Samedi 22 octobre 6 22 /10 /Oct 00:32

Force est de constater chez Francis un flagrant changement dans sa façon d’être. A la réception de l’hôtel, quand la réceptionniste lui demanda si nous voulions une suite deux chambres pour notre séjour, il lui répondit que ce n’était pas la peine, qu’avec son compagnon il partageait toujours le même lit! Une grande première dans son cas, pas de partager son lit avec un autre homme, mais plutôt de ne pas le cacher. Jamais, nous n’avons partagé la même chambre au grand jamais, sur un registre du moins.

 

-C’est vraiment romantique comme endroit, un peu trop baroque à mon goût mais bon…

 

-J’ai choisi cet hôtel pensant qu’il te plairait.

 

-Je me disais aussi, ça ne te ressemble pas comme endroit. Je suis content d’être ici.

 

-Je compte sur toi pour me dire qui a séjourné ici.

 

-Je n’osais pas t’en faire la liste, mais si tu le demandes.

 

-Après le déjeuner, ça peut attendre.

 

-Là je te reconnais! Mais je n’ai rien d’approprié à me mettre.

 

-Je t’avais dit de passé par chez toi avant qu’on ne parte, de Bruxelles, on en avait pour 35min.

 

-Je n’en avais pas envie.

 

-Puisque tu lui as dis à ta mère que nous voyagions ensemble!

 

-Qui m’a promis du shopping chez Gina?

 

-C’est moi qui te reconnais bien là. Et inutile de faire diversion, j’avais bien compris que tu ne voulais pas que je croise Alyne.

 

-Si je n’ai pas la plus belle chemise de Milan sur mon dos dans l’heure qui suit, je fais grève de la faim, et du sexe.

 

-Des caprices monsieur Flavien?

 

-Ca se pourrait.

 

-Aller go! Je demande une voiture.

 

Bon j’avoue, j’ai fais le salle gosse, j’ai été infernale, d’entrée de jeux dans le magasin, j’ai foncé vers un mannequin qui de toute évidence ne faisait pas partie de la collection prêt à porter, ensuite j’ai accepté tous les services de la boutique: une boisson, une collation, j’ai fais déballer plus de cartons que de raison. Il me passait tout. Et si j’ai été infect, c’est car ma joie de faire du shopping a été gâchée dés notre arrivée, des vendeurs l’avaient reconnu et lui faisaient un peu trop de cirage à mon goût. J’ai fini par demandé si Gina était là. Il y a avait longtemps que je ne l’avais vu. Elle arriva une dizaine de minute plus tard. Egal à elle-même, ravie d’être à la page en femme couguar, étonnée de nous voir ensemble Francis et moi.

 

-Dis moi c’est sérieux avec Francis, vous remettez ça?

 

-Qui peut savoir avec lui?

 

-Enfin, je suis ravie de vous revoir tous les deux, vous allez si bien ensemble après tout. Vous restez quelques jours j’espère, on va faire la bringue comme dans le bon vieux temps.

 

-Bonne idée. Dis moi, il se les est tous tapé ici ou quoi?

 

-Que tu es rigolo! Ils ne demanderaient pas mieux, mais non, il joue dans une autre court qu‘eux.

 

-Ils ne savent pas, que c’est moi le plus riche des deux?

 

-C’est vrai?

 

-Je t’ai connue mieux renseignée, tu n’as pas eu l’édition 2011?

 

-Je saute les pages ou je n’ai aucune chance de rafler la mise.

 

-Je pourrais te mettre dans mon testament.

 

-C’est toujours bon à prendre, tu as raison, je vais être plus attentive. Tu veux quoi?

 

-Que tu m’envois le bellâtre là, qui n’a rien manqué de notre conversation! Je me le ferais bien.

 

-Très bien, mais je sais que tu ne penses pas une seconde ce que tu viens de dire.

 

J’ai donc batifoler avec Alessandro, Francis me surveillait du coin de l’œil, la ruche de Gina continuait de lui tourner autour, à ce jeu de qui allait agacer le plus l’autre, j’ai gagné…

 

-Francis, je ne sais pas quoi choisir. Je peux tout prendre?

 

-Fait comme tu veux.

 

-Très bien, tu as entendu Gina, on met tout sur sa gold, il est dans un bon jour. Et qu’Alessandro reçoive une belle commission, je ne sais pas ce que j’aurai fais sans lui, vraiment.

 

-Halala les enfants, vous avez encore beaucoup à apprendre vous deux! Bon, on se retrouve ce soir, mais prévenez moi si vous ne vous êtes pas réconcilier d’ici là!

 

Dans la voiture:

 

-Tu joues à quoi?

 

-A rien.

 

-Tu mériterais des baffes!

 

-Je sais.

 

-Franchement! Et ton Alessandro, il n’est même pas beau.

 

-Si il est beau, mais pas autant que toi.

 

-Si je devais faire une scène comme tu as fais à chaque fois que quelqu’un te regarde, je deviendrais fou et me battrais sans cesse.

 

-On recommence déjà!

 

-Faux, tu recommences, je veux que ça marche entre nous, mais tu dois le vouloir aussi de ton côté.

 

-Si ces petits jeunes, faisaient du zèle c’est qu’on leu a dit que j’étais bon client, je n’y peux rien.

 

-C’est bon, je suis désolé.

 

-Fait toi encore plus beau que tu n’es pour ce soir. Gina ne va pas se contenter d’un resto, on va faire la tournée des grand ducs et soit sage si tu ne veux pas recevoir une correction.

 

-Ne me tente pas.

 

A l’hôtel, je me suis détendu dans le bain, méditant ses paroles, tandis que lui prenait une douche et allait ensuite se mettre devant la télévision. Quand j’en ai eu marre de l’eau, il était temps de se préparer pour le restaurant ou nous attendraient Gina et son étalon.

 

-Tu compte être prêt quand?

 

-Je le serais si j’arrivais à mettre mes boutons de manchettes, qu’est-ce que ça peut m’énerver ces petits trucs.

 

-Pas de stress, Francis à la rescousse, on a juste l’ascenseur à utiliser pour arriver à destination, tu sais. Tu es très beau.

 

-Ca t’à coûté assez cher.

 

-Tu es beau même en sous marque.

 

-Toi qui est un grand consommateur en général, je suppose que c’était un compliment.

 

-Allez, kom, amène toi.

 

Gina et son babillage tout au long d’un repas, ça met beaucoup d’ambiance, et comme tout était prétexte à porter des toasts, on a tardé à manger. Si je ne devais retenir qu’un toast celui de Francis qui nous était destiné, oh je sais ce ne sont que des mots, du vent, mais ça fait toujours plaisir. Elle voulait qu’on aille dans une galerie d’art et d’essais, mais pas de chance, comme on a tardé au restaurant, (ouf), on a directement été dans son club favoris du moment. Je crois que je me souviendrais longtemps de cette nuit. Francis ne m’a pas lâché d’un pouce, son bras enserrant soit ma taille, soit se posant sur mon épaule. A ses connaissances, j’étais directement présenté comme son compagnon, ceux que je connaissais, étaient toujours assez perplexe, certains n’hésitant pas à me demander si c’était du sérieux cette fois. Des mauvaises langues… Jamais Francis ne m’aurait par le passé, tenu de prés en public, affirmé que nous étions en couple, et ne se serait autant soucié de moi. « Tu ne manques de rien? Ca va? Tu veux boire quelque chose? Tu n’as pas trop chaud? Tu t’amuses? Si pas on bouge! »

 

De quoi je me plains, mais de rien justement. Je ne peux pas dire qu’il ne souciait pas de moi avant, mais en public, c’est à peine si nous nous connaissions, jamais on ne pouvait être assis côte à côte et là, il m’étreint à la moindre occasion, j’ai envie de dire amoureusement.

 

Durant la soirée, alors que je dansais, il m’a même rejoint. Par jalousie sans doute un peu, nous n’en avons pas parlé mais un très beau mec, bien qu’il ne soit pas du genre de ceux qui me plaisent particulièrement (bien musclé le torse imberbe) me tournait pas mal autour. La soirée s’est clôturée sur des chapeaux de roues. C’est-ce qu’a affirmée Gina, et je ne comprends vraiment pas cette expression. Elle a pris une chambre dans le même hôtel que nous bien qu’habitant à 10 min de là et nous a fait promettre qu’on passerait ensemble les deux journées à venir. Francis a accepté mais pragmatique lui a dit qu’on la préviendrait dés qu’on serait debout. Seul dans la chambre:

 

-Quelle tornade!

 

-Elle ne changera plus. Je suis content de la revoir et de passer du temps en sa compagnie, j’ai fais longtemps sans la voir.

 

-Tu t’es bien amusé.

 

-C’était sympa et toi?

 

-Sympa aussi.

 

-On fait quoi maintenant.

 

-Ce que tu veux bébé.

 

-Tu te souviens de cet été ou on a cherché une maison?

 

-Evidemment.

 

-Je ne sais pas pourquoi j’ai dis ça. Je ne sais toujours pas ce que l’on fait ici Francis. On est là, à faire comme si rien ne c’était passé depuis tout ce temps.

 

-On en est là, ou on aurait du l’être depuis longtemps, ensemble tout simplement. Inutile de se faire des procès, de raviver les bons ou les mauvais souvenirs, faisons en des neufs.

 

-Je vais me brosser les dents et me rafraichir pour la nuit.

 

-Une nouvelle haleine, c’est déjà pas mal…

 

-Bête…

 

Je suis sortit de la salle de bain avec une serviette autour de la taille, prêt à me glisser sous la couette nu comme un verre, cette douche m’avait pourtant plutôt remis en forme. Francis sur le lit regardait un miroir commuté en téléviseur.

 

-Tu sais bébé, me dit-il en coupant le son, c’est pour ce genre d’apparition que je serais prêt à me damner. Tu es vraiment de plus en plus beau. Non en fait tu es vraiment celui que je veux, avec ou sans chemise, les cheveux coiffés ou en bataille pas encore séché, têtu ou docile, tout sourire ou mutin, au matin, midi et au soir…

 

-Enlève tes souliers au moins quand tu te mets sur le lit.

 

-Maniaque aussi.

 

-Frigorifié surtout en ce moment.

 

-Si ce n’est que ça!

 

Il s’est levé et jeter sur moi, il m’a fait culbuter sur le lit, frictionné énergiquement, chatouillé dés que je lâchais ses mains, avec ses lèvres, je ne sais comment, il alternait bisous et chatouilles, je n’étais sous lui que rire et soubresaut. Il s’est emparé de mes lèvres et là, et là je n’étais plus que frissons, par quelques contorsions, il s’est déchaussé, moi de mon coté, je lui ai hotté sa chemise. Je malaxais plus que je ne lui caressais ses pectoraux, car mon envie était grande de lui. D’ailleurs, je n’ai pas attendu ou tergiversé longtemps, au travers de la toile de son pantalon dés qu’une de mes mains s’est assurés de sa vigueur, je lui ai défait sa braguette, j’ai baissé slip et pantalon sous ses fesses, écartant les jambes à hauteur de son bas ventre, je pouvais sentir sa queue butter d’abord sur mes couilles puis cherchant un passage vers mon fondement. Ses mains maintenaient les miennes plaquées sur le lit à hauteur de mon visage les doigts enlacés, pour qu’il n’ai aucun scrupule à aller plus loin, j’ai amené une de ses mains à hauteur de ma bouche, sucé son majeur avidement, doigt qui a vite changer d’orifice pour me préparer à la pénétration. Il n’y a rien à faire, le sexe, l’amour quand vous êtes amoureux, il n’y a que ça de vrai. C’était bon, vraiment divin, chaque coup de reins me faisaient frissonné de plaisir, nos corps se caressant, il a eu raison de moi, et j’ai déversé tout mon trop plein entre nos deux ventres. Comme je jouissais, il stoppa ses va et vient en moi, resta immobile, pesant de tout son corps sur le mien.

 

-Francis, tu commences à peser là…

 

-Oh excuse moi.

 

-Tu n’as pas joui?

 

-Plus que tu le penses. Dormons maintenant, et vient te lover tout contre moi! Tu as toujours besoin de la radio pour t’endormir?

 

-Tu te souviens de ça!

 

-Et j’ai prévu le coup, j’ai fais un cd de chanson calme que j’apprécie, c’est un bon compromis ne trouves-tu pas?

 

-Tu sais faire des cd?

 

-J’ai demandé à ma secrétaire, qui a demandée à son fils…

 

-Je me disais, limite il a acheté un best-of…

 

-Dort bébé, on doit se lever tôt, tu as promis à Gina de l’accompagnée chez son fournisseur.

 

-Tu as dis que tu viendrais avec nous.

 

-Je sais.

 

-Fait pas comme si ça allait te peser! Genre. Et c’est quoi ces chansons?

 

-Tu n’aimes pas?

 

-Ben c’est nouveau ce romantisme jusque dans la musique.

 

-Tsss…

 

-Demain matin, j’irai faire un petit footing avant qu’on ne parte pour le petit déjeuner.

 

-Hors de question, tu ne vas pas me faire le même coup qu’à ton français.

 

-Mauvais va! J’aurai pas du te raconter.

 

-C’est vrai, je ne suis pas gentleman pour le coup, je le plains car ce n’est jamais évident de voir partir celui qu’on aime avec quelqu’un d’autre.

 

-Lui as-tu dit que…

 

-Je le quittais pour toi? Non. Ce qu’on ignore ne fait pas mal.

 

-Le pauvre, j’ai vraiment de la peine pour lui.

 

-Mon ou ton ex?

 

-Le tiens, c’est moi le mauvais vis-à-vis de lui. Vis-à-vis de Benoît aussi remarque…

 

-Tu sais Flavien.

 

-Oulà! Je ne me souviens même plus de la dernière fois ou on m’a appelé comme ça, l’heure doit être grave.

 

-Reste sérieux deux minutes et ne te débine pas une fois de plus. Je ne devrais pas te dire ceci, mais est-il venu à toi? A-t-il essayé de te retrouver? Je sais que ça ne change rien à ce qu’on a fait mais bon. Je crois qu’ils avaient tous les deux compris qu’ils ne faisaient pas le poids entre nous, ne dit pas non, j’ai bien vu comment tu me regardais alors qu’on était chez lui.

 

-Oh tout de suite c’est moi qui te dévisageais.

 

-Ne joue pas sur les mots, j’ai en réalité bien sentit que tu m’avais enfin pardonné. Comme quoi le temps… Le soir, ou je t’ai taquiné alors que tu regardais l’échancrure de ma chemise, tu penses franchement qu’ils n’avaient rien remarqué? Je ne te dis pas le scène une fois le repas terminé. Et puis décelant une faille chez toi, j’étais comme fou, je ne te dis pas depuis le temps que j’attendais. Que j’espérais!

 

-Il y a quelques années, j’aurai donné cher pour entendre ça venant de toi.

 

-Et maintenant?

 

-C’est agréable à entendre Francis, je ne dis pas,…

 

-Et?

 

-Je savoure en souvenir de cette époque ou je te croyais être un homme parfait.

 

-Mais je le suis!

 

-Mais peut-être pas…

 

-Dors, tu ne seras pas te lever!

 

Dans ses bras, j’ai passé la nuit. Dans cette chambre d’hôtel, il me déclare sa flamme à sa façon, celle qui convient à notre éducation. Pas de trémolos, de mots trop dénaturés tant ils sont employés sans respects pour leurs significations. Il n’en dira pas plus, je m’en contenterais, si je ne sais pas encore quoi lui répondre, j’espère que le lendemain, après mon petit cross, je serais quoi lui répondre.

 

-Mais bon sang, c’est toi qui a demandé à la réception de nous lever si tôt? Flav c’est toi?

 

-C’est bon dort…

 

-C’est toi oui ou non?

 

-Je te l’avais dis non? Je voulais faire un jogging ce matin. D’ailleurs j’ vais, pfff, j’suis crevé.

 

-Mais c’est qu’il est sérieux.

 

-C’est pas juste en mangeant et dormant que mes fesses sont ce qu’elles sont et te font bander!

 

-Tu me feras toujours bander!

 

-Il n’y a qu’avec toi que je peux parler de cul!

 

-Vraiment?

 

-Vraiment!

 

-C’est de l’osmose mon petit Flav.

 

Par flav1982.over-blog.com - Publié dans : Flav/Francis 2011 - Communauté : Roman gay Rose
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