Samedi 13 novembre 6 13 /11 /Nov 14:15

Suite première missive

Si j’y allais fort en amour, je pense que ce n’était pas pour te déplaire, nos séances au lit des plus pimentées du début de notre relation, je pense que tu les as admirablement dépeintes et je pèse mes mots. J’ai plus qu’apprécier le voyage en arrière, tu m’as rappelé d’excellents moments, oubliés certains qui pourtant me hanteront jusqu’à la fin de mes jours !

Tu as une excellente mémoire, tes mots et tes flash-back m’ont indéniablement émoustillé, à mon tour je vais te remémorer quelques souvenirs, et j’espère que ta braguette en explosera. Moi aussi je me souviens…

Tu vivais quasiment à la maison, enfin, tu allais et venais entre chez moi et ton université, tu combinais tes horaires aux miens, mea-culpa, je ne faisais aucun effort et pourtant dès que je revenais d’un déplacement pour le travail, tu étais là. Je nous revois comme si c’était hier, moi remontant l’allée de la maison à moto, toi revenant de tes cours. Tu étais vêtu d’un jeans large, d’un pull ligné dans les tons bleus comme c’était alors à la mode, autour de ton cou une écharpe grise qui flottait au vent, un sac en bandoulière sur l’épaule, des écouteurs vissés sur les oreilles, tu ne m’as même pas entendu te dépasser. Quand j’ai posé un pied à terre, ôté mon casque et que je me suis retourné vers toi, tu m’as souri quand nos yeux se sont croisés. Dieu que tu étais beau, un homme à l’allure juvénile… Comme souvent quand mon regard se posait sur toi, j’ai eu envie de toi… Je me suis dirigé à ta rencontre, n’y tenant plus, nous ne nous étions pas vus depuis trois jours, je t’ai pris à bras le corps, ton sac est tombé dans l’allée, je me suis précipité vers l’intérieur, j’ai gravi les escaliers et sur le pallier à l’étage, j’ai du te poser pour reprendre mon souffle, mais surtout pour t’embrasser. Nous pouvions nous embrasser alors des quarts d’heure entiers, je t’ai déshabillé, tandis que nos langues se goûtaient. Je  t’ai à nouveau levé dans les airs, mais cette fois je t’ai plaqué contre les boiseries, je t’ai fait sucer mon majeur, doigt que j’ai introduit en toi afin de détendre, avant de le remplacer par mon dard. Je t’ai butiné, non je t’ai fait l’amour tout habillé, tes cheveux en bataille, ton écharpe autour du coup, tu ondulais tout ton corps, tu gémissais de plaisir et je n’ai pu retenir longtemps mon nectar. Comme tu en redemandais, alors que je refermais ma braguette, je me suis servi de ton écharpe pour t’attirer dans la chambre, un geste qui t’a rendu tout « chose », tu t’es mis à quatre pattes sur le lit, ta splendide croupe ainsi offerte à mes yeux, à ma libido, je me suis cette fois déshabillé pour jouir pleinement de toi. Tes belles fesses rebondies qui tapaient sur mes reins, mon pieu que je voyais coulisser en toi, que tu sois en levrette ou que tu t’abandonnes à moi sur le dos, quand dans cette dernière position, nos yeux se défiaient, c’était moi qui était tout « chose », chamboulé par ta beauté, perdu d’amour…

J’ai été con de t’avoir présenté à Gina, mais j’adorais te gâter, le moindre présent et tes yeux brillent, que le cadeau te plaise ou non d’ailleurs, aussi c’est tout naturellement que nous avons atterri dans sa boutique. Je m’en mords pourtant les doigts, si je ne te l’avais pas présentée, tu n’aurais jamais fait ses maudites affiches et tu ne serais pas parti à la conquête de l’Amérique. Bon ! Je ne vais pas refaire le monde avec des « si » je te rassure. Dans les lignes qui vont suivre, je vais te reparler de Gina, il faut que je me confesse, que tu saches, mais chaque chose en son temps.

Notre relation s’affirmant de jours en jours, quand je t’ai emmené dans mes bureaux, présenté Claire mon bras-droit, ce n’était pas anodin ! Je comptais te faire travailler à mes côtés, t’associer à mon business, te former… J’ambitionnais de faire de toi mon acolyte, j’avais envie que nous devenions un duo redoutable. Quand je me suis donné à toi, j’en avais envie, d'un pour ne pas mourir idiot et secundo car ça faisait partie de mes plans, je voulais que l’on soit complices et complémentaires. Et puis je t’aimais, je t’aime toujours, et jamais avant toi, je n’ai eu ce sentiment de dépendance et puis l’envie tout simplement. Aussi, ce n’était pas du vent, j’étais vraiment puceau. Je pensais que j’allais pouvoir te façonner, un étudiant en art et journalisme sans attache familiale voilà aussi se que je pensais que tu étais. Quand ma mère t’a reconnu, j’ai pensé immédiatement au complot,  étant entourés de requins dans les affaires, je ne sais plus faire la part des choses, je pense que tout le monde est machiavélique et fomente des plans à la suite un parti automatiquement est lésé.

Je t’ai lu, j’ai analysé, je me suis dit te connaissant bien, que tu n’as pas biaisé, tu ne savais pas mon nom, je ne savais pas le tien, moi qui aime me renseigner à outrance en autre temps quel comble ! J’ai été con, il n’y a pas d’autre mot de penser que tu t’étais servi de moi. Tu m’avais bien dit que ta famille vivait un revers de fortune, j’aurais pu te dire, si j’avais su qui tu étais qu’il s’agissait juste d’un bras de fer entre membres d’une même famille, un match dans lequel ta grand-mère a su remettre de l’ordre et rétablir votre train de vie habituel. Toi de ton côté, tu n’as vu que les changements, des réalités dans l’air du temps, les privilèges étant abolis depuis pas mal de temps, les pays royalistes comme les nôtres étant juste un peu à la traîne.  Soit passons ! Nous nous étions trouvés, par hasard nous étions du même monde et j’ai été vraiment stupide, je me répète ! Je n’ai pas su faire la part des choses, je t’ai laissé filer… Je t’ai même chassé de mon domaine…

Pourquoi n’as-tu pas lutté, quand tu dis, je te cite, « voilà pourquoi mon petit cœur finit par ne  plus battre », grâce à ton journal intime, je sais que tu m’aimes ou que tu m’as aimé et que par conséquent rien n’est impossible. Je gage qu’un jour tes sentiments reviendront à de meilleurs auspices.

Je vais faire l’impasse sur ta relation avec « Hakim », je pense qu’elle ne compte pas. A demi mot, tu admets que je te manquais, et je comprends avec regret que quoi que tu me dises de vive voix, je t’ai blessé et que donc, je compte pour toi.

Maintenant revenons à Gina ! Francesca X pour ceux qui la connaissent aussi bien que moi ! Je vais te parler d’une période de ma vie dont je ne t’ai jamais parlé encore. Alors que j’étais encore étudiant à Yale University. Je partageais une chambre avec ton « L » dans la même fraternité, pour moi c’était Ted, nous étions deux potes hors paire, un américain descendant des fils de l'Indépendance, et moi un européen issu de la vieille Europe. 

Nous étions inséparables, inscrits en droit dans l’ensemble des mêmes cours, et fou amoureux d’une européenne ; Gina ! Imagines-tu dans quel trio amoureux tu t’es immiscé ? Gina était à 18 ans déjà une splendide créature, son sex-appeal faisait se retourner dans la rue tout se qui portait un pantalon. Ses courbes, sa chevelure, ses manières vielles France, nous étions tous fous d’elle sur le campus ! Moi je la connaissais de par le réseau social de ma mère. Si tout le monde la désirait, elle n’avait guère d’amis aux USA, aussi me connaissant de vue, nous sommes devenus proches. Elle m’a toujours considéré comme un grand frère, un ami, or à l’époque j’étais amoureux transi. Je n’étais pas le seul à être fou d’elle, Ted l’était tout autant.

Elle passait souvent nous voir, nous sortions ensemble, nous étions trois gais lurons à qui la vie souriait, des jeunes loups. Au moment des slows, nous nous la disputions, elle souriait, faisait sa diva, jouait avec nos pieds. En cachette, nous lui volions des baisers, innocents, nous pensions chacun de notre côté être son chouchou. 

Lorsqu’un soir après une longue virée nocturne, nous nous sommes retrouvés tous les trois dans notre chambre d’étudiant, Ted a voulu jouer au coq, il a embrassé Gina, l’a pelotée, elle grisée par l’alcool piaffait comme une pie, se laissait faire. Elle s’est retrouvée entre nous deux, deux ados maladroits, malhabiles, à pouffer sous nos caresses. Ne rencontrant pas de résistance de sa part, nous nous sommes enhardis, dans notre empressement à la caresser mes doigts frôlèrent ceux de Ted, nos regards se croisèrent plus d’une fois. Elle mit fin à ce qui aurait pu devenir une partie à trois, en se levant, en prenant le contrôle des opérations et en nous sommant de continuer nos caresses entre nous. 

Elle trouva les mots qui firent que nous avons laissé tomber toutes les barrières que la décence nous imposait. Nous promettant de dégrafer son soutien-gorge si nous nous embrassions, nous nous sommes embrassés. Nous caressant les torses, nous nous sommes laissés déshabiller. Elle a guidé nos mains à la découverte de nos corps d’hommes, et ayant les mots justes, elle a juste dit que grâce à elle, nous allions un peu plus loin dans les œillades de notre quotidien quand nous espionnions l’autre dans la vie de tous les jours. Elle a encore été plus loin, une fois que nous étions nus, elle nous a branlés chacun à notre tour, puis simultanément, elle a dirigé nos mains sur le sexe de l’autre, elle a applaudi quand elle a vu que nous nous efforcions de nous faire du bien en nous branlant. Se caressant à son tour, elle nous a d’avantage émoustillés, elle a dit à Ted que s'il me suçait, elle ferait l’amour avec nous, je lui ai dit "fais un effort Ted !", j’ai de mes mains dirigé son visage vers mon entre-jambes, branché cul, je m’étais déjà fait sucer, je savais que lui était puceau et qu’il ne sortirait pas indemne de cette nuit… Mais j’en avais alors envie et Gina dès lors ne comptait plus.

Dès qu’il a posé ses lèvres autour de ma verge, Gina s’est rhabillée et est sortie de la chambre. Tant qu’elle était présente, il s’est activé sur mon membre, bien que ce fut bref, c’était fort bon, dès qu’elle est sortie, il s’est mis dans son lit, je me suis mis dans le mien et nous nous sommes endormis sans échanger une seule parole.

Au petit matin, Ted tirait la gueule, moi je ne savais pas quoi lui dire, pour briser la glace, je tentais un dialogue, il niait en bloc les évènements de la veille, ne voulait rien savoir, puis il me dit que pour être quitte, je n’avais qu’à lui rendre l’appareil. Ce que je fis, et ce fut le début d’une série de fellations entre nous, en plus d’être les meilleurs amis du monde, voilà que nous nous faisions mutuellement du bien à l’occasion.

Jusqu’au jour un soir, j’ai rencontré une fille sympa, je suis sorti avec elle et Ted a piqué une crise de jalousie énorme allant jusqu’à la chasser de notre chambre alors que je m’apprêtais à me la faire. Je l’ai traité d’imbécile, nous avons haussé la voix, eu des mots puis je me suis rendu compte de son trouble, c’était évident, il avait développé d’autres sentiments pour moi. Nous avons dormi ensemble ce soir là, nous avons été plus loin, je n’ai plus jamais ramené personne dans la chambre, une drôle de relation était née. Je ne lui ai pas été fidèle, il s’en doutait mais comme je lui revenais chaque soir, il s’en est accommodé tout le reste de nos études. Quand notre cursus toucha à son terme, nous nous sommes quittés, je lui ai promis que bientôt je le contacterais, qu’on se reverrait vite, je suis rentré en Belgique et n’ai pas tenu ma promesse. Il n’a jamais pu me le pardonner, moi je ne l’aimais pas assez, nous nous sommes revus par hasard dans les pérégrinations dues aux affaires et l’engrenage sans fin de la discorde commença.

Je ne remets pas en doute les sentiments de Ted à ton égard, mais je suis persuadé que quand il a deviné le lien qui nous unissait, de t’avoir à ses côtés, c’était pour lui une victoire et dans notre guéguerre, sa plus grande, sans conteste.

 

 

 

 

Par flav1982.over-blog.com - Publié dans : Flav vs Fr... - Communauté : Roman gay Rose
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