Mardi 8 février 2 08 /02 /Fév 02:39

 

J’ai raccroché, je me suis dis qu’il était culoté d’insisté, et les choses en sont restées là. Au matin, j’ai écumé les antiquaires, à la recherche de pierres taillées de réemplois destinées à la restauration du bâtiment qui va accueillir mon projet commercial. Rien ne me convenait, j’avais le sentiment de perdre mon temps alors que mes entrepreneurs étaient sensés avoir fait une sélection d’adresse. Soit ils n’étaient pas sur la même longueur d’ondes que moi, soit ils n’avaient pas fait leur travail, l’un dans l’autre, ça me mit de mauvaise humeur.

Ca tombait mal pour Stephan, lorsqu’il m’appela à nouveau, je n’étais pas du tout réceptif, je le laissais parlé sans même l’écouter, je ne répondais par l’affirmative que par des « ok », et quand il me demandait pour se voir, je répondais par la négative. Comme je n’argumentais pas, ça commença à l’énerver et c’est fâché qu’il a raccroché, je suppose plus dépité qu’autre chose. La journée se termina comme elle avait commencée infructueuse chez les antiquaires, je rentrais bredouille chez Alyne et appris que celle-ci était absente pour la soirée. Je n’avais pas envi de rester seul aussi, j’ai appelé un taxi et je me suis dirigé seul comme un « grand » à Bruxelles.

Je n’avais rien prémédité, je ne cherchais pas à croisé quelqu’un en particulier à en rendre jaloux un autre, j’avais juste envie de m’amuser, de me détendre, de plaire peut-être aussi un peu tout simplement. Le monde de la nuit, ce n’était pas sans doute la meilleur idée du siècle, mais ça fait du bien un clin d’œil explicite, le verre qu’un serveur vous apporte de la part d’un parfait inconnu, et puis se laisser aller sur la musique, ne plus penser à rien et vibrer sur les décibels ambiants, moi ça me détends. Un petit flirt en passant… Rien de bien méchant, pas même un mickey, juste un corps à corps enclin au dévergondage et avant que ça n’aille plus lien cette lubie qui me pousse vers « Chez maman », le QG de Stephan. Je dépose ma veste au vestiaire, je regarde dans la foule si je le trouve, mais pas de bol, il n’est pas là. Un mec que nous dirons d’un certain âge, ne me lâche plus, pourquoi j’ai accepté son verre aussi ?! Il me demande si je suce, je trouve cela tellement charmant que je fais demi tour, mais je tombe nez à nez avec Stephan.

-Je te regardais sur l’écran à l’étage.

-Tu tombes bien, le vieux là, il me lâche pas et c’est un pervers.

Il se dirige vers le type en question, et lui sommes de laisser son mec tranquille. Les barmans l’entendent aussi bien que moi ainsi que les clients les plus proches. Ca m’a plus, même si j’ai eu honte et me suis excusé auprès du pauvre homme qui lui demandait ce qui lui arrivait. Lui n’en a cure, (Stephan), il m’attrape par l’épaule et m’attire à lui, je le laisse faire, on ne parle quasiment pas, mais il ne me lâche plus d’une semelle, quand je le lui fais remarquer il me dit que c’est la jungle ici et que je n’y survivrais pas sans lui, si ça me fait sourire, ça me rassure…

La fatigue venant, je lui dis que je veux rentrer, il récupère nos vestes au vestiaire, et nos  pas, nous conduisent chez lui, bien que fatigué, nous avons fait l’amour, calmement, sensuellement, lui en mâle dominant actif, moi me laissant prendre, communiant comme une chatte avec son matou, ondulant du corps sous ses assauts et ses caresses. Le réveil dans ses bras aurait pu être à la hauteur de la nuit passée, si l’ex ou l’officiel n’était pas réapparu. Je le vois bondir hors des draps, enfiler un caleçon et partir à la rencontre de la personne qui rentre. J’entends bien qu’il dit que l’intrus n’a rien à faire là, qu’il ne peut pas rentrer dans la chambre, je ne peux que m’habiller à la hâte, je finis de boutonner ma chemise qu’ils font irruption dans la pièce. Il me dit direct que ce n’est pas se que je crois, le mec que je ne connais pas s’emballe, je tente de m’éclipser, j’entends ce lapsus révélateur comme souvent, que murmure Stephan à l’égard de son compagnon : « choupinet arrête de crier »…

Je ne sais pas vous, mais moi ça me fait sourire car je trouve ce surnom ridicule. Et en même temps, ça m’ouvre les yeux, je m’en doutais, j’avais déjà mis un frein à notre idylle sur des soupçons, qui ici se confirmèrent. Je m’apprête à sortir mais il revient vers moi et me demande de rester. J’ai, je pense un minimum de classe, et je préfère m’éclipser afin qu’il règle ses affaires. Je ferme la porte derrière moi, mais je reste là, à les écouter, quelques bribes de conversations me parviennent. J’apprends qu’il n’était pas le bienvenu, le reste m’importe guère, je file chez moi, enfin chez Alyne. Cette situation m’a profondément déplu et déçu, aussi une fois arrivé à bon port, j’ai supprimé de mon répertoire son numéro, purement et simplement…

 

Par flav1982.over-blog.com - Publié dans : Stephan - Communauté : Roman gay Rose
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