Lundi 18 avril 1 18 /04 /Avr 23:33

 

Nos chambres sont au même étage, les portes sont même en vis-à-vis, je m’apprête à glisser la carte dans la serrure, après un timide bonsoir, c’est le moment qu’il choisit pour m’attirer à lui, me serrer dans ses bras, unir ses lèvres aux miennes, d’abord chastement puis de manière plus explicite en fouillant de sa langue ma bouche, m’embrassant langoureusement. S’il avait poussé la porte de ma chambre, il aurai pu m’avoir, je me serais donné à lui, sans aucune retenue, je le sais, je l’avoue… Je n’en ai pas même pas honte, ce serait mentir que de dire l’inverse. Seul dans ma chambre d’hôtel, je n’ai pas réussi à trouvé le sommeil, tiraillé que j’étais entre Stephan et lui, j’ai finis par enlacer un oreiller, pour dormir quelques heures à peine, le réveil fut difficile, au bout du combiné, il me propose de prendre le petit déjeuner dans sa chambre, tout est servi. Il a trouvé des croissants, ils n’ont pas l’air fameux, mais c’est mieux que rien. Je suis les yeux explosés face à lui, qui est frais et pimpant. Je déjeune, lui explique que j’ai très peu dormi, il me propose de me reposer un peu, et comme je suis sous mon peignoir en tenue de nuit, je n’ai qu’à utilisé son lit. Je ne me fais pas prié, j’enlève donc mon peignoir, ma tenue de nuit, un boxer, je sais être provocant à mes heures, je l’admets. De me voir en petite tenue, il pousse comme un petit rugissement de mâle en rut, lol ! Il me dit que je suis beau à damner tous les saints de la terre. Tandis que moi je m’allonge sur le ventre sur son lit, il ne tarde pas à venir me rejoindre, il me caresse le dos, me chatouille sur les côtés, j’en ai des frissons, il pose quelques baisés sur mon corps, dans le creux de mon coup, le long de la colonne vertébrale, il se fera plus entreprenant, caressant mes fesses au travers du tissus pour bien vite passé sa main sous mon boxer, au contact de sa peau sur la mienne, j’ondule bien malgré moi, ce sont des sensations non maitrisables qui me font onduler du corps. Je suis conscient d’être aguichant, léger mais sur le moment je m’en moque. Il stoppe son manège, enfin celui auquel nous nous adonnions, prétextant une réservation à faire, il est à peine sortit de la chambre que je m’endors… Sur son oreiller, une odeur d’aftershave, je m’en enivre. On me caresse la joue, je me réveille, je me sens bien, comme protégé, de quoi me direz-vous ? Je n’en sais fichtre rien. Il m’annonce le programme de nos visites, je retourne dans ma chambre me préparer. Mon état d’esprit à ce moment, confus, pourquoi n’a-t-il pas profité de l’occasion ? A quoi joue t’il, à quoi je joue moi-même ? Je vais vous passez notre périple à NY, similaire à celui de milliers de touristes, détaché, voilà ce que j’étais, pas folichonne en fait notre journée tout simplement. Nous nous retrouvons au moment du bonsoir entre les deux portes de notre chambre respective, autant je m’étais montré explicite du matin, autant, je n’en avais plus envie pour l’heure. Je ne savais pas quoi lui dire, un baisé aurait été déplacé. Je cherche la carte qui va ouvrir ma porte dans mon portefeuille, lui en profite pour m’attirer à lui, me serer, m’enlacer et m’embrasser. Dans une précipitation qui n’est pas feinte, on s’engouffre dans la chambre d’hôtel, je lui déboutonne partiellement sa chemise, il fait passer mon pull par-dessus ma tête, nous nous écroulons sur le lit, nos mains découvrant la peau et le corps de l’autre, je ne me souvenais pas avoir été aussi bien dans un corps à corps depuis des lustres. Je m’explique, avec Stephan, on était plus dans la prouesse sexuel, ici il y a de la sensualité, de la douceur, des envies à l’opposée de pulsion. Débraillé que nous étions sur le lit, enlacé :

 

-Je voudrais que notre première soit spéciale, j’aurai pu ce matin, j’aurai pu aussi commander des pétales de roses mais ça aurait fait trop kitch.

 

-Tu as bien fais, je n’aurai pas apprécié, je trouve que ça fait galvaudé et puis surtout, nous n’avons pas besoin de ça, je préfère rester dans l’authentique.

 

-Ce que je voudrais que tu sois certain, c’est que j’ai envie de toi, mais ça serait trop facile et réducteur que de passer de suite à l’acte, je te respecte, j’ai envie de te connaître d’avantage, notre luxe et notre authenticité ce serait de prendre le temps.

 

-Si c’est ce que tu veux…

 

-Non ce que je voudrais, ce que mon entre jambe veut et ce que ma tête souhaite, bien que ce soit compatible, ce sont deux choses, et je n’ai pas envie de te réduire à une pulsion. J’ai envie que nous nous donnions une chance.

 

- Quel déclaration !

 

-Bien que nous ne nous connaissions que depuis peu, j’ai murement réfléchi, et même si nous devions nous contenter uniquement de ce séjour ne le gâchons pas.

 

-Très bien et on fait quoi maintenant. On se rhabille, de toute façon tu m’as coupé tous mes effets.

 

-Ca peut vite s’arranger ça ! Gamin !

 

Il s’est couché sur moi en s’appuyant sur ses coudes afin de ne pas peser de son poids, il m’a embrassé, moi je l’ai attiré pour qu’il pèse de son corps sur le mien, devinant par la même occasion qu’il avait bien envie de moi. Dans les bras l’un de l’autre, nous avons parlé de tout et de rien, de nos amis, de souvenirs heureux, nous avons finis par somnoler, quand il a ressenti des fourmillements dans son bras que ma tête écrasait. Il m’a demandé si j’avais déjà juste dormi avec mec, je ne lui ai pas menti, j’ai acquiescé. Il a répondu que ça faisait parfois du bien… J’ai donc compris que ça lui était aussi déjà arrivé. Et durant cette nuit, j’ai du plus d’une fois luter, pour ne pas succomber.

 

Retour à la réalité, nos chemins se séparent, je reprends pieds parmi mes amis. Enfin je suis sur un nuage, merci Benoît, je savoure à pleine dent mon séjour, je ne reste jamais longtemps en place. J’attends de le revoir, j’attends et j’espère vite le revoir.

 

 

 

L’attente n’aura pas été longue, il m’avait dit que nous nous reverrions le surlendemain. Il avait quelques obligations professionnelles la veille. Il est venu frapper à la porte de la plantation comme un ami qui passe. J’avais prévu de faire une petite ballade à cheval, c’est donc tout naturellement que je lui ai proposé de m’accompagné. Je la tenais ma revanche de la partie de tennis, car cette randonnée fut son baptême, à sa façon de se tenir à la selle, j’ai vite compris qu’il n’y connaissait rien aussi c’est de bon cœur que je lui expliqué mi narquois mi satisfait les quelques rudiments de bases. La ballade a duré une petite heure, se plaignant de douleurs aux jambes, je l’ai écourtée par bonté d’âme. Qui a dit que l’équitation ça n’avait rien de physique ? Nous avons donc poursuivit notre randonnée à pieds, dans le parc même, contre un arbre nous nous sommes embrassés, main dans la main, doigts qui s’accrochent, comme des ados, à en avoir mal aux lèvres…

 

-J’ai toujours la voiture en location depuis NY, j’ai envie de te conduire dans un resto que j’aime bien ce soir ça te dit.

 

-Je n’ai rien de prévu, attends que je regarde mon agenda ! Désolé mais un certain Benoît doit venir me voir…

 

-Gamin !

 

-Je ne suis pas un gamin.

 

-Si peu !

 

-Parle-moi de toi ?

 

-Comment ces gens ne t’ont pas brossé un portrait ?

 

-Qui ne veut rien dire.

 

-Oh suffisamment de choses qui font que vous m’acceptez parmi vous.

 

-Tu parles d’un portrait économique ? Je pense que tu pèses assez, mais qu’ils ne sont pas sur de leur coup.

 

-Welcome in America ! Tu es toujours aussi franc ?

 

-Je voulais que tu me parles de toi, tu te souviens ?

 

-Il n’y a trop rien à dire. Mes parents sont deux braves gens, mon père est notaire, ma mère l’assiste en l’étude, j’ai eu un parcours scolaire moyen jusqu’à l’université, je suis ingénieur et me retrouve PDG un peu par hasard, un peu par acharnement aussi.

 

-On se retrouve tous un peu par hasard quelque part.

 

-C’est préférable que d’être nulle part.

 

-C’est juste.

 

-Tu as par moment un petit accent indéfinissable.

 

-Belge tout simplement…

 

-Oh non, vraiment pas.

 

-Je t’assure que si, je l’entends moi-même parfois. Il y a beaucoup d’accents différents dans ce si petit pays, il y en a juste un que vous affectionnez car il est tordant, celui de Liège. Et puis ma langue maternelle n’est pas le français.

 

-Tu ne disais pas tout.

 

-Tu es donc flamand.

 

-Een beetje van alles.

 

-Comment ?

 

-Un peu de tout…

 

-Trilingue alors.

 

-Je me suis même essayé à l’Allemand mais j’ai laissé tomber, une vieille histoire.

 

-De cœur ?

 

-Tout est affaire de cœur.

 

-Tu vois encore cet accent.

 

-C’est bon je vais faire attention avec mes « r ».

 

- Cette histoire de coeurrr ?

 

-Sans importance, une de ses histoires dans lesquelles on s’implique en vain…

 

-Je vois…

 

-Raconte ?

 

-Oh il n’y a trop rien à raconter d’original, je suis resté un peu moins de dix ans, fidèle à un homme marié, je l’aimais que veux-tu, jusqu’au jour ou je l’ai surpris au bras d’un autre gars sortant d’un bar dans lequel avec moi jamais il ne se serait montré puisque « gay ». Nous devions-nous cacher constamment, j’étais con, je n’avais pas compris que je n’étais rien pour lui. Enfin la situation n’était pas pour me déplaire, je ne m’assume que depuis peu, aussi c’était pratique ce sentiment d’être aimé même par intermittence. Pourquoi je te raconte tout ça ?

 

-Car je t’ai demandé de raconter.

 

-Et toi dis moi ?

 

-Que sais-tu ? Que veux-tu entendre ?

 

-Que tu m’attendais bonhomme, plus sérieusement, il est de notoriété que tu es veuf, d’après Barbara, tu as touché le pactole.

 

-C’est ce qu’elle dit ?!

 

-A demi mot, ça se dit.

 

-Et bien les gens disent n’importe quoi.

 

-Des jaloux…

 

-Les gens sont cons car je n’ai jamais eu besoin de leur argent.

 

-Je sais, je connais ta mère, j’ai même connu ta grand-mère. De vue il s’entend, toutes deux très coriaces en affaires.

 

-Il se peut que tu aies été amené à les croiser en effet…

 

-Ta grand-mère a toujours refusé net que nous vendions une de vos marques.

 

-C’est qu’elle devait avoir ses raisons. Ma mère a accepté ?

 

-Oui mais je ne te dis pas à quelles conditions. Même Kate n’a pas fait autant de chichis.

 

-Ce ne sont pas du tout les mêmes produits, l’un est connu à travers le monde, tandis que nous autres, il s’agit d’une reconversion et le grand public ne sait pas qui se cachent derrière la marque.

 

-Mais quel succès !

 

-Il s’agit de l’acharnement de plusieurs générations, il n’y a pas de miracle.

 

-Et tu comptes un jour reprendre les rennes ?

 

-J’aide ma mère, un jour il le faudra bien, quoi que en même temps, si je n’ai pas d’enfant, je ne vois pas l’intérêt de poursuivre, je vendrais à la multinational la plus généreuse, j’ai bien des cousins, mais nous nous éloignons chaque jour d’avantage.

 

-Et crois-tu un jour que tu pourras fondée une famille.

 

-Pour fondée une famille, il faut être deux déjà!

 

-Il faut aussi vouloir être deux.

 

-C’était une question ?

 

-Je voudrais juste que tu me dises, tu as perdu un être cher, crois-tu qu’il y a de la place encore pour quelqu’un d’autre ?

 

-C’est dur cette question ! Jamais on ne me l’avait posée aussi abruptement. Mais tu sais, bien qu’il comptera toujours énormément pour moi, ma philosophie de vie, c’est que tant que je vis, il vit toujours, j’ai une dette envers lui qui ne peut plus vivre, c’est celle de vivre tout simplement.

 

-Joli… Mais tu ne réponds pas vraiment à la question.

 

-Il y a de la place pour qui j’aimerai et m’aimera.

 

-Pour qui saura comment t’aimé.

 

-C’est un des mystères de la vie.

 

-Ca ne se calcule pas. C’est pour ça qu’il faut apprendre à se connaître.

 

-Bien que ton approche me surprenne, je t’ai dis que j’étais prêt à jouer le jeu et même si c’est plutôt bien partis…

 

-Bon tu sens le cheval et moi aussi ! Je rentre me changer, je reviens te chercher dans une grosse heure.

 

-Ok !

 

J’ai sans doute mis une grosse heure pour me préparer. J’étais à peine prêt qu’il m’attendait sous le porche. Nous avons été dîné, dans une sorte de pension de famille de standing, dans une vieille demeure typique au sud, un restaurant assez classe, heureusement que j’avais mis la veste d’ailleurs. Je ne vous dis pas les cocktails, au troisième, j’étais pompette, le vin rouge en mangeant ce fut le coup de grâce. Pour lui aussi, il ne se sentait pas reprendre le volant, aussi nous avons demandé à l’accueil deux chambres, il n’en restait plus qu’une, « que c’est dommage » voilà ce que j’ai répondu à l’accueil, le manque de conviction rassura la réceptionniste. Une très belle chambre, meubles en chêne clair typique, draperie et baldaquin en lin blanc, un cadre idyllique tout simplement. J’enlève immédiatement ma veste, mes chaussures, ouvre le bouton de mon pantalon, lui va fourrager dans la salle de bain. J’en profite pour sauter à pied joint sur le lit et m’affaler dans les coussins.

 

-Il n’y a qu’une brosse à dent.

 

-Tu n’as qu’à en demandé une autre à l’accueil !

 

-Quoi ? Me demande t’il avant de se gargarisé une dernière fois la bouche.

 

-Rien !

 

-Quelle vision.

 

- Dis-moi !

 

-Un petit démon pour cadeau, débraillé sur un lit.

 

-J’ai investis dans le boxer que cache ce pantalon… Braguette ouverte, j’échancre mon pantalon, et effleure de ma main mon paquet, qui par ce contact, s’éveille.

 

-Je vais défaire mon emballage pour mieux voir l’investissement.

 

-Il ne peut rester cacher plus longtemps.

 

-Il tire du bout du lit sur mon pantalon pour me l’enlever, mon boxer est un peu descendu à hauteur du pubis quasiment, je déboutonne moi-même ma chemise tandis que lui se déshabille…

 

 

 

 

Par flav1982.over-blog.com - Publié dans : Benoît - Communauté : Roman gay Rose
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