Lundi 7 juin 1 07 /06 /Juin 15:50

Hakim pornstar

 

Départ pour les USA

 

L’homme est ainsi bien fait, je pris le tram, restai debout tout le long du trajet, je présentai comme convenu la conférence, mais dix minutes après son commencement, je prétexte un mal de ventre pour rentrer. Inutile de prendre les transports en commun, à presque 22h ils sont bondés, les rues ne sont plus autant fréquentées par contre, en cas d’accident, il y aura toujours moyen de m’arranger et de longer les mûrs. Je parviens enfin au kot, crevé, je m’affale sur mon lit, écoutant quelques vieux tubes sur Radio Nostalgie. Mon gsm sonne, c’est Hakim.

— Salut bébé, la forme?

— Je crois que je n’arriverai plus jamais à marcher normalement.

— Mais si dans une heure ton petit trou seras comme neuf, je passe te prendre avec ma moto vers 22h, on ira manger des tapas et puis on sortira à la Résidence Palace.

— Pleins de mes connaissances seront là.

— Et alors tu as peur de t’afficher avec la couverture de Têtu de juin?

— Non du tout, plutôt peur que la couverture de têtu ne m’embrasses en direct live. J’ai aussi un contrat, tu sais, rien grand-chose à côté de toi, mais bon…

— T’inquiète je sais me tenir. On peut aller après dans un petit bar du centre-ville, y en a blinder, ou je passe même incognito.

— Ok, on verra. Je veux que tu m’apprennes à faire de la moto un de ses jours, en fait.

Troisième douche de la journée, il y a des jours comme ça! Et en effet, la sensation de vide se résorbe et je ne ressens plus de gêne. Direction le Résidence Palace. Gina m’attend à l’entrée, me présente, Pierre, Paul et Jacques et m’annonce une bonne nouvelle, elle va s’éclipser d’ici une heure. Et comme je suis fatigué ça tombe bien, je ne rentrerai pas tard.

— Promet moi bello de ne pas faire de bêtises.

— Promit maman.

— J’ai un message pour toi de tu sais qui!

— Non pas la peine, je m’en moque.

— Déjà et bien! Vient on va boire une coupe de champ. Comment est-il?

— Beau, viril, sexy, mais imprésentable en société…

— Tu m’inquiètes?

— C’est bien la première fois que je t’entends chuchoté.

— Mamamia, mais c’est que tu me fais peur. Pas de photos compromettantes. Tu te tiens à carreaux, ou je t’envoie à Calcutta soigner les lépreux à la moindre bêtise pour redorer ton image.

— Franchement, ça marche ce genre de conneries Gina? Car je ne crois pas qu’il y ait encore des lépreux…

— Maaa, je le sais, mais la moindre rumeur peut tout foutre en l’air. Alors le mauvais polaroid évite! Et oui avec les blondasses ça marche ce genre de discours. Elles ne savent même pas ou est Calcutta… Bon qui c’est?

— Ne t’inquiète pas, je ne crois pas que nous allons beaucoup nous fréquenter.

— Mais on dit toujours ça et après regarde ce diamant à mon doigt et voilà basta, tu es mariée.

— Que je te le dise à l’oreille, mais interdiction de me crier dessus.

— C’est si grave que ça?

— C’est une star du X.

— Mais si c’est une star bello! Une star de quoi?

— Oui, tu sais.

— Oui merci bien… Tu es un cochon!

— Si tu savais.

— Je vais te faire un emploi du temps, ne me parle pas de tes études, j’ai ton planning, je sais que tu y tiens, je vais combiner les deux. Il te faut faire quelques galas, madame de Fontfaye compte sur toi pour une affiche afin de sensibiliser les jeunes. Et ne discute pas, il faut que l’on te voit partout sur un maximum de clicher ou lui n’est pas. Mais à ce petit jeu, on ne tient qu’un an, à peine, je te préviens.

— Tu es un amour Gina.

— Je ne plaisante pas, un seul pied de travers et tout est foutu…

— Il est là-bas au bar!

— Lequel?

— Le blond en J-P Gautier?

— Non, le crâne rasé, en t-shirt blanc moulant avec les tatouages sur le bras.

— Et ben tu t’emmerde pas mon chéri. Et lui est … ?

— Oh que oui !

— Mamamia! Si les minotaures en sont, on se retrouvera toutes gouines, c’est moi qui te le dit!

— Je vais lui demander un autographe pour un ami à moi, et lui dire que tu l’attends au Disco Bar, c’est fréquenté uniquement par des anonymes. Tant que vous ne montez pas sur le bar pour la bagatelle, ça devrait aller....

Trente minutes plus tard au Disco Bar:

— Je pensais que tu ne viendrais pas.

— Ça faisait style policier, j’ai donc attendu quelques minutes pour pas gâcher la couverture!

— Impec! Mister Bond.

— Alors raconte. Comme je te disais j’ai un contrat, je suis l’image de la nouvelle collection L, et j’ai déjà un contrat de trois ans. Ils peuvent le casser quand ils veulent. Et je suis sensé être le parfait petit copain de la gentille midinette.

— Et je suis le Yéti de la bite.

— T’es drôle en plus…

— Tu ne veux plus qu’on se voit.

— J’ai pas dit ça, faut juste éviter, le Résidence et les autres endroits de ce genre. Et pour me peloter, de l’intimité c’est préférable.

— Si tu ne veux plus me fréquenter à cause de ce que je fais pour gagner ma vie, je comprendrais, je suis pas complètement stupide.

— Hakim, je ne voulais pas te blesser, mais j’ai aussi besoin de gagner ma vie, pour financer mes études…

(Le menteur, papa envoie chaque mois un chèque, mais les extras depuis que j’avais renoué grâce à Francis à un certain train de vie, je ne savais plus m’en passer.)

— Jamais un mec, ne m’avait autant excité, j’en pince même pour toi!

— Waw…

— Ne dit rien, ça vaut mieux, allons à l’hôtel bébé, j’ai envie de toi.

Une fois en rue, nous marchons côte à côte, il avait garé sa moto, au bout de la rue, il me tend son casque, et on ne dit plus un mot jusque son hôtel. Ses mots résonnent encore dans ma tête, mon métier te dérange sans doute, je n’y avais jamais prêté attention, si il m’était venu à l’esprit de faire mon coming out du temps ou j’étais avec Francis tant j’en étais dingue, autant ici, je me voyais mal, présenter à mes proches, un franco-algérien, tatoué et star du X. C’est que tous les ancêtres se retourneraient dans la chapelle qui leur sert de caveau, bien vite rejoint par tous mes proches victimes d’un infarctus. Et si sur le plan sexuel, on s’accordait bien, bien qu’il m’ait fait une petite déclaration, je n’en étais pas In Love. Et devoir partager son mec, avec d’autres mecs aussi bien gauler même si c’est pour le boulot, ce n’est vraiment pas, l’idée que je me fais du couple… Dans quelle galère t’es-tu mis mon ptit Flav…

— Tu as envie de quoi là?

— Tu as encore, ta tenue de la cover?

— Ouaip, je reviens…

Quelques minutes plus tard, exit les interrogations, ma libido reprend le dessus.

— T’es vraiment trop sexe, dans cette tenue… J’aimerais être aussi bien foutu que toi un jour, mais je suis trop fainéant et pas fan des salles de sports, dis-je tout en me dessapant. Fais-moi le show, que tu avais fait à la démence en exclu.

— Tout ce que tu veux bébé…

Et il se trémousse, se caresse, marche à quatre pattes dans la chambre, se plaque contre un mur tout en malaxant son slibard. Me fait des clins d’œil et des jeux de langues explicites. Je suis nu dans un fauteuil de la suite, en train de me branler, comme des tas de mecs le font derrière leurs écrans en matant ses films sauf que moi je l’ai en live.

— Si je savais siffler, je te sifflerais, maintenant je préfèrerais l’Hakim 100% passif dont j’ai l’exclusivité.

— Mon cul n’attend que ta queue, bébé…

— Je vais te la mettre bien profond comme t’aimes. Mais avant, un cul pareil faut le préparer, je vais te le bouffer, et il est génial ce string, je devrais même pas te l’enlever, et tu m’excites tellement là-dedans.

— Oui vient, occupe-toi de moi.

Il y a des situations, dans lesquelles on s’adapte assez facilement, à mon plus grand étonnement, je pouvais être aussi salace que lui, en étant des plus policé le jour. Ce que je ne me fis pas prier, je profitais à fond de nos parties de jambes en l’air, je le plaquai sur le lit, il tomba à plat ventre et j’eut une vue imprenable sur ce dos en V, et tous ses muscles fessiers, je le tirai au bord du lit, ses jambes dépassant du lit, sa croupe à hauteur du matelas, et à genoux sur la moquette, je commençai par lui mordiller les fesses pour vite arriver à sa rondelle que de ma langue de plus en plus experte je dilatai. Au bout de quelques minutes de ce traitement, il se mit à quatre pattes sur le lit, me suppliant de le prendre. J’allai mettre une capote quand il me dit:

— Je suis clean, je fais régulièrement des tests, tu sais, et je n’ai jamais de rapport non protégé pour le boulot. J’ai tellement envie de sentir ton foutre chaud m’envahir.

— Je n’ai jamais fait de test, et avant toi, j’étais en couple, et nous ne nous sommes pas toujours protégés.

— OK, ce sera pas pour ce soir alors, mais dès demain tu vas faire le test, j’ai tellement envie de toi. Et tu as dit, avant toi!

Muni de mon préservatif, je lui dis de se taire, je le pénétrai sans ménagement, et il ne s’en plaint même pas, il allait encore dire quelques choses, mais je ne lui laissai pas l’occasion, je le forçai à se mettre à plat ventre, continuant mon va-et-vient en son fondement tout en maintenant sa tête dans les oreillers afin d’étouffer le moindre de ses cris, la moindre de ses paroles surtout. Je finis par jouir dans la capote, et stupéfait par mes actes, je restai en lui. Libérant sa tête de mon emprise, il tourna son beau visage au menton carré des plus virils, pour dire quelques mots de contentement.

— Jamais je n’ai été baisé comme ça, pfiouu… T’es un dingue.

Conscient qu’il pouvait me foutre au tapis comme il le voulait quand il le voulait, toujours délicat avec moi, bien que fort et plein de muscles, j’en arrivai à la conclusion que ma star du X, j’y tenais bel et bien, même si je faisais tout pour ne pas le croire.

— Sorry, ça t’a plu quand même?

— J’en ai maculé tout mon costume de scène.

Je l’embrassai dans le coup, comme toute marque d’affection, je ne pouvais lui dire je t’aime, ce n’était pas de l’amour, bien que je veule me persuader du contraire, un certain Francis me manquait par moment encore énormément.

— Je file Hakim, demain matin j’ai un shooting.

— Tu ne passes pas la nuit avec moi?

— Allez d’accord, mais on dort et rien d’autre!

— Promis.

— Va te laver l’entre jambes c’est tout poisseux.

— À vos ordres maître…

Quand il revint, j’étais déjà sous les draps, il se colla à moi et m’enlaça, protégé d’entre ses bras, au creux d’une masse de plus de nonante kilos, alors qu’il venait de littéralement se faire défoncer, je m’endormis le cerveau torturé, mais vidé.


Le lendemain matin au shooting:

— Bello, bello, te voilà enfin, bon je te briffe, tu te souviens que j’avais dit que j’avais un message pour toi?

— Oui?

— Bon l’idée c’est que à tout age, on doit se sentir concerner par l’humanitaire. Madame de Fontfaye, a donc choisit dans ses proches et connaissances des hommes de tout âge, de 15 à 55 ans… et son fils chéri est de la partie.

— Voilà, le message c’était que si tu ne voulais pas être sur le même cliché il envoyait à sa place un de ses employés.

— Ça m’est égal Gina, on est pro ou pas?

— SIiiii, tu es génial, tu iras loin! Alors, il y a une photo avec des casques de chantier en train de construire une hutte pour les malheureux. Une autre en train de construire un puit, style mister t-shirt mouillé, une autre en habit civil, à la Wall Street, homme d’affaires etceteri, etcetera. C’est compris?

— Oui.

— Et surtout soit naturel et souriant, aujourd’hui on fait dans l’humanitaire, déjà que se n’est pas drôle, si en plus vous faites vos stars, hihihi. Allez va te changer. Messieurs veuillez vous mettre, par ordre d’âge, en fait l’ordre correspond aux numéros de vos tringles.

C’est après ses quelques mots de l’assistante que je le revis pour la première fois depuis notre séparation. Mon cœur se mit à battre la chamade, tellement fort que sur le moment j’eus peur qu’il puisse l’entendre.

— Flav, tu vas bien.

— Super, tu dois te tromper, tu dois sans doute être après monsieur.

— Sympas!

— On sourit, numéro 3, on regarde devant soi. Numéro 1, le casque sur le côté,… Numéro 3, regardez devant vous… Parfait Flav, on voit que tu as ça dans le sang.

— Prend exemple numéro 3. ~ Seconde tenue, on se dépêche, on va rendre service à madame Fontfaye et la faire un peu plus hot que prévu. On n’en récoltera que plus de dons. Flav tu prend un sceau et tu asperges deux de tes amis. Numéro un, tu mettras tes mains, dans la peinture brune, ça simulera la terre et tu les imprimeras sur numéro trois, tandis que numéro 4, met sa main sur l’épaule de 3. Go!

Inutile de préciser que le premier seau d’eau fut pour la frimousse de numéro 3, alors que le second fut pour le t-shirt blanc de numéro 1. Les cheveux dégoulinant, les traces de peintures et le dernier modèle qui lui fait l’accolade en se marrant, un zéro pour Flav. La dernière prise est sans importance, mon Francis ayant retrouvé de sa superbe en costard cravate, bien décidé à empêcher la diffusion de la photo précédente toute à son désavantage.

Dans les coulisses, je parle un peu avec le minet de 15 ans qui faisait office de numéro 1, il me demande des conseils, je lui sors les trucs bateaux style, reste toi-même, etcetera,… Il me remercie, s’en va, je suis le dernier à devoir me changer, une occasion que Francis ne laisse pas passer. Direct il fonce sur moi et m’attrape par les poignets.

— Tu t’es bien amusé!

— Une fois de plus, tu me fais mal.

Je frotte mes poignets endoloris, et je réponds du tac au tac.

— Oui je me suis bien amusé, oui tu es une brute et un nul, et oui je n’ai plus rien à te dire.

— Viens souper à la maison.

— Non!

— S’il te plait.

— Non!

— Tu ne vas quasi plus chez toi non plus.

— Tu me surveilles.

— Je pourrais te faire suivre.

— Et je pourrai te poursuivre en justice.

— Madame de Fontfaye, vous êtes en retard!

— Juste mon petit, une affaire de la plus haute importance, pour une autre association dont je suis co-présidente.

— Maman, j’allais justement proposer à Flavien de partager notre souper.

— Excellente idée.

— Je dois refuser l’invitation, demain matin je dois me lever tôt et…

— Taratata, souper, vous devez souper non, allons dont, nous ne traînerons pas inutilement à table, à ce soir Flavien, d’ailleurs j’ai des nouvelles de votre grand-mère.

— Tu ne t’en tireras pas comme ça! Si je viens, c’est pour ta mère. Je ne suis pas un jouet, que l’on prend et jette à sa guise.

Bien que fier de ma répartie, je n’en menais pas large, il me manquait, je l’aimais toujours tout en le détestant autant.

Tout au long du repas, je ne fis que discuter avec sa mère, par sms, je demandais à Hakim de venir me chercher à 22h. Afin de ne pas tomber dans son piège et de passer la nuit en sa compagnie. Avec une seule idée, en tête le faire crever de jalousie, le faire souffrir un peu, lui rendant un peu la monnaie de sa pièce. Quand sa mère se décida à nous laisser, il était 22h, je sortis sur le perron, suivis de près par lui.

— Excuse-moi.

— T’excusez de quoi? Et on ne t’a pas appris à t’excuser d’où tu viens.

— Je suis navré, j’ai déconné.

— Il faut en faite dire: Veuillez accepter mes excuses? Je ne les accepte pas de toute façon. C’est juste pour la forme, pour qu’à l’avenir si jamais tu croises du beau monde, tu saches quoi dire…

— Que tu es perfide!

— Je le suis peut-être à ton encontre, mais moi au moins je ne suis pas un mufle qui croit que tout lui est dû.

— Viens rentrons parler au calme. C’est trop bête d’en…

— C’est que j’attends quelqu’un…

— Qui ça?!

— Un type, et n’essaie pas d’à nouveau me faire mal, car je crois que lui te fracassera sans aucun mal.

— Je t’ai juste serré une ou deux fois les poignets.

— C’est déjà bien assez, et je peux toujours te rappeler l’épisode du parc au cas ou.

Et là tel Zorro sur son destrier, Hakim sur sa moto…

— Tu fais dans les armoires à glace maintenant?

— Rigole, tu n’imagines pas le pied que je prends avec lui.

— Prends soin de toi!

— Adieu Francis.

J’aurais dû crier victoire, des sanglots dans la voix dans sa dernière réplique, un regard triste de sous-entendu, et un non-retour de ma part. Et pourtant, je ne me sentais pas plus léger, pas victorieux pour un sou, juste nostalgique. Je mis à l’habitude le casque d’Hakim, je lui enlaçais la taille à son grand contentement.

— Tu veux faire quoi?

— Tu m’apprends à conduire ton bolide?

— Tu connais un endroit calme dans ce quartier de bourges?

— C’est mon quartier depuis quatre ans. Là-bas, au rond-point prend sur la gauche c’est un bois peu fréquenté.

— Il fait vert, dans ton quartier.

— Watermael-Boitsfort, c’est Bruxelles sans ses inconvénients de ville.

Après quelques heures d’apprentissage, alors que j’avais l’impression d’avoir fait de la moto toute ma vie, il était près d’une heure du matin.

— Je t’emmène dans ma piaule pour la fin de la nuit.

— Super.

— Mais pas de bruit, ne réveille pas toute la maison, conclus-je par un clin d’œil.

Une fois rendu à bon port, on se déshabilla, et rien qu’à la vue de son corps dénudé, j’avais envie de lui. Il eu la bonne idée de me faire une fellation d’enfer, à même le parquet, mon vieux ressors grinçant au moindre mouvement, n’eut pas à subir nos ébats. Alors que j’aurais eu besoin d’être blotti dans des bras protecteurs comme je l’aime, c’est moi qui ai mis mon bras par-dessus son corps lui donnant une once d’amour dont il quête le moindre indice. Nos vies sont restées étroitement liées pendant six mois, on se retrouvait régulièrement chez l’un et l’autre, le plus souvent, chez lui pour des raisons pratiques évidentes. On va dire qu’en moyenne, on passait trois ou quatre nuits ensemble par semaine. Jusqu’au jour ou l’Amérique voulus de lui, du moins un grand label du X, il me demanda incrédule:

— Que dois-je faire de cette proposition?

— Toi aussi tu vas me manquer, saisit ta chance, comme dit Tom, c’est ta consécration!

— Je penserai souvent à toi, tu sais!

— Peut-être, peut-être pas…

— J’en suis certain, tu es une des meilleures choses qui me soit arrivé, tu ne m’as jamais critiqué, pris pour une sous merde, remis en cause mon métier, car s’en est un, déjà ça, ce fut formidable!

— Tu es un mec bien. Quand dois-tu partir?

— Demain, j’ai un vol à 17h.

— Mince, je ne serai même pas là pour t’accompagner, je tourne le spot publicitaire de la seconde campagne.

— C’est mieux, j’ai pas envie que tu me voies chialer.

C’était notre dernière nuit, et nous n’avons rien fait, nous sommes restés habillés sur son lit de chambre d’hôtel, juste enlacé.

Au petit matin, je partis au studio, et je fus emporté par l’excitation d’un tournage publicitaire qui finit vers 22h, je ne pensais même plus à Hakim à 17h. Il était déjà loin. Pendant le repas, j’entendis des gars dire qu’ils finiraient la nuit à la démence, et les deux minutes qui suivirent ne furent que pour toi Hakim. Je me mirais après transformation dans le miroir, les séances de banc solaire avaient fait leur effet, j’étais basané, les poils de bras et jambes dorés, j’avais le crâne rasé, nouvelle mode, exit la coiffe en pagaille de l’étudiant négligé, qui se bat tous les matins pour lui donné un aspect négligé. Crevé, je rentre au kot, demain 5h séance photo, pour les affiches qui iront de pair avec la campagne publicitaire. J’étais le centre de cette campagne, toujours torse nu, une imitation de plaque militaire autour du coup, en jeans bien évidement, mais cette année là, une première pour la marque, une taille basse, d’où sortait un slip américain au motif écossais rouge. Un modèle mixte qui fit fureur tout comme la pub. Si pour les premières photos, ma vie n’avait pas changée avec cette édition là, il en fut tout autrement, pas un magazine ne fit sans les publier, je fus reçu sur les plateaux télévisés en compagnie de mon acolyte féminine, le meilleur souvenir le plateau de Laurent Ruquier et de Thierry Hardison, ou après le montage, il ne restait plus que la minute trente payée par la marque. Plus possible d’aller dans un endroit sans être repéré, excepté à l’unif ou là, on me foutait la paix et encore les regards ne trompaient pas, j’étais le mec de la pub… Je présentais mon mémoire, acceptait d’être sur l’affiche du bal de la section, mon diplôme en main, je partis pour les USA sur le conseil de Gina, dans un mois, les affiches auront disparu et avec elle la curiosité des gens, et à ton retour, tu reprendras une vie normale. Je faillis rejoindre Hakim, mais j’avais opté pour la Virginie et lui la Californie et puis j’étais sans nouvelle. Curieusement alors que j’étais accosté par une foule de gens, à cette période de ma vie, je ne me suis jamais autant senti seul. Je visitai New York pendant une semaine environ, et lassé, je partis pour Washington. J’ai d’emblée aimé cette ville, je passais mon temps dans tous les musées du Smithsonian. Principalement dans le national galerie of Washington. Après avoir étudié des années durant les primitifs flamands, voir de visu leurs œuvres, je ne m’en lassais pas. Au bout de quinze jours, je connaissais les vigiles des salles de Rubens et de Vermeer. Il m’arrivait même de faire le guide en expliquant à des touristes certaines œuvres que sans mon intervention, il n’aurait même pas vue. Beaucoup de gens dans le musé parlait le français, les vigiles natifs de Louisiane et quelques guides, je me fis vite des amis.

 

Par flav1982.over-blog.com - Publié dans : Flashback sur ma vie: Hakim - Communauté : Roman gay Rose
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