Vendredi 11 juin 5 11 /06 /Juin 13:09

 

Francis tjs et encore lui…

 

Chagrin éternelle

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 Je reprends mon récit alors que nos vacances étaient réservées à la Barbade, les valises dans l’entrée, L devait atterrir au matin à bord de son jet, et nous devions repartir le soir même en amoureux pour rejoindre sa sœur et nos neveux (les siens, devenu aussi les miens).

Il n’est jamais arriver à la maison, je revois encore Olga avec la police venir m’annoncer un accident, j’entends encore raisonner ses quelques mots : «  défaillance technique », « moteur », « les secours n’ont rien pu faire ». Comme tout un chacun dans le malheur, on se raccroche à n’importe quoi, on demande dans quel hôpital il est, si c’est grave, on repousse l’inévitable… Si notre bonne vieille Thérèsa n’avait pas été en larmes tout comme Olga, je crois que j’aurai nié. David est arrivé lui aussi, alerter par Olga, suivit de près par Lyne la collaboratrice de L, tous sous le choc je ne les entendais pas, c’est la police qui me ramena les pieds sur terre. Elle me dit de prévenir la famille, que dans quelques heures les médias s’empareraient du crash et dans les heures qui suivraient un journaliste aurait un nom et les médias s’empareraient alors vite de la nouvelle. Je me suis saisi machinalement du téléphone, j’ai appelé Kate.

-Kate ? c’est Flav…

-Alors vous êtes prêt les hommes ? On vous attend…

-Kate, les enfants sont près de toi ?

-Non pourquoi ?

-J’ai une mauvaise nouvelle, il faut vite venir au domaine et tenir les enfants éloignés des médias.

-Que se passe t-il, tu m’inquiètes ?

-Ted a eu un accident avec son jet, et…

-Comment va-t-il ?

-Oh Kate, fait au plus vite, il est dans un état critique… Dis-je avec des sanglots dans la gorge.

-

-Kate, allo, tu es là, allo ?

-Oui, nous prenons l’avion, par chance j’ai des billets non daté, nous prenons le premier vol de libre. Embrasse le pour nous !

-Oui ne t’inquiète pas.

En raccrochant, je remercia la police et eu l’esprit de leur demandé de maintenir secret son identité jusqu’à ce soir moyennant finance, et je les remercia de leur sollicitude achetée à coup de billet et ils prirent congé.

-Lyne, tu sais ou est Gina ?

-Je crois qu’elle est à NY pour la semaine de la mode.

-Dieu soit loué, elle n’est pas loin !

Je repris le tel et appela Gina :

-Flavio mi amor, come estai ?

-Gina, j’ai besoin de toi et vite, prends un hélico n’importe, Ted a eu un accident, il est mort, l’info est encore secrète et je ne vois que toi pour gérer ce genre d’évènement.

-Ne t’inquiète pas j’arrive tout de suite, je prends tout en main, Kate est au courant ?

-J’ai juste dis qu’elle maintienne les enfants éloignés des médias, et qu’il avait eu un accident.

-Tu as bien fait, bon je sais quoi faire, surtout ne pas ébruiter l’affaire, j’appelle l’équipe qui a fait les funérailles de mon premier mari. Ne t’inquiète pas je suis là dans deux heures, trois maximum.

L’équipe de Gina est arrivée avant elle, j’ai choisi le cercueil, les draps de son linceul, des fleurs alors que son corps n’était pas encore arrivé. Gina a tout pris en main, dés son arrivée, elle me fit un topo, non sans m’avoir prononcer les seuls mots de réconfort que l’on accepte en pareils cas, les mots de ceux qui ont vécu le même drame. L’info allait bientôt filtrer dans les médias, quoi qu’on fasse ! Kate n’arriverait pas avant le petit matin. Elle me fit le planning de ce qui ce fait dans ces cas là, quand un riche homme d’affaire, issus d’une famille de légende de ce monde s’en va. Elle m’expliqua qu’on allait faire dans un premier temps une cérémonie privée, la famille et rien que les proches, ce que Ted aurait sans doute voulu. Qu’ensuite aurai lieu une cérémonie publique en la cathédrale de Washington, une corvée inévitable pour éviter que la presse ne fassent des choux gras. Elle avait besoin de son agenda pour n’oublier personne, car les faire-part seraient des cartons d’invitation en quelques sortes.  Tout étaient quasiment déjà réglé, je dus juste rectifier l’ordre des places de la famille, il était hors de question que ce soit moi au premier siège, d’abord sa sœur, Ted étant un homme d’affaire, son empire comptait beaucoup pour lui et je ne voulais en rien l’entacher. Je refusais les somnifères prescrits par le médecin. Je passais la nuit en regardant les infos, un pull de mon L en écharpe, je vis la carlingue du jet mais ça ne me fit rien. J’allais m’endormir quand j’entendis une voiture dans l’allée, je descendis vite à leur rencontre, et dés que je vu Kate sortir de la voiture, venir à moi avec dans les yeux une lueur d’espoir, enfin j’admis la terrible vérité. Je tombais à genoux dans l’allée et je m’effondrais en larmes, … Je crois que j’ai même poussé en premier quelques cris de dénis, suivis vite des siens qui compris sans que je doive lui annoncer, qu’il n’était plus. Tous les deux à genoux devant la maison, ses enfants se demandant quoi, je repris contenance et toujours en pleurant j’ai été vers eux.

-Il faudra être fort pour votre mère, votre oncle a eu un accident avec son jet et il nous a quitté.

Ils sont venus dans mes bras, puis on été vers leur mère, tous en larmes, nous sommes rentrés à la maison.

-Flav, ou est-il ? Peut-on le voir ?

-Petite Clem, vers dix heures, son corps sera ici, j’ai pensé en catholique qu’il aurait aimé partir de sa maison, je ne sais pas si nous pourrons le voir une dernière fois.

-Papa et maman sont aussi partit de la maison, il faut prendre des disponibilités, nous aurons tout le temps de pleurer ensuite.

-Je m’excuse Kate, j’ai déjà pris quelques initiatives, je sais que je n’ai aucun droit, j’ai demandé à Gina…

-Mais enfin Flav, tu as tout les droits, c’est comme si vous étiez mariés, s’il n’existait pas ses foutues lois, je suis certaine qu’il t’aurai épousé.

-Kate, il me manque tant, qu’allons nous devenir sans lui ? Vous devez tous les trois savoir qu’il est décédé hier, je n’ai pas eu le courage de vous l’annoncez par téléphone, je voulais vous préservez, je ne sais pas si j’ai bien fais…

-Dans des moments pareils, on fait tous pour un mieux, tous…

-Tu disais quoi avec Gina ?

-Sans savoir quand vous arriverez, comme elle a déjà vécu pareil cas que nous, je lui ai demandé de nous aider.

-Elle propose une cérémonie intime, juste les proches, ensuite une cérémonie officielle en la cathédrale de Washington. J’ai un tas de papier ici…

-Il faudra y passer de toute façon, tu as bien fais de faire appel à elle…

Lors de la cérémonie privée, Kate et les enfants me réservèrent la première chaise, touché par le geste, je l’acceptais, même si une place dans une chapelle se n’est rien grand-chose, quand on perd l’homme que l’on aime, son compagnon de route, que sa famille nous octroie la place qui nous est due, celle du conjoint, c’est quelques choses de non négligeable car bien qu’il y ait des avancées dans les droits gays et lesbiens à cette époque, dans ce beau monde c’était encore très tabou, ça l’est d’ailleurs toujours autant. Je dus les convaincre de ne pas refaire pareil à DC le lendemain, les affaires sont les affaires and the show must go one ! Les pompes funèbres avaient fait un travail remarquable, ils nous fut possible de lui faire un adieu, de le revoir et ce malgré l’accident. Gina nous avait prévenue que la cérémonie officielle serait la plus terrible des épreuves, elle ne se trompait pas. Rien ne nous fut épargné, tout ne fût que matraquage de flashs jusqu’à l’ensevelissement, discours d’hommes d’affaires, de célébrités, de représentants des States… Comme lors de la cérémonie privée, pour la chanson finale, je demandais la nôtre, celle qui avait fait que j’étais tomber in love de lui, pour rappel : « Comment te dire, de Ginette Reno ». Pour quitter la cathédrale, le cortège étant tellement long, la chanson suivante du cd passa également, une chanson qui a fait que j’ai tenu le coup « C’est beaucoup mieux comme ça », n’étant pas programmée, je l’ai prise comme un message de l’eau de-là venant de lui. Je sais que ça peut paraître idiot, mais dans des moments comme ceux-là, on se rattache à n’importe quoi. Les deux textes furent traduits en anglais dans beaucoup d’articles de presses. Le lendemain la cérémonie officielle, le notaire vint à la plantation. Autre épreuve mais preuve de l’importance que j’avais pour lui, il avait envisagé le pire et sans me prévenir pris des disponibilités. Son testament, une lettre bouleversante, Il détenait à lui seul 56% des parts de la société L, il m’en léguait 16, 20 à Kate et 20 à Dany et Clem. Sans le trahir voici un condensé de ce dont le notaire nous a fait lecture :

Si vous entendez ses mots, c’est que je ne suis plus, sachez juste que je vous aime tant tous les quatre, que je n’envisage pas de vous abandonnez, jamais, même si physiquement, il m’est impossible d’être parmi vous. Vous êtes ce que j’ai de plus cher au monde, mais j’ai par bonheur de l’argent, aussi, je peux contribuer à vous mettre à l’abri du besoin.

Kate, si les enfants ne sont pas encore assez grand, il te faudra les former, les obliger à faire de longues études et s’ils le veulent, plus tard leur céder le flambeau. Nos entreprises ont besoin de toi, il est temps d’y revenir, tu es la seule à ma connaissance capable de les gérer. Tu sais tout comme moi d’où elles viennent, les sacrifices que nos parents ont fait pour nous les offrir sur un plateau d’argent. Occupez-vous bien de Flav, il est le plus fragile de vous quatre, aussi ne soyez pas fâché sur ma dernière volonté. Je lui laisse la plantation, et des parts de la société pour qu’il puisse l’entretenir sans avoir à toucher à ses biens personnels. Dans cette maison, nous nous sommes aimés et grâce à la magie de la bibliothèque, Kate je ne pouvais pas te l’avouer que tu avais raison, grâce à cette maison, il s’est donné à moi, je crois qu’il sera le gardien parfait de notre domaine à tous. Aussi vous vous y retrouverez pour les fêtes du nouvel an comme chaque année, je veux qu’un jour y retentisse à nouveau des cris d’enfants, des rires… Je veux que des talons féminins martèlent en dansant les parquets et que des souliers d’hommes caressent les tapis, vos semelles à tous les quatre et celle de vos conjoints… Oui Kate, il est temps de refaire ta vie, si ce n’est pas fait, et toi aussi Flavien, continue à vivre, aimer, tout en pensant parfois à moi. Un jour, nous nous retrouverons, et ce sera à nouveau en la plantation, mais le plus tard possible mes chéris, je vous ai quitté, vous que j’aime, et j’ai donc retrouvé ceux que j’ai aimé, nous aurons bien  des choses à nous dire,mais prenez votre temps !

Ted

Nous étions en larmes, ils nous fallut cinq bonne minute pour nous ressaisir.

-Je ne peux pas accepter, comme le dit Ted, j’ai du bien, je n’ai pas besoin de votre argent, et votre maison de famille ne me revient aucunement, c’est chez vous… J’ai déjà ma maison de famille en Belgique, elle m’attend, je sais que j’y ai ma place.

-Tonton Flav, si tonton Ted te donne la maison, c’est pour qu’elle reste magique.

-Tu sais Dany que tu es aussi poète que lui.

-Si je puis me permettre Madame Strauss, vous pouvez contesté ce testament, car…

-Taisez-vous donc, moi et mes enfants ne remettons rien en cause, les volontés de mon frère sont justifiées et ne regarde que notre famille.

-Kate, …

-Si Ted était aussi heureux c’est grâce à toi, et tu fais partie de notre clan quoi qu’il advienne !

-Je vais accepter ce testament puisque vous y insisté, je tiens aussi à respecter ses volontés, mais je vais mettre une condition à cela, s’il m’arrive quelques choses, tout doit vous revenir intégralement. J’ai de la famille en Europe et nous avons appris une chose, ses jours ci nous ne sommes pas éternelles aussi prenons les devant.

-C’est un fait! Malheureusement…

-Je vais être le gardien de votre maison, comme ça quand Clem et Dany seront en age, elle sera toujours aussi accueillante et magique pour eux y faire leur foyer, beaucoup de Strauss doivent encore y voir le jour ! D’ailleurs, en tant que PDG, tu vas devoir te rapprochée Kate et tu n’auras pas le temps de t’occuper de toute l’intendance hors tu seras plus proche ici de l’entreprise…

-C’est bien vrai, et puis la maison t’a adoptée tout de suite et ça c’est sacré, …

-Tonton, maman, on rentre maintenant ?

-Mon cabinet vous fera parvenir les documents dans la semaine pour que tout soit en ordre, messieurs dames.

-Bien maître…

Les allusions du notaire, ont fait qu’il ne gère plus aucun de nos dossiers. Kate surtout fut choquée par le fait que le notaire insinue que j’étais un opportuniste. Elle a dés le lendemain pris les reines de la boîte, mes neveux reprirent leurs brillantes études, moi je payais pour que des gens entretiennent la maison de L et je n’avais plus aucun but dans la vie. Je pleurais énormément, j’écoutais ses vieux vinyles, je portais souvent un de ses polos. Je sais que je n’étais pas la meilleure des compagnies, même Kate revenait de moins en moins souvent à la plantation préférant utiliser l’appartement de la tour. Au bout de six mois d’isolement et de larmes, mes 65kg de moyenne, sans m’en apercevoir sont passés à 75kg voir plus, poignets d’amour, et l’impossibilité de porter des vêtements trop près du corps. C’est Dave qui venu me secouer le premier me conseillant tel ou tel exposition, de faire du shoping, des petits restos, et tout se passa plus ou moins bien. Jusqu’au jour ou je l’accompagna lui et son mec au musé de l’Air et l’Espace (Smithsonian), nous avions opté pour le fast-food attenant au musé et alors que je savourais un bon riche et gras sandwich sauce barbecue, un journaliste me reconnaissant me matraqua en photos sans que nous ne comprenions quoi que ce soit. Le lendemain, je faisais les premières pages de cette presse à faux scandale, « Le model phare de chez L à la dérive », « Un proche des Strauss en dépression », « Trop de fast-food pour l’ancienne image de… ». J’étais devant un fait accompli, si je voulais rester un moment encore aux states et vivre en paix, je devais me ressaisir. Dave m’avait fait reprendre un peu pieds en me sortant à gauche à droite, Gina intervint énergiquement en me secouant et m’obligeant à me reprendre en main, elle m’envoya son coach privé qui au bout de deux semaines mis fin au propre régime qu’il m’avait imposé. Des protéines en lieu et place de repas, des milk-shakes fades et sans saveur, que je ne parvenais pas à digérer du tout. Il me proposa alors de la course à pieds, de la gym, beaucoup de sport, l’exercice physique me vidait d’un surplus de poids évident, mais aussi de toutes mes idées noires. Je n’ai plus jamais eu ma taille de mannequin svelte, j’ai transformé mon corps aux traits fins bien dessiné, en un corps d’homme musclés mais pas à outrance. Je pense que grâce à ce nouveau style de vie, ma compagnie est redevenue plus agréable, Kate est revenue à nouveau tous les soirs à la plantation et quatorze mois après le crash, elle organisait un petit repas d’affaires de quarante convives, des hommes et des femmes en couple ou non. J’étais assis entre deux charmantes dames et juste en face de moi une espèce de crooner blond à la James Dean me subjuguait par son charisme. Kate, à la fin du repas, me dit que j’avais tapé dans l’œil de James Dean, qu’il était célibataire et de bonne famille. Je reçu sa carte, mais il était encore trop tôt, elle doit encore traînée dans mon agenda de cette année là, sa propre sœur voulait me caser, mais moi, je ne voulais pas l’oublier pas aussi vite et j’aurai trop eu l’impression de le tromper. Par contre, trop heureux de ma nouvelle apparence, je me laissais pousser un bouc, pris un look plus macho, mettant en évidence à la moindre occasion mes tablettes de chocolat et mes muscles, je ressortais avec la petite bande de Dupond Circle, Olga et Dave en étant et étant mes principaux confidents. Je crois que Dave était toujours un peu amoureux de moi, je dormais à l’occasion chez l’un ou l’autre, il voulut un soir que j’étais chez lui refaire les mêmes photos que nous avions faites sept ans plus tôt dans son appart. Par jeu, j’acceptai, et elles firent parties du vernissage qu’il organisa quelques semaines plus tard. Olga et moi l’avions aidé à tout organisé, Olga préférait les premiers clichés me concernant, mais je ne sais pas pourquoi, je ne voulais pas les soumettre aux regards de parfaits inconnus. L avait tant aimé un de ses clichés, mais surtout, ils étaient le fruit d’un amour passé, des souvenirs entre le photographe et un model qui avait bien changé, et le photographe avait un compagnon excessivement jaloux. Enfin notre amitié n’en pâtissait pas. Au cours de ce vernissage, Dave ne récolta que des louanges et les critiques furent unanimes. Tout fut vendu et il en découla que Dave obtenu le post de directeur de la photographie et de l’image d’un film à gros budget, Olga de son côté, un peu par hasard ou suite au conseil de Dave eu un contrat en tant qu’habilleuse, une bonne pub pour tous les deux. Et n’ayant aucun projet en perspective, tout naturellement, je les accompagnais dans leur ascension mais en coulisse. Plus tard, j’appris que sachant que je ne supporte aucunement la solitude, ils avaient fait en sorte que je les accompagne dans cette aventure. C’est ça les vrai amis, ils vous entraînent avec eux sans rien vous dire, juste pour votre bien. Le film fut tourné principalement dans le Maryland, je rigolais de leurs stress, de leurs soucis, de la pression qu’il avait sur les épaules, les aidant du mieux que je pouvais à mon niveau. Je faisais partie des mûrs du plateau, et beaucoup de gens de l’équipe me prenaient pour un assistant. Tout se passait normalement, je voyais les coulisses des coulisses d’un tournage. Le second rôle était une petite star qui n’a jamais décollée sans doute trop colérique dés le début de son éphémère petit succès. Il abandonna le tournage après deux semaines, dans le maryland, les acteurs ne courraient pas vraiment les rues, et alors que le metteur en scène s’énervait exigeant un remplaçant sur le champ. Dave proposa que je remplace le second rôle momentanément, au montage, une fois la starlette de meilleur poil, on retournerait juste ses scènes et je serais coupé au montage. On demanda si j’avais une quelconque expérience, je la minimisa à un vieux téléfilm. Etant le seul disponible instantanément, je fis l’affaire. Je ne connaissais pas du tout le scénario, j’eus une heure pour apprendre le texte, à la base je devais juste le lire mais le trouvant captivant, je le retins assez facilement. Le metteur en scène décida de virer la starlette qui n’arrivait pas à retenir le texte et j’eus le rôle. C’était une adaptation d’un roman de Jane Austeen, j’avais pour rôle le méchant galant qui fait la cour à une belle demoiselle de bonne famille mais désargentée qui rompt son engagement pour une autre fille qu’il croit riche. Un petit succès du box office, surtout en Angleterre, mais le cinéma ne me tentant pas tellement, et ne me demandant pas dans des rôles très intéressant, je n’ai pas réitéré l’expérience. Si j’avais eu besoin d’argent peut-être me serais-je lancé dans une quelconque carrière, mais j’ai touché à tout un peu par hasard, sans jamais de grande conviction. Une fois la promo du film terminée, je suis retourné à la plantation pour les fêtes de fin d’année, mes pensées allant toujours vers lui, mais sans trop de douleur. Je m’étais fais à l’idée de vivre avec lui sans lui. Après les fêtes, j’eus le besoin de revoir ma famille, mon pays. D’abord ma grand-mère, ensuite quelques amis, je décidais aussi d’allé voir quelques profs qui m’avaient marqués et j’étais donc de retour à Bruxelles. Un de mes profs favoris ne me reconnu même pas, d’autres au contraire m’avait même suivis un peu sur les panneaux publicitaires. J’allais comme par le passé au self du campus, je reconnus juste la vieille équipe de cuistots. Par endroit, les mêmes tables que j’avais occupés avec mes amis, l’étaient par d’autres bandes, nous ressemblant mais n’étant bel et bien plus nous mes anciens amis étudiants. Sans m’en rendre compte, mes pas me conduire vers mon ancienne chambre d’étudiant, dans un quartier proche du campus. Je passais donc devant la propriété de Francis, rien n’avait changé, excepté le panneau à vendre qui entachait le mur d’enceinte. Je m’avançais alors non sans nostalgie dans l’allée, je cherchais des yeux une amphore dans les massifs de fleurs, mais n’en trouva plus. Ce bon vieux Guy, (major d’homme de Francis) sortit de sur le perron :

-Si c’est pour la visite de 17h, c’est par ici.

-Non, excusez moi, j’ai changé d’avis…

-Monsieur Flavien, je ne vous avais pas reconnu, il faut dire vous avez…

-Forci ?

-Ca ne vous va pas mal, vous faites plus homme.

-Je le prends pour un compliment.

-S’en est un ! Voulez-vous entrer prendre un rafraîchissement ?

-Pourquoi pas Guy, tu me donneras des nouvelles du quartier comme ça.

Je me suis installé dans la cuisine du manoir, me suis laissé servir par Guy et nous avons barboté comme deux vieilles commères.

-Vous êtes rentrés au pays comme ça ?

-Pour quelques semaines, je t’avouerai ne pas savoir encore où j’ai envie de poser mes valises…

-Je vous ai vu à la télévision dans un de vos films, vous comptez encore tourner ?

-Pas vraiment, c’était juste une expérience sans grand intérêt. Guy, peux-tu me dire pourquoi la maison est en vente ?

-Sans doute car monsieur n’y vient quasiment plus jamais, d’ailleurs j’ai pris mes quartiers chez madame de Fontfaye, ici je ne viens plus que pour faire les visites.

-C’est pourtant une belle maison, et agréable à vivre, j’y ai passé de bons moments.

-Elle coûte cher d’entretien et d’après les visites que j’ai effectuées, elle risque de finir en maison d’appartements et le parc aussi.

-Une si belle propriété !

-Elle n’a pas suffit à vous retenir pourtant.

-C’est surtout le loup dans sa tanière qui m’en a chassé, mais ne revenons pas la dessus.

-Et dis moi, que sont devenus les gens de ce petit quartier, ça ne te dérange pas de me faire la visite de la maison quand même?

J’ai parlé de tout et de rien avec Guy, nous nous sommes promenés dans la maison, j’ai touché ici et là quelques objets, je lui ai fais mes adieux, et avant de quitter les lieux, l’envie de revoir la pièce d’eau pris le dessus. Je me suis tel Narcisse, miré dans la pièce d’eau, j’ai caressé mon propre reflet de la main et ai repris mon périple une fois celui-ci brouillé. En sortant des lieux, j’ai croisé Francis en moto qui s’est arrêté à ma hauteur. Otant son casque, il dit :

-Salut toi, quel beau cadeau que ta visite pour mon anniversaire.

-Bon anniversaire Francis.

-Merci, merci… J’ai failli te rater ?

-Je partais tu vois !

-Je peux te raccompagner quelque part ?

-J’ai envie de marcher dans le quartier, je suis nostalgique ce soir.

-Je peux faire quelques pas avec toi ? S’il te plait ?

-Mais je t’en prie, pour une fois que c’est si poliment demandé !

Côte à côte, nous avons arpentés les rues de Watermael et Ixelles, parlant de tout et de rien, nous avons bu un verre au Gauguin, pris une glace chez Capon, en quelques heures, à pieds nous nous sommes retrouvés dans le parc de l’abbaye de la Cambre.

-Tu fais terriblement plus homme.

-C’est la deuxième fois qu’on me le dit aujourd’hui !

-C’est que c’est vrai, je ne sais pas si c’est…

-La barbe certainement et les muscles plus saillants.

-Tu es encore plus beau que par le passé.

-Tu n’as pas tellement changé non plus.

-Beaucoup de cheveux gris…

-Des soucis ?

-Non pas vraiment, l’age tout simplement.

Nous nous sommes assis sur un banc de pierre, un peu à l’écart du parc, au centre d’un cercle de sapins taillés en alcôve. Sans m’en rendre compte, en parlant de tout et de rien, lui me faisant parfois rire avec ses histoires de bureau, j’ai appuyé ma tête sur son épaule. Ces quelques minutes d’abandons, m’ont juste rappelé combien il est bon d’avoir quelqu’un à ses côtés. Son parfum Fahrenheit, y est sans doute aussi pour quelques choses, car je me suis replongé dans nos anciennes joutes amoureuses.

-Tu m’écoutes ?

-En fait non, excuse moi.

-A quoi pensais-tu ?

-Je me disais que se serait cool que tu me fasses une petite pipe ici même.

Et je joignis le geste à la parole en massant mon entre jambe déjà bien tendue, surpris, je poussais le vice jusqu’à ouvrir ma braguette. Il ne se fit pas prier, se mit à genoux dans les graviers entre mes jambes, libera de mon slip ma queue déjà bien tendue, et s’appliqua à me prodiguer milles caresses buccales très très jouissives. Je me mis au bout d’un moment debout, lui toujours à genoux, je lui baisai la bouche en bougeant mon bassin poussant toujours plus dans sa cavité buccale mon chibre. Ensuite j’alternais de petits mouvements entrecouper de gorge profonde qui le faisait baver abondamment lubrifiant bien mon attribut. Dans ma désinvolture et dans ma volonté à prendre du plaisir, je le tira même par les cheveux, pour l’obliger à me prendre en entier bien au fond de sa gorge. Super excité par son traitement, je le fis se lever, lui baissa à hauteur des genoux le pantalon et le slip, je le fit s’appuyer des deux mains sur le banc, son cul à la bonne hauteur, j’ai juste craché sur sa rondelle que j’ai distendue de deux doigts avant d’y fourrager mon dard sans grand ménagement. Je l’ai baisé, lui docile n’a même pas toucher à son sexe, j’ai pris mon pied à le baiser, sans lui donner un autre plaisir que de la soumission passive. Il ne s’en est pas plaint, ses gémissant et ses cris rauques ne faisaient qu’en réclamer d’avantage. Je crois qu’un bruit de pas dans les graviers m’a amener au point de non retour, j’ai décharger sur ses belles fesses halées par les bancs solaires recouvertes de poils noirs sombres. J’ai rangé mon matériel dans son emballage, et les remords m’envahissaient, comment avais-je pu faire ça à L. Avec son ennemi juré, avec mon ex, un type qui faisait si facilement de moi ce qu’il voulait dans un temps pas si éloigné que cela encore. J’admets que j’étais un peu fier de moi, je m’étais servi de Francis sans aucun ménagement, ce qui me faisait peur c’était le pied que j’avais pris avec lui.

-C’est toujours extra nous deux bébés !

-Moué.

-En tout cas moi, j’ai pris mon pied, je ne sais pas si c’est ton nouveau look, tu viens, on rentre à la maison ?

-C’est quoi cet air de gamin battu ?

-J’ai tellement peur que tu me dises non.

-Tu as raison, nous n’aurions pas du.

-Je sais que tu as trouvé le bonheur aux states…

-Je sais parfaitement bien que tu m’as fais suivre tout un temps.

-Ne m’en veux pas, je…

-Je ne t’en veux même plus, tu l’as dis, j’ai été tellement heureux, que tu ne pourras plus jamais rivaliser.

-Tu sais, avant toi, nous étions ami avec L, une amitié faites de défis, certes, mais il me manque aussi.

-Ne parle pas de lui par pitié. Murmurais-je dans mes dents, la larme à l’œil.

-Comme tu voudras…

-Pourquoi tu vends ta maison de Watermael.

-Il ne m’était plus possible de t’y attendre.

-Tu m’excuseras mais c’est encore trop tôt.

-Trop tôt ? Il y a un espoir, alors, je t’attendrai dans ce cas, même si je dois encore attendre des années…

-Je ne te demande rien et ne te promet rien Francis.

Sur ces mots, je me suis levé du banc, je l’ai laissé en plan au milieu du parc, tout penaud. Il m’a regardé partir, pour une fois, il a su être le gentleman inculqué par son rang, il n’a rien dit ou tenté. J’ai hélé un taxi, je suis rentré en province auprès de ma grand-mère.

Par flav1982.over-blog.com - Publié dans : Flashback sur ma vie: L - Communauté : Communauté gay
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