Dimanche 10 octobre 7 10 /10 /Oct 18:11

 

Le temps des affaires (Septième partie)

 

Rappel : Flav vient de passser la nuit entre les bras d’Herbert et à son domicile.

 

-Alors patron bien dormi ?

-Guère plus que votre braquemart.

-C’est que je n’y peux rien, ce n’est pas tous les jours qu’il a devant l’œil une croupe pareillle !

-J’ai besoin de me dégourdir les jambes et de le raffermir justement, que d’inaction.

-On peut toujours faire un petit jogging en allant chercher les croissants.

-Bonne idée. Je rentre chercher chez moi des affaires et je reviens.

-Je pense pouvoir vous trouver quelque chose dans mes affaires éventuellement.

-C’est que vous tenez à me garder captif.

-J’y compte bien ! Tenez  enfilez ça.

-Je dois être au bureau cette après midi.

-C’est vous le patron.

-Oui je sais…

-On le fait ce jogging ?

-C’est parti, et plus de raccourci si je suis en avance.

-N’aie crainte, je ne compte pas me laisser distancer.

Il ne m’a pas lâché d’une semelle en effet, mais je n’avais pas envie non plus d’être trop loin de lui. Nous avons été nous acheter de quoi prendre un petit déjeuner dans une boulangerie du coin, on m’a demandé un autographe, j’ai pour l’occasion signé ma première boîte de pâtisseries. A deux pas de là, sur un banc public, nous avons pris notre encas, fait ensuite quelques pas pour digérer, une fois dans le bois, nous avons repris notre course, je l’ai distancé pour l’attendre au bas de sa rue, en me rejoignant tout essoufflé, il a dit le sourire aux lèvres m’avoir laissé gagner par crainte de perdre son job. Une fois chez lui, il voulait prendre immédiatement une douche. Moi j’en profitai pour faire quelques abdos. Quand il revint dans le salon, j’étais tout en sueur, et il me montra donc la pièce d’eau. A la fin de ma douche, je cherchais dans tous les placards des serviettes éponge en vain, je maculais le carrelage d’eau, et je dus me résoudre à l’appeler à l’aide pour pouvoir me sécher.

-Excusez moi petit chef, je n’ai pas pensé à vous laisser une serviette.

-C’est que je suis frigorifié là !

-Ca ne se voit pas, vous êtes surtout splendide le corps perlé d’eau, il faut être un saint pour résister à pareil spectacle !

J’étais toujours dégoulinant quand il se rua sur moi, la serviette à la main, ustensile dont il décida que je devais me passer. Il me prit dans ses bras tel un poids plume, m’embrassa tout en me conduisant une fois de plus dans sa chambre. Sa chemise était trempée à cause de mon corps plaqué contre le sien, il m’embrassait partout, allant du coup jusqu’à mon pubis. Il se déshabilla à la hâte, alla dans un tiroir de commode prendre et ouvrir un pot de crème dans lequel il trempa son majeur. Cette crème, je ne vais pas vous faire un dessin de l’endroit qu’il lui réservait,  tout en me caressant et me couvrant de baisers, je savourais tout simplement son doigté anal, craignant tout de même de ne pas pouvoir assurer pour la suite des évènements. Dans la ronde de ses caresses, mes sphincters travaillés avec dextérité, je me suis retrouvé une jambe sur son épaule, l’autre en apesanteur par instinct, sa queue buttant de plus en plus en moi, je me crispais d’angoisse. Habile, il introduisit juste son gland, qu’assez vite il parvint à rentrer et extirper de moi de plus en plus vite sans aucune douleur. Alors que je me cabrais, sentant sa progression en moi s’accentuer, il me dit quelques onomatopées du style « Chut chut chuuuut », suivies d’un « on se détend, les bonnes choses commencent seulement pour toi mon petit chef ». J’ai donc fixé son visage pour tout assentiment, au fur et à mesure de sa progression, je le trouvais de plus en plus beau, son envie me prenait au sens propre comme au figuré, décontracté des sensations nouvelles de chairs m’envahissaient, et je le laissais pleinement mener la ronde de notre joute. Il s’immobilisa en moi, une fois arrivé au but de sa visite.

-Ce n’était pas si compliqué que ça !

-Parle pour toi !

-Tu n’as pas l’air de trop de plaindre en ce moment.

-Chut chut chut mon beau manager, continuez ce que vous avez commencé.

Chacun de ses mouvements en moi, me transportait à cent mille lieues, j’avais l’impression d’être dépucelé bien que ne me souvenant plus  guère de ma première fois. Si je n’étais que gémissements au commencement, prenant mon pied comme jamais, je n’émettais bien vite plus que des cris de jouissances tonitruants. Il ralentit donc sa cadence et me passa une main sur la bouche.

-Doucement, ma mère va croire que je tue quelqu’un ici.

-On n’a pas idée d’encore habiter avec sa mère à ton âge.

-Tu peux parler.

-Moi c’est très récent et temporaire crois-moi !

-On arrête ou on continue ?

-Je crois que tu es toujours en moi là ?

-Tu crois ?

-Oh que oui !

Il ondula doucement du bassin pour bien butter au plus profond de mon être, après quelques va et vient insistants, il reprit un rythme plus soutenu, sous ses assauts, je n’y ai plus tenu, mes couilles me faisant mal tellement je devais jouir, je me suis branler alors qu’il me défonçait comme un chef ! J’ai joui en toute impunité, ne me souciant que de mon propre plaisir. Mes parois se contractant sur son sexe à la cadence de ma jouissance, il s’est mit lui aussi à décharger en moi à quelques secondes d’intervalles. J’avais mal aux jambes et aux cuisses d’avoir été maintenu dans une seule et même position des plus explicites et sans doute des plus fusionnelles, puisque permettant un face à face constant. Je me mis debout sur le lit pour étirer mes membres endoloris, lui me regardait encore un peu haletant. Je voulais dire quelque chose, mais les mots ne vinrent pas, au lieu de ça, je sentais son foutre descendre  le long de mes jambes, un peu trop tard je serrai les fesses et m’éclipsai dans la salle de bain.

-Ca va ? Tu ne revenais pas alors je suis venu voir.

-J’ai juste l’impression d’avoir perdu quelque chose et d’être vidé de mes tripes, mais ça va.

-Tu as besoin de quelque chose ?

-Non, laisse-moi encore quelques minutes et j’arrive.

Il est retourné dans sa chambre, content et satisfait ou simplement souriant sur le ‘j’arrive’ que je venais de prononcer, je commençais une fois de plus à me poser des tonnes de questions, que je décidais de laisser en suspend, voir d’oublier sur le champ, et je le rejoignis. Il était nu sur le lit, à mon arrivée dans la pièce, il me tendit un bras, prémisse d’un câlin, d’une étreinte que je m’empressais d’emboîter. Nous sommes restés toute la journée au lit dans les bras l’un de l’autre à flemmarder jusqu’environ 16h, heure à laquelle un coup de file coupa cours à nos chimères mollassonnes, nous ramenant à la réalité. Au son de sa voix, je me doutais que c’était quelqu’un de son entourage à l’autre bout du fil, quand il éclata de rire ça ne faisait aucun doute.

-Pourquoi tu ris comme ça ?

-Laisse-moi deux minutes pour me remettre.

-Laisse-moi rigoler avec toi, ne sois pas bête. Qui c’était ?

-Ma mère !

-Ha, et ?

-Elle dit que maintenant que nous avons eu le temps de nous remettre de nos ébats, il serait temps de se préparer car ta mère arrive dans deux heures, et moi je dois encore m’occuper des vins.

-Ma mère ne boit que du vin blanc et de préférence un Gewürztraminer, ne te fatigue pas outre mesure.

-Par chance, je crois que belle-maman aura ce qu’elle aime, il doit en rester une ou deux bouteilles à la cave.

-Bon je vais me rafraîchir un peu, et je vais rentrer.

-Pourquoi tu n’attends pas ta mère ici ?

-Tu as raison, je vais lui dire que je viens par mes propres moyens.

-Ne prends pas ta mère pour une idiote, elle ne doit pas être dupe.

-Je n’ai pas envie de lui parler de ma vie privée ou qu’elle intervienne dedans. Nous n’avons jamais été fort proches, si ce n’est depuis peu.

-Ca va, moi tu sais, ça m’est égal, pas la peine de m’agresser.

-Je vais prendre une douche…

-Je t’en prie !

Pendant que j’étais sous le jet de douche, je me rendis compte qu’en quelques minutes j’avais rompu le charme à cause de mon fichu caractère et de cette vie de placard factice que je m’étais créée depuis tant d’années, qui m’était devenu un quotidien des plus banals. Cependant, présenter à ma mère un mec, cela ne me traversa même pas l’esprit. Afficher une relation au grand public, même si depuis que j’étais en Allemagne, je tombais de plus en plus dans l’anonymat (du patronat), m’était tout autant inconcevable. Herbert regardait la télé sans doute en boudant, ou s’imaginant s’être trompé à mon sujet. Dés que je fus séché, une serviette autour de la taille, j’allais le rejoindre dans le canapé, ma tête sur son épaule, je me fis chatte, m’excusai de m’être emporté, et en fin de compte de ne pas m’assumer comme lui. J’allais embrayer sur le couplet de ma notoriété que je devais entretenir, mais il ne m’en laissa pas le temps, me dit de ne plus m’emballer sur lui si je voulais faire un bout de chemin avec lui et qu’il pouvait comprendre mon point de vue même s’il ne cautionnait pas. Pendant qu’il prenait sa douche, je me suis remis au lit, je me suis assoupi réveillé par des petits baisés sur les fesses.

-Je n’ai pas su résister à ce spectacle aguichant.

-Je veux bien être réveillé tous les jours de la sorte.

-Si nous n’étions pas attendus, je ne me contenterais pas de baisés.

-On peut les faire attendre…

-Non se sera ta punition ! Et je veux être prêt et faire bonne impression à madame votre mère. Si vous pouviez mettre un pantalon au lieu de me retarder. Je dois aider ma Mother à accueillir la votre.

-Ok, ok…

Dans la salle à manger ou je le suivis, il me laissa en plan devant une table dressée, pour remonter de la cave, les vins qui accompagneraient notre repas. J’allais lui dire de ne pas me laisser seul avec sa mère mais trop tard, elle fit son apparition quand lui quittait la pièce. Je crois que jamais je n’ai été aussi rouge écarlate de ma vie et autant gêné.

-Allons ne restez pas planté là et embrassons-nous !

-Je voulais m’excuser pour le bruit tout à l’heure…

-Je vois, je taquinais Herb, il n’aurait pas du vous répétez cela, mais au moins maintenant je sais que mon intuition était bonne.

J’étais encore plus embêté du coup, je venais de gaffer, mais elle me parla de tout et de rien comme si de rien n’était, ce qui accentua mon trouble. Chose qu’Herbert vu dès son retour.

-Ca ne va pas Flavien ?

-Si…

-Flavien voulait s’excuser pour le bruit tout à l’heure, et depuis il ne s’en remet pas.

Herb se mit à rire à nouveau avant de venir m’entourer de ses bras, de m’embrasser dans le cou et ce devant sa mère. J’étais raide et confus devant tant de naturel.

-Je crois que madame Birken n’est pas au courant maman.

-Un voyage avec vous deux à Mykonos et elle sera au parfum, croyez-en mon expérience Flavien!

-Encore avec cette vieille histoire.

-Parfaitement, pour mes 36 ans Flavien, figurez-vous que mon fils m’a payé un voyage en sa compagnie et celle de son amoureux de l’époque sur cette île  ou tout est permis ou presque.

-J’admets que j’aurais pu y mettre plus de forme.

-Une mère sent ce genre de chose…

-Je lui disais tout à l’h.

-Nous serons deux tombes, n’ayez crainte.

-Merci, je ne suis pas encore prêt pour lui payer un voyage en Grèce.

-Nous allons porter un toast pour votre bienvenue parmi nous…

Ma mère arriva, et sembla très à l’aise, même contente d’être là, le repas se passa très bien, quand on lui servit son vin blanc favori, elle eut un regard dans ma direction qui m’inquiéta, se doutait-elle d’où j’avais passé les dernières 24h. Après le plat principal, quand Herb me proposa un billard, je bondis sur l’occasion pour le suivre, j’avais vraiment envie d’être seul à seul avec lui, de l’embrasser. Lui voulait faire un billard, quand il me dit qu’il voulait sa revanche sur un terrain qu’il maîtrisait mieux que la course à pied, je m’appliquai et fis en sorte de retrouver tous mes réflexes d’étudiant pour gagner les deux manches de suite. Le moment était venu de retrouver nos mères, elles étaient telles deux amies de toujours se racontant des histoires, rigolant en vidant une bouteille de vin, ma mère les joues roses, je devinai qu’elle était un peu sur l’air.

-Mais de quoi parliez-vous ?

-C’est simple, de vous deux.

-Ha bon ?

-Figure toi qu' Alyne me disait qu’elle ne comprenait pas ce que Flavien pouvait bien trouver à son ancien copain. Je lui ai donc parlé de la perle avec qui tu as vécu trois ans.

-Flav, ne fais pas cette tête-là, ta grand-mère et moi avons toujours su. Et de te voir avec quelqu’un qui a la tête sur les épaules, ça ne peut que me rendre confiante, car j’ai hâte de rentrer en Belgique…

-Je vous l’avais dis que les mères sentent ce genre de choses.

-Bien Flav, il est temps de rentrer pour moi, madame Klaus, comme on a dit, avant mon départ, on se refait une charmante petite soirée comme celle-ci, mais cette fois chez nous. Que fais-tu de ton côté ?

-Si Herbert veut encore de moi cette nuit ?

-Et comment !

-Et bien, nous nous voyons demain 13h30 au bureau, n’oubliez pas la réunion.

 

J’ai aidé Herb et sa mère à débarrasser après le départ de ma mère, on me demanda de ranger quelques ustensiles déjà lavés dans des armoires. Quelle ne fut pas ma surprise de tomber sur un cadre photo montrant Herb et un autre gars enlacés sur une pile d’assiettes. Je fis semblant de rien, mais envoyai plutôt Herb rangé les dernières assiettes.

-Maman, qu’est-ce que c’est que cette photo.

-Crotte, je l’avais oubliée cette photo, ça m’apprendra d’être négligente. Flavien, je n’y pensais vraiment plus, je m’excuse, je ne voulais pas…

-Ce n’est rien, moi aussi j’ai eu une vie avant Herb. Qui est-ce ? Demandai-je surtout à Herb.

-Mon ex, un crétin. Et c’est fini depuis plus de deux ans. Pour te dire comment on range souvent dans cette maison !

-Je suis désolée, je l’ai bien vue en mettant la table, je me suis dis, je vais mettre ça dans un carton au grenier, mais bon, j’avais d’autres chats à fouetter.

-Ce n’est rien, ça m’est égal vraiment. Maintenant que tout est rangé, je monte chez toi, je suis fatigué Herb.

J’étais sous les draps quand il me rejoignit, le visage fixé au plafond.

-Tu ne dors pas ?

-Non… Ta mère ne m’aime pas fort ?

-Elle est vraiment embêtée et fort négligente, et pour l’excuser, crois-moi, nous n’allons pas souvent dans cette pièce.

-C’est qui ce type ?

-Tu veux vraiment le savoir ?

-Oui et non…

-Je crois que ça ne servirait à rien, là en ce moment, il doit soutirer de l’argent à quelques bonnes poires tant qu’il le peut.

-Han…

-Et toi celui dont ta mère parlait ?

-Un crétin plein de tunes !

-Han…

-Lol !

-Tu as eu beaucoup de mecs avant moi ?

-Non, enfin quelques-uns… Deux ont vraiment compté. Mais c’est malheureusement un passé complètement évanoui.

-Tu ne me demandes pas ?

-Non, je suis trop jaloux.

-Bon à savoir…

-Herb, j’ai vraiment envie de toi là…

 

Par flav1982.over-blog.com - Publié dans : Le temps des affaires - Communauté : Roman gay Rose
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