, et il n’y a qu’a regardé la manière dont il vous couvre sans cesse des yeux.

Une adolescente vint coupée court à mon embarras, elle arriva en courant haletante vers la cuisine, en hurlant quasi :

-Mamy, mamy, mamy, il parait que Flavio Biamonds est venu visité la maison, est-il encore là ?

-Calme toi, et cesse de criée. Je pense que c’est ce monsieur que tu voulais voir.

Elle ne prononça plus un mot. Sa grand-mère, lui dit qu’elle avait l’air bête, qu’elle venait de se ridiculisée, comme elle ne disait toujours rien, je me suis dirigée vers elle, lui ai serrée la main.

-Comment t’appelles-tu ? Tu as déjà vu un de mes films ?

-Estelle, Flavio, je crois bien que tous.

-Tu as une préférence.

-Vent de panique sans hésitée.

-Nous allons partager le dîner avec vous, si tu veux bien dresser le couvert pour nous aider moi et ta grand-mère.

-Tout de suite, tout de suite, j’y cours.

-Vous devriez venir plus souvent dîner. Je ne vous ai pas choquée tout à l’heure ?

-J’ai été surpris je l’avoue.

-Ca ne vous choque pas ?

-Quoi ça, que vous nous aidiez ? Ne faites pas cette tête là. Pourquoi serais-je choquée, chacun est libre en ce bas monde. Et je le redis, je trouve que vous allez bien ensemble, c’est ma petite fille qui va être déçue.

-S’il vous plait ne lui dite pas, il ne faudrait pas que cela s’ébruite votre bonne intuition.

-Comme vous voulez, pourtant avec votre notoriété, ça pourrait aider bien des gens.

-Ou stopper net ma carrière.

Toujours ce dilemme, et mon instinct qui me dit que pour vivre heureux vivons caché et ma hantise des coming-outs ! On n’a jamais vu un hétéro ameuter les foules et se targuer de sa sexualité, je ne vois pas pourquoi je devrais en faire autrement. Et puis, je dois admettre, que mis à part me servir de ma frimousse pour gagner de l’argent, je ne suis guerre bon à autre chose, je n’ai pas envi de mettre cela en péril, d’être relégué aux rôles de tarlouses. De plus je me sens bien sur les plateaux, et je n’ai plus envie à mon age de me recycler. De vivre aux crochets de Francis, je ne le veux plus non plus, ou en suis-je avec lui ? Bonne question, si je suis toujours comme neige au soleil à ses côtés, je suis conscient que si je veux le garder, il doit se sentir en permanence en danger, est ce une relation que de vivre en permanence sous pression. Et ses incartades, je sais qu’il ne voit plus son dernier amant en date, j’ai lu ses sms (textos) pendant qu’il était sous la douche. Je n’en suis pas fier, mais c’est plus fort que moi, je ne sais plus lui faire confiance. Pourtant cette dame qui dit que ses yeux ne trompe pas… Ses paroles, je voulais les vérifiés de moi-même. Car il est vrai que je ne le regardais plus. Nous avons repris la route, après quelques photos et dédicaces pour les enfants de ce couple de viticulteurs, durant trois jours nous avons roulé aux travers de la campagne française au hasard de nos envies. Plus d’une fois je l’ai fixé, plus d’une fois nous nous sommes regardé intensément dans les yeux. Je sais se que je cherche, je sais aussi que dés que son téléphone sonne, je désenchante, aller savoir pourquoi. Nous nous sommes arrêtés dans une ferme avec chambre d’hôtes durant ce périple. Nos chambres communiquaient, nous n’avons bien entendu partagé qu’un seul lit. Je lui ai fais l’amour avec passion et tendresse. A la fin de nos ébats alors que j’étais de tout mon corps sur le sien pris en étau entre ses jambes qui ne me lâchaient pas, les yeux dans les yeux, il m’a demandé de sa voix suave :

-Qu’est se qui se passe bébé ?

-Comment ça ?

-Ca fait trois jours que tu me fixes en permanence.

-Mais non…

-Mais si…

-Je ne sais pas…

-Retomberais-tu amoureux ?

-De toi ? Comment le pourrais-je encore ? Dis-je fâcher en me libérant avec véhémence de son étreinte.

-Tu te mens à toi-même Flavounet.

-Je vais prendre une douche et fiche moi la paix.

-Tu sais bébé, moi je suis fou de toi…

Je me suis dirigé vers la douche, j’en ai pris une glaciale dans le but de me remettre les idées en place. Si j’avais plus d’une fois surpris son regard sur moi, je le connaissais bien, lui aussi, physiquement j’ai toujours craqué pour lui. Amoureux, je ne l’ai pas été en permanence, des hauts et des bas, plus de bas, dans le but de me protéger connaissant pertinemment bien le gaillard. Alors que nous visitions une fois de plus une ruine en France, en remontant en voiture, je l’ai supplié de rentrer à Bruxelles.

-J’ai cru que tu ne me le demanderais jamais.

-Roule moins vite, pense aux procès tout de même, imagine qu’on t’enlève le permis.

-Il n’y a pas de danger pour moi, je connais du monde. Et j’ai hâte que nous retrouvions notre maison.

Je n’ai rien répondu à cette remarque, mais en moi-même, j’appréciais le fait de retrouver son chez lui, le berceau de toute notre histoire. J’avais beaucoup repensé à nos débuts, et une foule de souvenirs me ramenait sans cesse chez lui. Quand nous sommes arrivés à hauteur de la maison, au centre du parc, il s’est mis à klaxonner à tue-tête, il a bondit hors du véhicule, a frappé avec force le heurtoir à plusieurs reprises, quand Guy est apparu en ouvrant la porte encore en pyjama, vu les 3h du matin qu’il était, à moitié endormi, mon Franci a sauté à son cou, l’a embrasser sur les deux joues avant de lui dire en me montrant de la main, qu’enfin j’étais de retour parmi eux. Guy bredouilla quelque chose, comme : «  j’en suis fort content, désirez-vous quelques choses d’autre en particulier ? ».

-Allez dormir Guy, il manque de sommeil et dit n’importe quoi…

-M’enfin !

-Quel tête il fait, je lui ai dit que nous allions réessayer et voir par nous même, il croit que c’est déjà gagné.

-C’est que…

-Bonne nuit Guy, nous connaissons la maison, merci.

 

-Dans quelle chambre, me loges-tu ?

-La mienne pardi !

-Je ne suis pas fatigué… J’ai envie d’un peu me promener dans la maison.

-Moi avec la route dans les pattes bébé, je suis vraiment crevé…

-Ok, allonge toi, je te rejoins sous peu…

Je me suis attardé dans son musé privé, les cadeaux sans grandes valeurs de l’étudiant Flav sont toujours là, trônant parmi ses antiquités, collections et œuvres d’arts favorites. J’en suis ravi, je dois l’admettre, le sommeil me gagnant, je me suis redirigé vers sa chambre, il regardait une rediffusion du JT, j’ai prétexté vouloir chercher de quoi dormir pour pouvoir fouiller dans ses affaires. J’espérais retrouver de mes anciennes affaires, son dressing bien entendu frôlant la perfection, je ne retrouvais rien, pas même ma chemise DG orange. J’enfilais dépité un simple t-shirt à lui quand il me rejoignit. Il m’étreignit la taille alors que ma tête ne sortait pas encore du col du t-shirt. Il me fit faire volte face une fois habillé face à lui, m’embrassa sur le front et ouvrit un tiroir qu’il avait à portée de main, petit tiroir d’un mètre vingt de long sur vingt de haut.

-Je crois que tes petites affaires, celles que tu cherches sont toutes rangées ici.

-Je ne cherchais rien.

-Menteur, menteur… Dit-il en m’embrassant.

-Comment as-tu deviné ?

-Je te connais comme si je t’avais fais bébé.

-Que mes affaires dis-tu ?

-Tu comptes faire une fixette encore longtemps…

-Il a aussi droit à son tiroir ?

-Non il n’a jamais eut son tiroir ici, mettons les choses à plat une fois pour toutes, je ne parle jamais de tes exs, car tu en as eu quelques uns aussi, et tu fais de même sans ça, ça ne fonctionnera jamais.

-Je vais essayer, promis.

-Bon allons dormir.

-Je peux chercher, je ne trouverai pas de ses affaires ici ?

-Non bon Dieu, puisque je te dis,…

-Ok, te fâche pas, je peux aussi être un tantinet jaloux !

-Bébé, je suis vraiment crevé.

-Ok, allons nous coucher ! Une fois dans le lit, je reprends : comme je n’aurai pas ma maison, tu m’achètes un pure-sang arabe?

-J’aimerai remonter l’élevage de mon grand-père.

-Si tu veux.

-Chic et j’aimerai aussi…

-Dites donc suffit oui ! Je ne suis pas la banque de France ici !

-C’est tout comme lui ai-je répondu ironiquement en me jetant sur lui, en l’embrassant partout sur le visage avant d’unir nos langues dans un baisé passionnel. Nos queues au contact de nos corps étaient déjà pleine de vigueurs, mais de l’enfant gâté, je suis passé à l’enfant sage, je me suis blottit tout contre lui, mettant son bras autour de moi, l’obligeant à m’étreindre, j’ai en quelques sortes devancé ce geste qu’il adopte mécaniquement envers moi. Par là, je voulais juste qu’il comprenne que j’avais besoin de lui, je ne voulais pas lui dire de vive voix, fierté idiote oblige, c’était un signe à interpréter. Je me suis réveillé vers les 10h, seul dans son grand lit, mon érection matinale battait son plein, vu l’abstinence de la veille. Bougon qu’il ne soit pas là, j’ai pris la télécommande qui gère tout dans la pièce et après quelques essais, j’ai réussi à ouvrir les panneaux de marqueteries du plasma. Guy me surveillant sans doute, est venu me demandé si je déjeunais au lit, j’ai dis que oui, et sur le plateau entre les pains perdus et le jus d’orange une enveloppe.

 

Mon ange,

Tu dormais tellement bien que je n’ai pas eu le courage de te lever. J’ai beaucoup de retard au bureau dans mes affaires en cours. Rejoins moi pour déjeuner chez Vincent, je nous ai réservé une table. On ira ensuite flâner dans la galerie.

Je t’embrasse, tu me manques déjà.

 

J’ai chiffonné ce billet, j’ai pris mon temps pour déjeuner, j’ai bien eu le temps de pester intérieurement contre lui. J’étais tout simplement furieux qu’il me laisse en plan pour allé travailler alors qu’il n’était même pas prévu qu’il soit sur Bruxelles. J’ai piqué les clés de sa plus belle moto, ne sachant ou aller, j’ai pris l’autoroute, en roulant à toute allure, je me rendu compte, que j’avais pris la route de la Flandres, de la mer, je me suis donc rendu dans ma bonne vieille maison balnéaire.

Par flav1982.over-blog.com - Publié dans : Flashback sur ma vie: Francis - Communauté : Communauté gay
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