Mercredi 20 octobre 3 20 /10 /Oct 18:38

 

Rappel : Flav et Herbert coulent le parfait amour… Olga l’amie styliste et américaine de Flav, vient leur rendre une visite en Allemagne.

 

Nous nous sommes donc rendus dans l’entrepôt d’Herbert, Olga comme quiconque a gardé une âme d’enfant ou a une part de fantasque en elle, fut émerveillée par la magie des lieux, en bonne américaine elle applaudit aux tours des différents automates, et en redemanda même parfois. Elle tomba sous le charme de ces ours en peluches propres à la région, décida d’en intégrer quelques-uns sur le podium lors de son prochain défilé. Les montres, quelques automates qu’Herbert lui créerait, mes chaussures familiales, son podium promettait d’être  fort germanique. Elle était tombée sous le charme de la bibi qu’elle redessina notamment à sa sauce, et m’ouvrit de la sorte le marché américain. La condition qu’elle m’imposa fut un retour rapide aux States, ma présence au prochain gala et à son défilé que je n’ai de toute façon jamais manqué. Pour la fin de son séjour qu’elle prolongea de quelques jours, elle fut rejointe par sa compagne, nous avons voyagé dans les alentours à quatre, et ces petites vacances improvisées me firent un bien fou. Herb au volant de sa berline, nous véhicula, durant les trajets, quand nos touristes me laissaient quelques minutes de répit, je contemplais amoureusement son profil. Sentant mon regard posé sur lui, il se tournait alors quelques secondes vers moi, me demandait en français « Quoi ? ». Je devais à chaque fois rire car son apprentissage du français n’était pas fort concluant, et étant un des seuls mots qu’il retenait à chaque fois, ça ne manquait pas. Attentif à la route, il regardait droit devant lui mais me tirait la langue en coin, je ne l’en trouvais que plus craquant. Un des sujets de prédilection d’Olga était ma carrière cinématographique que selon elle je négligeais trop au risque de devenir un has-been. Ma cotte chutait chaque mois d’avantage, j’en étais conscient mais cela m’était égal, j’avais en Allemagne trouvé un nouvel équilibre, je me sentais utile à la tête de mes petites usines, et j’avais trouvé l’amour. Quand je lui annonçai que je n’avais même plus de contact avec mon dernier imprésario, elle en cria d’effroi !

-Mais enfin, tu as perdu la tête !

-Il y a plus important que ça dans la vie.

-Et Gina, elle est au courant, elle pourrait faire quelque-chose.

-Je ne l’ai plus vue depuis longtemps, tu devrais t’en douter.

-Juste à cause de l’autre. Mais tu pourrais au moins faire quelques apparitions en guest star ! Et tourner dans quelques petites comédies, c’est quoi tout au plus deux mois de tournage, ça rapporte toujours en plus et au moins les gens te voient sur des affiches de cinoches.

-Je n’ai plus envie de faire du ciné.

-Mon dieu ! On ne te propose plus rien ?

- Rien de transcendant c’est certain !

- Dis-moi ce qu’il te faudrait pour retourner.

-Une comédie avec Rupert Everett peut-être.

-Il est vieux celui-là maintenant.

-Touche pas à mon fantasme d’ado !

-Et quoi tu serais prêt à jouer l’homo ?

-Avec lui, j’espère même qu’il y aurait une scène de lit !

-Je te préviens, et je le dis devant ta copine, que ce jour là, je suis sur le plateau !

-Tu n’as rien à craindre va ! J’aime bien quand tu es jaloux…

 

Tout allait bien dans le meilleur des mondes, nos deux américaines ont regagné le nouveau continent tandis que nous deux, nous réservions nos billets pour les retrouver dans un mois. Herbert apportant en personne ses montres, et ses oursons automatisés. Moi retrouvant un pays qui manquait en fait plus souvent que je ne l’admettais. A peine sorti de l’avion je retrouvais les paparazzis américains, leurs téléobjectifs, et les flashs qui crépitent dans tous les coins. Mon absence prolongée défrayait les chroniques, je devais être en cure à l’étranger et immanquablement on me demandait si je m’en étais sorti. Herb s’amusa à ma plus grande surprise de ce tapage médiatique, et des jeux des « journalistes ».  Là il a du mal par contre, c’est quand nous sommes rentrés dans la propriété des Strauss, d’après lui, je n’étais pas en phase avec la réalité quand je lui parlais des lieux. Kate et mes neveux sympathisèrent directement avec lui, à leur habitude, ce qui le mit à l’aise. Le premier accrochage de notre séjour, ce fut quand je lui ai montré mon chez moi dans la propriété Strauss, mon pavillon construit par Darren (voir Flashback sur ma vie : Darren). Alors que nous lui faisions visiter les lieux, mon ex surgit de la toiture qu’il était venu réparer. Kate était embêtée car elle pensait qu’il était parti depuis longtemps et moi qui ne m’attendais pas à le trouver là, autant qu’elle. Je crois que mon trouble s’est vu sur mon visage. Il m’a demandé si j’allais bien, j’ai répondu que oui et lui ai rétorqué la question. J’ai fait les présentations, j’ai présenté Herb comme mon directeur marketing. Ils se sont tout les deux serré la main, sourire forcé, comme deux coqs prêts à bondir qui avaient parfaitement compris la situation. Ma maladresse nous valu notre premier froid, dès que nous avons été seuls, sa vindicte m’est tombée dessus.

-Monsieur le directeur marketing peut-il partager votre couche ! Mon directeur marketing !

-Excuse-moi, je ne savais pas quoi lui dire.

-Mon directeur marketing ! J’hallucine…

-Excuse-moi, tu ne vas pas en faire une maladie, tu l’es après tout…

-A l’avenir rappelle toi que j’ai un nom ! Ce n’est peut-être pas Biamonds, mais ça le vaut tout autant.

-Herb, je ne l’avais encore jamais revu, je ne savais vraiment pas quoi lui dire, je n’ai pas été chic avec lui.

-Soit ! Dormons, la journée de demain sera longue.

Nous nous sommes allongés chacun de notre côté du lit, j’ai attendu un temps qui m’a paru une éternité qu’il m’entoure de son bras, comme il n’esquissait aucun geste, je me suis blotti contre lui, son bras m’enserrant, je suis instantanément tombé dans les bras de Morphée. Dans les jours qui ont suivi, nous avons fait du tourisme, je lui ai montré les musées de mes déprimes, raconté mes peintres favoris, renoué avec des vieilles connaissances, puis nous avons sauté à pieds joints dans la semaine de la mode de NY. La collection d’Olga faisait carton plein, Herb envisagea d’engager quelques personnes supplémentaires pour pouvoir répondre aux commandes qui n’en finissaient pas d’augmenter. Il n’arrêtait pas de me dire qu’il était vraiment le plus heureux des hommes depuis qu’il m’avait rencontré. Alors que j’avais eu sa mère en ligne, elle me redit qu’elle ne se trompait jamais, n’avait-elle pas dit que je serais leur meilleure pub ?… Je ne l’ai pas contredite, elle avait un peu raison.

 

Lors d’un vernissage, je suis tombé nez à nez avec Gina, qui informée par Olga, me dit qu’elle avait déjà parlé avec l’agent de Rupert Everett, que celui-ci était d’accord pour faire un film avec moi, ne restait plus qu’à trouver le film. J’étais flatté, mais cachai ma joie face aux rides d’expressions de mon Herb qui se crispèrent instinctivement. Et ses traits n’allaient pas être épargnés, après le défilé DG, on me demanda une petite interview que j’accordai. Je n’avais pas vu que dans les gradins, mon ex le plus redoutable s’y trouvait, sans cela je n’aurai pas lâché Herb d’une semelle. Je vis par-dessus la caméra, Francis s’entretenir avec Herb, je n’étais que stress, mais il m’était impossible d’intervenir, qu’allait-il lui dire… Dans la voiture, j’interrogeai donc Herb.

-Que te voulait Fontfaye ?

-Le beau gars en costard gris ?

-Oui.

-Il m’a donné sa carte, si jamais je veux rentrer dans son holding.

-Il t’a juste parlé business ?

-Il n’a pas parlé de toi, juste dit que j’avais de la chance en jetant des yeux sur toi qui en disent suffisamment long.

-Pour le holding si tu ne veux pas être dévoré tout cru, jette sa carte.

-Tu sais bien que je ne vendrai jamais le vestige de mon bastion familial.

-Méfie-toi de lui en tout cas.

 

Nous sommes tombés à plusieurs reprises sur Francis, lors de cocktails ou défilés, j’ai pris soin à chaque fois de l’ignorer. De son côté, il me fit un tour de cochon dès qu’il le put, alors que j’étais accaparé par quelques personnes, Herb un peu à l’écart était seul, il alla le trouver. Je vais ici essayer de transposer en dialogue leur petite conversation, au travers des bribes de ce que m’en a dit Herb.

-Monsieur Klaus, vous avez reçu mes offres depuis la dernière fois ?

-Oui.

-Parfait, et ?

-Je ne les ai pas encore lues, je ne les lirai pas, je ne veux pas vendre de toute façon…

-C’est dommage nous aurions pu faire des affaires juteuses.

-Quand vous dites "nous", vous voulez dire "vous" ! On m’a renseigné sur vous d’ailleurs.

-Je n’en doute pas que le petit Flav a du sortir ses griffes, il m’évite ces temps-ci !

-Il a raison.

-Je ne crois pas.

-Ce n’était pas une question.

-Il est toujours aussi bandant le bougre !

-Charmant !

-Si vous couchez avec lui comme je le pense, vous n’allez pas me faire croire que vous êtes prude. Je sais qu’au lit, son vocabulaire n’est pas des plus châtiés. D’ailleurs je ne sais pas si ce qui me manque le plus dans nos parties de baise, ses moments de passivité ou quand il me défonçait comme un malade.

-J’ai été ravi de vous rencontrer, et j’espère ne plus jamais vous croiser, sans ça, je vous fiche mon poing !

                                                                       ****

Herbert ne m’a pas parlé de cette conversation le jour même, en chemin alors qu’il conduisait il n’a pas prononcé une seule parole sur la route du retour. Moi je parlais de tout et de rien, trop heureux de retrouver le tumulte de ma vie américaine. Je ne me suis rendu compte de son mutisme qu’après réflexion, je n’avais qu’une envie prendre une douche et aller me coucher pour être en forme le lendemain, j’étais invité dans un talk-show et la journée était fort chargée. Darren avait fait construire une grande cabine vitrée contre un mûr de pierres pour douche, une douche transparente qui donna des idées à Herb. J’étais en train de savourer les jets de la douche, concentré dans le néant, il me sortit de mes rêveries en m’embrassant dans le cou. Il venait de me rejoindre, me caressait tendrement dans le dos, je m’abandonnais à ses caresses, me laissait aller dans ses bras, je fermais aussi les yeux. Je ne sais pas si c’est ce tic anodin qui lui a rappelé cette rancœur qu’il retenait depuis son entretien avec Francis. Toujours est-il que de tendre, il est passé à amant en rut ! Il m’a plaqué sur le mur de pierre, le sexe bien bandé, il s’est introduit en moi sans ménagement. Il a tiré à lui mes fesses fermement, m’a pilonné sans retenue, il ne s’est pas soucié un seul instant de moi contrairement à son habitude. Curieusement, j’ai pris mon pied, je ne bandais pas, les sensations étaient tout autre, mais fort agréables. Cette sensation d’être possédé, et votre corps qui frémit au plus profond de son être. Il a bien entendu joui en moi,  et après son assaut, pour clôturer la joute, il m’a retourné et embrassé langoureusement. Nous nous sommes mis au lit, je me suis blotti au creux de son épaule, et il a déballé son sac.

-Es-tu heureux avec moi !

-Bien entendu quelle question idiote…

-Toi pas ?

-Le rêve américain n’est pas tel que je me l’imaginais. Qu’est-ce que tu me trouves ?

-Mais encore ?

-Sérieusement qu’est-ce qui te plait chez moi. Je viens en quelques jours de faire la connaissance de quatre de tes ex. Il y en a deux, je ne dirais rien, mais bon le Darren, l’armoire à glace que l’on croit tout droit sorti d’un porno muscle-bear, et le Fontfaye là, super arrogant, une pub de papier glacé pour le parfum Farenheit.

-T’es drôle…

-Je suis on ne peut plus sérieux. Regarde-moi ! Je suis tout l’opposé d’eux.

-Tu ne te vois pas. Tu es plus grand qu’eux, naturellement fort et svelte, ton visage dégage quelque chose de viril et je te trouve cent fois plus sexy que n’importe quelle gravure de mode. Tu es toi, et ce toi me rend dingue.

-Je ne voulais pas un éloge ! Autre chose, ton ex là !

-Francis ?

-Celui-là même, il m’a mis au parfum de vos parties fines, es-tu satisfait sexuellement ? Depuis qu’on est ensemble…

-Je ne vois pas où tu veux en venir ?

-Il ne te manque rien ? Apparemment tu es versatile, et moi qui suis actif, tu ne m’en as même jamais parlé.

-Mais tu n’es pas bien dans ta tête ! Figure-toi qu’entre tes mains et tes coups de reins, je suis pleinement satisfait, l’idée ne t’est jamais venue ? Et autre chose, n’écoute jamais rien de ce que Francis peut te dire !

-Je ne te plais pas en fait ?

-Cette conversation commence à m’énerver.

-Je ne t’excite pas, tu n’as jamais eu envie de me prendre.

-Un saint se damnerait pour ce corps que tu as !

-Ca ne s’est pas présenté, et tu n’as jamais eu l’air d’en avoir envie.

-Si je te dis que j’en ai envie là.

-Je serais très honoré d’explorer un si joli petit cul.

Par flav1982.over-blog.com - Publié dans : Le temps des affaires - Communauté : Communauté gay
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