Samedi 6 novembre 6 06 /11 /Nov 20:48

 

Le temps des affaires (Partie en suspend)

 

Rappel : Flav a revu brièvement Francis en tout bien tout honneur, Herb est parti au Japon pour ses affaires. Flav et Olga en profitent

 

pour prendre un bain de jouvence et faire la tournée de Frankfort by night !

Dans les salons VIP ou sur le dance-floor, nous nous amusions comme des malades avec Olga, une seconde jeunesse voyait le jour en nous. Nous venions de faire deux clubs branchés mais pas franchement sélects, avant d’être dirigés vers le must, là dans un salon VIP, parmi les célébrités du Big Brother, les jeunes starlettes allemandes, et des chanteurs internationaux, le champagne coulait à flot. A dix milles euros la bouteille, la deuxième quasi vidée, Olga, la voix de la raison me dit que nous avions suffisamment claqué

d’argent comme ça en moins d’une heure, qu’il était temps de rentrer.

-Olga, je n’ai pas envie de rentrer maintenant, profitons il y a combien de temps que nous n’avons plus fait ça ! -Rectification mon petit, nous n’avons jamais fait ça auparavant ! Quand nous sortions à Dupont, les prix restaient toujours honnêtes, ici ç'en est honteux.

 

-Mais enfin regarde comme c’est beau, tu as des paillettes d’or dans ta coupe, la boîte est …

-Un attrape-con !

-Bon si tu veux, on démarre, rabat joie !

-Enfin la voix de la raison !

-J’hallucine regarde la deuxième table à partir du bar.

-Tu crois qu’il t’a vu ?

-Ben oui vu qu’il nous fait signe de le rejoindre.

-Ca pue Flavounet, tu devrais lui faire signe « Ciao, au revoir, auf wiedersehen » !

-Bah on ne va pas le nier, on n'est pas à la prêt de cinq minutes quand même.

A peine étions-nous à hauteur de sa table qu’il ordonnait plus qu’il ne demandait au serveur une bouteille.

-Tu sais Francis, on était sur le point de partir, Olga déteste l’endroit, et on ne s’y amuse pas des masses.

-Si vous voulez du divertissement, pas plus tard qu’hier, j’ai été dans un bar karaoké, beaucoup d’habitués à ce que j’en ai déduit et tous hauts en couleur, et les Caïpirinhas y sont succulentes !

-Là Francis, tu me prends par les sentiments.

-Si même Olga est tentée, allons-y.

Les Caïpis étaient en effet excellentes, je ne les ai pas comptées, le lendemain, je ne vous dis pas mes cheveux ! L’ambiance assez sympa, on me demanda de faire quelques photos avec les patrons, on nous offrit quelques tournées, nous faisions la fête depuis une heure que Francis prenait place derrière le micro pour nous faire son show, ou pour me faire une sérénade, en tout cas, c’est comme ça que je l’ai pris. Il a chanté : “I want to know what love is” et magistralement, j’ai envie de dire, pas une fausse note malgré l’ambiance du bar bondé, et tout cela en me cherchant continuellement des yeux... Même Olga sirotait son verre en silence, elle qui piaille sans cesse d’habitude, elle me dira plus tard qu’elle ne savait plus ou se mettre, qu’elle culpabilisait pour Herb contrairement à moi. Ce sont les applaudissements qui m’on fait redescendre sur terre et prendre pied avec la réalité. Si le moment était intense, si mes sentiments une fois de plus on été agités, je rassure le lecteur, je n’ai rien laissé passer de mon trouble, je ne compte pas gâcher une relation stable, pour retourner dans une relation tumultueuse avec Francis. Les verres ont poursuivi leur marathon, Francis nous a ramenés, comme il ne tenait plus tellement la route, je l’ai naturellement installé dans une chambre chez moi. Première erreur, non, en fait je ne dois rien me reprocher à ce stade, il était sous l’effet de l’alcool, il aurait pu lui arriver n’importe quoi, ce soir-là, j’ai fait ce que j’avais à faire. Là ou la situation s’envenime, c’est quand Olga et moi nous dînions, et qu’Herb a la bonne idée de rentrer un peu plus tôt que prévu à l’improviste. Je l’accueille comme il se doit, ce qu’il n’apprécie pas, c’est qu’après notre mickey, apparaît dans la salle un manger un Francis tout dépenaillé. Les cheveux en bataille, la chemise ouverte, pieds nus, cherchant après ses chaussures. Herb ne dit rien mais se barre en claquant la porte, je coure à sa poursuite, j’essaie de lui expliquer, mais rien n’y fait, il ne m’écoute pas, il se braque et part ! Olga, même Francis me promettent d’aller le trouver, ils me conseillent de le laisser se calmer  et m’affirment qu’ensuite il comprendra son erreur. J’ai envie de les croire, j’attends une heure ou deux, j’essaie de le joindre sur son portable mais je tombe à chaque fois sur sa boîte vocale. Deux jours passent, il ne se présente pas au boulot, ne répond pas à mes appels, je décide de lui envoyer un mail, peut-être par écrit me lira-t-il et me répondra-t-il ? Je lui explique donc qu’il s’est emporté pour rien, non sans lui avoir résumé la situation, je termine mon mail en lui disant que je l’attends chez moi, je lui demande aussi de ne pas traîner… Puisque je suis sur ma boîte mail, je regarde quelques Fwd, réponds à quelques courriels et je tombe sur un mail de Francis, en pièce jointe un fichier Words, un mail qui date de quelques semaines déjà. Je viens de finir pour la seconde fois sa lecture, je ne sais plus quoi penser, deux sentiments contradictoires m’agitent depuis. Frank, et donc Francis pour vous, vient de m’envoyer une longue lettre en réponse à mon blog. Sa lettre est en néerlandais, avec son autorisation, ou plutôt son souhait après une traduction de ma part suivie d’une correction de mon ami Centaure, je vais vous la distiller ici, à l’habitude de l’évolution de mon propre récit dans une nouvelle rubrique intitulée « Flav version Frank (Francis) ». Je vais être le plus fidèle possible à son texte, je ne vais pas intervenir, mais je compte sur vous pour réagir, m’éclairer de votre lanterne, me donner vos impressions, vos sentiments, voire vos conseils.

 

Flav vs Frank (Première missive)

 

Salut bébé, comment vas-tu ?

 

Moi bien, même si je doute que cela t’intéresse. J’ai par contre beaucoup de choses à te dire ! J’ai pris pour se faire ma plus belle plume, et me voici…

 

Ne blâme pas ton amie Olga, elle a la langue bien pendue tu le sais, et elle en avait trop dit un soir d’ivresse. Grâce à elle, j’ai pu découvrir ton dernier passe temps, à savoir te mettre en pâture sur les eaux nébuleuses du net.

 

Et pas seulement toi, il y a moi, Ted, Gina, d’ailleurs pourquoi m’avoir rebaptisé ? Francis ! Ca ne me va pas du tout, en même temps comme je trouve ta plume par bien des égards persifleuse à mon égard ça me console, indirectement ce n’est pas moi que toi et tes lecteurs vous vilipendez.

 

Je n’ai pas tellement la part belle sur ton site. Je ne t’en veux pas, mais je m’en veux, je me rends compte que bien malgré moi je t’ai fait souffrir… Qu’entre nous, il y a bien des malentendus, des situations qui auraient demandé plus de réflexions, de discernement.

 

A la base, je voulais riposter, publier ma propre version de cette histoire que nous avons en commun, je voulais me blanchir, donner un autre son de cloche, soit plus de véracité encore à ton mini Big Brother. Je voulais aussi te faire mal, et décrire peut-être pas aussi bien que toi, car je n’ai pas ton talent, mes parties de jambes en l’air. Celle dans lesquelles tu n’es pas. Je me suis dit après coup que ça ne te fera pas souffrir autant que moi, j’ai souffert de ses détails de ta vie sans moi ! Car de ton côté, tu es passé à autre chose, j’en suis conscient.

 

Je n’aime pas me sentir mal aimé, par toi cela m’insupporte, que des inconnus ne m’apprécient pas, à la rigueur je peux faire avec. Mais je ne saurais de toute façon pas jongler avec le français comme toi tu le fais, aussi, je te laisse le soin de retirer de ma confession ce qui bon te semble pouvoir intéresser tes lecteurs, eux peut-être me pardonneront-ils mes fautes, ma découvriront-ils surtout sous un autre jour.

 

Je vais donc commencer par le commencement, par une douce nuit d’octobre, alors que je feuilletais un catalogue de vente, de mon bureau à l’étage de ma garçonnière de Watermael, j’ai cru entendre quelques jurons en provenance du jardin. Quelques minutes auparavant, le système intrusion s’était aussi mis en branle, j’avais mis ça sur le dos d’une biche ou d’un renard comme c’était souvent le cas. Mais ce soir là, mon fidèle serviteur Guy ne s’en sortait pas, ce n’était pas un animal sauvage qu’il devait chasser des plates bandes mais un étudiant bitu aussi j’allais lui prêter main forte.

 

C’était toi jeune homme, tu empestais à des kilomètres à la ronde, tu ne tenais pas debout, et j’ose dire que tu étais au bord du coma éthylique. Guy ayant affirmé que tu étais un petit jeune de notre rue, je décidais de t’héberger pour la nuit. Je te proposais de te laisser cuver ton saoul ici, Guy se dit que pour que tu n’aies pas de problème le lendemain chez toi, on devait laver tes vêtements, tu n’étais pas en état de répondre et nous avons pris tes grognements pour des réponses affirmatives. Nous t’avons d’abord débarbouillé dans la cuisine, à l’aide de torchons mouillés d’eau fraîche qui n’ont eu aucun résultat sur toi, excepté celui de te purifier. Tu empestais même en caleçon toujours autant le vomi malgré ce sommaire débarbouillage. Guy n’en démordait pas, pas question que tu ailles te mettre dans les draps en empestant et que tu les souilles. Aussi nous t’avons mis sous la douche, je t’ai débarrassé de ton boxer rouge et noir, je me souviens parfaitement de ce détail ! Je me souviens aussi d’avoir détourné les yeux de ce corps d’Adonis que je contemplais impunément un tantinet de trop. Il est une certitude bébé, à peine ta route à t’elle croisée la mienne, que tu me faisais déjà bander. J’ai passé toute la matinée à te regarder dormir, j’ai lutté quand sous les draps, ta verge s’est tendue, pour ne pas enlever cette mince frontière qui me barrait l’accès à toute ton intimité dans sa splendeur. En même temps, tu étais si beau, un ange qui dormait, j’avais surtout envie de te prendre dans mes bras ! Oui dès le début. Si l’envie était grande, notre différence d’âge, ta vie dont je ne connaissais rien, la mienne, la morale, on fait que bien entendu je n’ai rien fais. Je te trouvais juste « attirant ».

 

A ton réveil, la fougue de ta jeunesse m’a totalement déstabilisé, même si on voyait que tu étais embêté d’avoir fait quelques dégâts chez moi, tu étais d’un naturel et d’un social désarmants. Quand je t’ai fait visionner la cassette sur laquelle on te voyait te soulager sur mes murs, j’ai eu la gaule, je crois que tu t’en es aperçu, et que ce n’était pas pour te déplaire que tu me fasses de l’effet. Je pensais que comme tous les gars qui entretiennent leur corps tu aimais le montrer quoi de plus normal quand on est bien foutu !

 

Puis de fil en aiguille, j’ai vu clair dans ton petit jeu, tes allusions n’étaient pas le fruit de mon imagination ou de ma libido, tu m’aguichais… J’avais envie de toi, quand tu m’as offert une vue sur ta croupe que tu m’as clairement dit que tu étais chaud ! Je n’ai pas hésité une seconde, je t’ai pris, baisé, appelle ça comme tu veux, j’ai pris mon pied à te limer, toi que je ne connaissais pas, toi qui me rendais dingue. En plus d’être sublime, d’avoir un magnifique postérieur, tu as de la culture, en visitant la maison, sans être pédant pour autant, tu as fait éloge de mes collections par ton savoir, d’emblée je me suis dit, ce petit là, ce n’est pas pour rien qu’il est atterri chez toi ! Frank, fais en sorte qu’il reste !

 

Tu dormais à point fermé quand je t’ai laissé, j’avais un rendez-vous d’affaire que je ne pouvais pas annuler, il ne devait pas durer longtemps, j’espérais être de retour assez vite et te retrouver. Je t’avais écrit à la hâte un billet, je n’en sais plus les termes exacts, mais je ne te disais certainement pas que j’avais beaucoup de boulot, c’est impossible, je te disais de faire comme chez toi, ça c’est certain.

 

Tu as donc quitté ma maison comme un voleur, j’ai été déçu de ne plus t’y retrouver, je restais avec un excellent souvenir, celui d’avoir possédé, aimé à en jouir, un jeune gars bien sous tout rapport. C’était déjà pas mal. Tu t’es rappelé à moi avec des cadeaux personnalisés qui m’ont fait fort plaisir, je trouvais le caleçon tendancieux et explicite, je me suis dit d’emblée, sans doute voudrait-il à nouveau s’envoyer en l’air avec le vieux. Je sautais donc sur l’occasion car toutes mes pensées étaient pour toi ! En Italie pour affaires, j’ai fait quelques amplettes uniquement pour toi, j’avais tellement hâte de sentir à nouveau ton grain de peau sous mes doigts, de capter ton odeur, de te faire mien, que s’en est devenu une obsession. Je regrette ma lettre qui t’a fait déchanter, tu ne pouvais pas savoir que dans la capitale du monde antique mes sentiments à ton égard devenaient incommensurables.

 

Quand grâce à Guy tu m’es revenu, je t’ai fait mien, excessif comme je le suis souvent, je ne pensais plus qu’à moi qui te voulais, je crois qu’égoïstement, je t’ai empêché de vivre, étouffé. Je m’en excuse, et d’avantage encore des événements qui ont suivi, qui en découlent





 

Par flav1982.over-blog.com - Publié dans : Flav vs Fr... - Communauté : Roman gay Rose
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